l’aube de l’ô se prononce « ou »

L’aube de l’ô se prononce « ou » comme un acquiescement un baiser au bleu, on ne saurait à moins se parer mais ce n’est pas tant le bleu que l’on le voit que cet océan mouvant, vivant des ses mouvances, l’errance est un vivier du noir au gris se nourrit le bleu mais drapé de blanc demeureLire la suite « l’aube de l’ô se prononce « ou » »

i-je rien

en rebond à l’article de Gérard Larnac sur Poétaille que je cite : L’Universalisme est sous le coup d’une double naissance : expansion globalisante du même à l’exclusion d’un tout autre qu’il s’agit systématiquement de nier, et dans ce cas totalitarisme au sens strict du terme ; trame unique de toutes les diversités assemblées, dans l’écoute,Lire la suite « i-je rien »

marinheiro

et si l’on devait dire le bouleversement quand à la mer marche l’étendue de l’eau la poitrine inspire les flots, aspire à s’embrumer, brume d’eau aux surfaces des écailles pour le marin c’est comme claquer la porte d’en bas de la rue qui monte et suivre les pavés jusqu’au bureau de tabac, et s’en revenir au portLire la suite « marinheiro »

as ilhas dos Açores

et pour ne rien dire, les déchirements l’océan vers ces îles ouvrent le jour de la voix le vent se mêle au noir et au silence bleu la chaleur cogne en dessous sans fond, comme une muraille la croix sur la voile crie l’extinction de la douleur d’Afrique les grands recouvrements de l’or et du sang suivreLire la suite « as ilhas dos Açores »

dans l’épaisse ombre

sur ma terrasse là où le soleil chauffe, je suis en train de lire ou d’écrire, bien que perdu dans la ville et étranglée par les voies rapides,  les grandes gueules par intervalles des lampadaires, ma terrasse résiste,  en plein coeur de la ville neuve,  elle rêve et se souvient qu’elle  était une ferme, plus deLire la suite « dans l’épaisse ombre »

Deleuze : l’art libère la vie que l’homme a emprisonné

l’art ça consiste à libérer la vie que l’homme a emprisonné, l’homme ne cesse pas d’emprisonner la vie, ne cesse pas de tuer la vie, la honte d’être un homme, l’artiste,  c’est celui qui libère une vie une vie puissante une vie plus que personnelle , c’est pas sa vie, libérer la vie c’est çaLire la suite « Deleuze : l’art libère la vie que l’homme a emprisonné »

mots à plat-monde

les mots en  file avec retours à la ligne pour un perroquet ne sera que caquetage ou la souris qui rongera le livre ignorera l’alchimie à l’oeuvre , comme autant de points composant une ligne mais l’homme les a placé là dans l’espace d’une page, en toute hâte ou patiemment il a tracé les lettres surLire la suite « mots à plat-monde »

d’ours à ours

rapports parents enfants qui est qui qui de l’un montre à l’autre et qui gronde est grondé le plus grand le plus petit celui qui a de plus grosses dents ou qui malgré son age sermone la ramène, dans ce cas insolent et je sens la baffe même pas peur qui pourrait venir L’image transposéeLire la suite « d’ours à ours »

langue la montagne

est ce de nostalgie ? ces mots ont murmuré les vieux hêtres dans la langue des premiers temps ont surgis les couleurs de l’écorce et le bruissement des jeunes pousses l’aigle glissait entre l’air et le plomb la vallée embrassée dans l’envergure de ses ailes les verts des forêts et la nudité des déserts les brumesLire la suite « langue la montagne »

vivre et que vivre

dixit  MaJi Holly (sénégalaise, jeune et déjà talentueuse) « J’ai une envie obsédante de me barrer avec mon sac chaque matin au réveil. A pieds ou avec une deux roues, on s’en fou! L’essentiel, c’est d’arriver! Donc je raconte… La vérité est que je ne supporte plus personne, même plus mon ombre. C’est pour vous dire!!! SaleLire la suite « vivre et que vivre »