oreilles apparentées

On tient non seulement à être compris lorsque l’on écrit mais certainement aussi à ne pas l’être.  Ce n’est nullement encore une objection contre un livre que quelqu’un le trouve incompréhensible : peut être cela faisait il partie des intentions de l’auteur de ne pas être compris par « n’importe qui ». Tout esprit distingué qui a un goût distingué choisit ainsi ses auditeurs lorsqu’il veut communiquer ; en les choisissant il se gare contre « les autres ».  Toutes les règles subtiles d’un style ont là leur origine : elles éloignent en même temps, elles créent la distance , elles défendent « l’entrée » , la compréhension , – tandis qu’elles ouvrent les oreilles de ceux qui nous sont parents par l’oreille.

Nietzsche, le gai savoir cité par Edward Saïd (Conrad et Nietzsche)

mots-monde

ce sont les mots qui m’intéressent

m’interpellent

me font m’arrêter et remonter le cours

 

là immobile mais songeur

je me rends

compte

 

chaque mots est en soi une parcelle de la pensée,

un univers en soi sculpté trempé des pluies du temps

je m’arrête sur les mots , je traque les piste songeur

 

car je songe cela me permet de ne pas saisir,

B dirait être saisi se saisir ,

saisir tout seul comme les serres qui emportent est une voie sans issue , une fin ,

 

mieux vaut envisager et laisser courir le fil,

se tendre le long du trajet penser en trajet, le pas, le monde entier est rejoint dans le mot ce point lumineux à partir duquel voir succession interminable de rebond , la poésie défile le langage et tisse dans ce défilement s’interpose

 

le courant court

une faute de frappe détourne et une crue noie  une dérive, une rencontre

50_foley

 

une suite de mot ne construit pas une phrase mais détermine une orée de sens entoure la marque du pisteur

la musicalité du sens dans le monde nacrée dans la bouche désengage le monde

l’illumine

 

toujours la poésie se charge de ce poids qui est contenu, suggéré dans la langue sans qu’il n’y ait de clos ni d’espace assuré, le monde advient par ce qui n’était auparavant que mon regard mais s’offre au monde comme un souvenir informulé surgit et reprend sens ,

dans la rencontre le mot dépose les sens rencontrés et déploie le film de la vie traversé sur son seuil ramenant à soi le geste de délivrance

le mot est une carte rassemblée qui permet de se situer d’ouvrir le geste comme une main qui s’ouvre : tout s’ouvre et livre

 

l’énigme

 

ce son unique s’éploient comme une énigme de sens , le retenir au creux des mains permet la contemplation

la perte dans le renouveau

 

la symbolique du feu

l’ange

l’apparition et la musique

 

le  monde se dissous dans les ailes de l’ange,

de la flamme pure l’absence temporelle

 

la brûlure demeure

chaque mot une énigme

 

un visage une porte ,

cercle un nom d’incompréhension ferme

la peau cède à la pression

s’obtient dans le baiser

il faut être ému

féru d’étymologie

de conscience antique

 

le pécheur

près de l’arbre

se fie à l’hameçon

 

que peut bien vouloir dire ce qui est vu, à peine un sens une direction un toucher quand tout à coup s’enfonce sans coup de semonce

déflagration le sens est là

le feu prend

 

 

La forme d’une tête

de quoi peut on être sur ?

répondre à cette question c’est clarifier les équilibres et les objets pesant

en particulier dans la langue

 

mouches de Simonet Biokou

 

et même si l’on conçoit aisément que l’on puisse s’intéresser aux zones d’ombre, à l’opacité, à l’incertain

 

 

se retrancher et aligner les objets qui semblent certain ou du moins sùr

 

posés

 

 

s’éloigner des jeux de mots (au moins pour un temps)

 

cette mise au point peux se faire assis , c’est dans le cas présent la posture que je préfère car sitot en mouvement que sait on de ce qui pourrait nous tomber en travers nous détournant

 

scindant et fragmentant la syntaxe

 

mélangeant les sens et les teneurs grammaticales

 

semant le flou dans les causalités et les temporalités

 

qui

nécessaires à un ordre ou une suite en apparence logique

 

 

 

[comme de se lever et se laver les dents ou cirer les chaussures]  avant de les enfouir profondément dans la boue du monde

 

tout n’est que répétition

 

mais une ligne émanant d’un poignet ferme lui même issu d’une méditation à même de clarifier l’instant dont avant tout

il est question

 

 

car à l’affirmation succède inévitablement la question

 

 

et ceci y compris si l’on ne se laisse pas distraire par les digressions et les figure de style

 

 

sculpture Simonet Biokou

mots à plat-monde

les mots en  file avec retours à la ligne pour un perroquet ne sera que caquetage ou la souris qui rongera le livre ignorera l’alchimie à l’oeuvre , comme autant de points composant une ligne

mais l’homme les a placé là dans l’espace d’une page, en toute hâte ou patiemment il a tracé les lettres sur le blanc de la feuille ou il les a gravé,

dans le poids de son geste il les a choisi ou ils se sont imposés à lui, les mots s’ils se perdent dans les phrases ont un son bien distinct, ils aspirent au souffle de la bouche, mais dans quelle envolée

on ne peut pas parler de mots, seul l’ignorant le fait et prend le livre pour un chaos, masse informe, comme langue, dense et opaque, tout un maillage fait sens sortis de l’indistinct ou le rejoignant, le mot est une part du monde

rappelant  ce  paso doble où Miquel Barcelo et Josef Nadj, pas de deux ces deux disants se vautrant dans la glaise pour en extraire des formes, les détruisant, les malaxant et les jetant avec force extrayant de l’argile celui dont est fait l’âme humaine contre le mur abstrait de la représentation, de la psyché humaine, mur que l’on voit fixe dans les tableaux et qui est mouvant, qui nous échappe dans le signe et qui s’élance en question dans le mot, le poème ou le texte, alors qu’il est choisi, messager de l’homme

et disant

Mar ô Mar 1 , kalame de Lamber sav

ces pattes de mouches où  l’on voit que le mots comme le geste est dans le monde, est surgissant,  évènement la grande matérialité spirituelle dans le temps

mais c’est pourtant dans l’opacité que cela se joue

dans l’espace de l’écrit et bientot de la bouche,

cataclysme dans l’espace organisé de la vie humaine

le mot se trouve être un mouvement de la main, bave de l’esprit et énonçant par des mouvements de bouche ce mouvement intime qui comme une vague du monde va à l’homme, ou que le monde impulse à l’homme l’homme étant monde et le mots la trace de cette écume du temps dans lequel l’homme se meut,

le mot mouvement se réfère à la marche des planètes, crètes des chatouillements des molécules, du tour incessant de ce qui travaille en nous même qui sommes monde et que l’esprit anime

d’où le mot

où la suite de mot la phrase, musique organisée comme les muscles pulsent  l’organisation systémique du corps, humain dans le sens où on le nomme ainsi,

parlant c’est ce qui est sur

arbre palabre , kalame de Lamber Sav

on retient qu’à un moment de l’existant l’homme se charge du sens et le décharge en mot, geste, musique, couleur, qu’il reçoit du monde et dont il participe

dit autrement le mot écrit, est un raccourci de l’homme et de la Présence, Suite de l’être, comme crachat d’ocre, façonnant la main qui est l’esprit dans les contours, le mots posé est devenu statique, mouvance dansante en particules en attente de la bouche qui de nouveau le propulsera , non comme élément de la culture et certitude mais comme énergie rendue à l’énergie, plus vaste et incalculable, sans que les contours soient bien possible à cerner,

pouls car si le mot est choix et en tant que forme correspond à ce que l’homme peut dire , son étonnement, de sa révolte et l’affirmant, le son de nouveau livré à l’expression humaine  prendra le chemin de l’opacité, ayant pourtant un sens vivant qui est résonnance.

C’est ce que Maria Bethania, lâchant dans l’univers et l’esprit vif  les mots que Pessoa permet de sentir de façon éclatante, si ce n’est claire

les mots que l’ont croyait anodins ou inoffensifs, qui  au moins avaient résonné de manière intime, chargeant de sens la lecture des signes, dans cette nuit abstraite de l’intellect

Maria Béthania les rend à tout l’insoupçonné d’une quasi violence, passion comparable à la lave des volcans, à l’incantation du vivant au vivant qu’un grand disant à retiré de la fournaise, c’est à dire de sa vie même, et lecteur nous comprenons que ces mots sont les météorites de l’âme humaine

Pessoa – Alvaro de campos, « passagem das horas » / Maria bethania

* Marie Etienne me rappelle l’article d’ABdM (au bords des mondes) d’I PB, citant Renaud Barbaras d’où elle extrait les lignes suivantes consacrées à Merleau Ponty et au langage :

Que la pensée ne soit pas intérieure est une chose qui mérite l’attention : elle est dans le langage et dans le monde. Parce que précisément le langage est un moment du monde. On a pris l’habitude d’opposer le langage et le monde, les beaux parleurs et ceux qui agissent, les poètes et les hommes d’action, la contemplation et l’action, et ce sont là devenus des lieux communs de notre représentation binaire et brutale du monde, mais on oublie que le langage ne s’oppose pas au monde, qu’il fait partie du monde dans lequel nous sommes. Il y a une dimension libératrice dans cette fluidité que met en place Merleau-Ponty, dans la mesure où une telle conception fait céder les frontières et les oppositions de la représentation qu’on a du monde.

esperanto desespérento

…les langues multipliées multiplient les imaginaires . En passant à l’acte d’écriture on en déstocke le trop-plein en restituant une bibliothèque d’histoires, d’énigmes et de rébus. A la parole spontanée se superpose la parole invisible, on passe du conscient à l’inconscient en dérivant de la langue au langage. on donne aux mots une deuxième dimension, élaborée inconsciemment à partir de sédiments, … sables, graviers limons en  proportions inégales selon le parcours de chaque vie dans des territoires inconnus .

…le vagabondage au milieu de syllabes qui changent de sens dès qu’elles changent de ton ou d’accent me projetterai sur une longue route aux multiples déviations … Ma palanche serait alourdie de mots agencés à la manière fantaisiste de colporteurs qui proposeraient le soja avec du sirop de sucre parfumé au gingembre, le manioc bouilli avec une poignée de bonbons à la banane confite  Des mots inégaux qui mettraient en déséquilibre les paniers au bout de la palanche . Des mots pour tomber à la renverse et pour marcher à reculons en broyant du noir aux cotés des âmes errantes, déambulatrices de l’autre monde, amputées de langage ou de sons et dotées seulement du don de hantise. Des mots à avaler, mâcher ou croquer en déambulant en compagnie de tous ceux qui s’agiteraient autours de moi, seuls ou en famille, souvent chargés eux mêmes de lourds fardeaux : canards vivants, arbres à cames, arbrisseaux, pianos à queue, bouquets de nénuphars équeutés.

© anna MoÏ ( esperanto desespérento)

Anna moï écrit aussi sur son blog dédié à sa passion des jardins, à lire ici

http://tropicalediblegarden.blogspot.fr/

mots-monde tombe

Mais qu’est-ce qu’être à l »écoute

dépiéger ? ce qui se faufile en dessous

en dessous

coques de mots qui ne seraient que cela, réceptacles de nos émotions, de nos phantasmes sans responsabilité aucune, sans réponse ni épaisseur,

malléables, mallettes vides, machettes baissée

et le monde innocent

et l’émotion se dépose dans le vent

le lichen lèche la pierre à l’érosion

friable,

et non je ne crois pas du tout que les mots ne soient que des mots, les mots sont des mondes et ce sont des filets d’eau

fleuve

poisse

tombe

ils ne sont aussi que des mots

voulant dire que l’on peut s’en échapper ou en réchapper

glissement Glissant


il faut l’acter
les mots font aussi œuvre de détournement, ils détours- nent

détourner pour rapprocher et mettre en corrélation ce qui jusqu’alors s’opposait ; avoir détourné pour mieux entrevoir ;

comment s’y retrouver ? cette alchimie des mots peut elle  se révéler carcan et enfermement ? c’est de l’intérieur que les mots brillent, l’élan suppose un bras propulseur et une conscience vibrante,

que ce surgissement réapparait sans prévenir comme de multiples coups de langues de ci de là de par les lieux, de par les temps, sans logique apparente quand la stabilité du monde et celle des hommes sont soumis à pression ;

créer un état stable de l’énergie semble inconcevable, hasards des orages solaires et accalmies mais non de façon continuelle, bien que les êtres soient constamment  dans un emmêlement et un désordre imprévisible,

vu du dixième étage et en vitesse accélérée, embrouillamini des histoires et des chocs même minimes  comme ce papillon multicolore au battement  sismique d’ici au Japon, mais qu’en est il de langue à langue, de bouche à lèvre, de main à bras ?

dans ce foisonnement, la relation, mot clé pour ouvrir la rencontre ou à l’inverse l’impossibilité de continuer plus avant ni comme avant,

apparait la nécessité de transgresser, réunir mettre en relation, quand à chaque seconde la possibilité de l’asservissement ou de la violence parait probable, ceci de part et d’autre et c’est ce qui est émouvant ;

quand les mondes se mirent en parallèle et,  avant de s’entretuer, inventent le besoin qu’ils ont de l’un e l’autre et posent des passerelles;

s’augmenter de l’impalpable de l’autre à autrui puisqu’il est à coté et fait partie du paysage là où avant il n’était pas , le monde en est transformé!

le regard et la pensée que l’on en a doit suivre,  petit à petit se défossiliser ;

La mondialité, l’Europe et ses réfugiés des grands chambardements du siècle, dada et surréalisme et la démesure américaine,  de l’étendue et l’effondrement par la modernité de pair avec les déplacements des continents, l’Afrique entaillée par l’océan est obligée d’improviser une teinte et d’inséminer l’Europe

je pense à Aimé Césaire, e.e Cummings et  Ghérasim Luca ; ces embardées du temps et de l’espace sans prévenir fusaient dans un cataclisme du langage,

Aujourd’hui  un même temps et une élasticité de l’espace qui de l’un à l’autre semble maintenir un chaos opaque, de l’un à l’autre une incompréhension et un voisinage immédiat,

rhizome plutôt que racine , la reconnaissance du divers comme multiple dans un même temps, questionnement ouvert du temps, Ségalen s’était déja extasié et Deleuze éveillé, c’est ce que pointe Glissant, les Antilles un laboratoire et la créolisation une réponse au pari de l’identité multiple,

le monde moderne est fractal

le langage, cette pointe vibrante de l’être humain relève le défi ; Frankétienne, Brathwaite et quelques autres lorsqu’ils se rencontre à la poupe de l’Amazone et du Mississippi ;

le pari de la langue instable en perpétuelle mutation pour répondre à ceux qui perlent en contact permanent

or s’en remettre à une dialectique formant vocabulaire me semble figer ce tremblement du monde,
Sommes nous arrivés à un point ou les sociétés se déterminent? un refroidissement des laves? , mais alors ?

stable dans l’instable, la nature ne s’arrête jamais, le présent cette illusion est pourtant tout ce qui compte, le roulis projette le surf, et pourquoi l’endiguer, serait ce que nous appelons un autre pouls du temps?

le surgissement obéit à des règles qui le font ressembler à une vague, similaire à une courbe ascendante puis descendante, ellipse dirait la pensée indienne; tournoiement  mais s’agit il bien de cela ?

ce à quoi œuvrent les poètes et les anonymes, sans nom cette incertitude de la crête, de l’étalement de la durée et  dissolution de l’espace fébrilité de l’incertain des rencontres qui opère cette impulsion que Glissant appelle déparler

pour témoigner, les formes que finissent par prendre les mots et notre parole, -est-ce la même chose? -nous entendre sans laisser de coté l’essentiel d’une expérience pour que puisse aboucher un échange,

constamment à déjouer les pièges que nous même  ouvrons sous nos pas, grignotons à l’intérieur de nos mots,

comme s’ils penchaient en arrière et qu’il nous fallait à chaque fois rééquilibrer pour qu’ils aient suffisamment de force et d’énergie, d’où vient elle et ou allons nous,

oser défier la crête de nos présents basculant et éclaboussant ce qui nous sert d’avenir ;

l’ invention instable, toujours en équilibre, rythme de la formulation, inaudible, jazz libre obéissant à un canevas inédit, de là la fugue,

lorsque l’on se trouve emporté par le vent « vers en l’arrière ».

* à lire le très intéressant blog de la revue d’ethnologie « TERRAIN » et son article : Miroir du colonialisme (http://blogterrain.hypotheses.org/1377)

© Anne Slacjik

le sel de la langue

(pris sur une émission de radio francophone, le thème, la poésie)

_un canadien_

… sans la langue c’est une espèce de chute dans l’autre,____ dans l’ambiance – il n’y a rien d’autre que de retrouver la langue ….


ce à quoi le français, qui ne comprend rien, mais les français, est ce du à leur histoire, à l’élaboration politique de leur culture, monolithique et carrée, classique, finie, ne comprennent rien, on le sait, heureusement, on commence à s’y faire

mais il faudrait en prendre acte et s’écarter …

dit quelque chose comme …

… on se retrouve toujours quelque part avec des gens qui ont une identité, ce qui est important c’est l’expression, en général douloureuse, de soi au milieu des autres quelque part,…

quelque part, où que ce soit, qui que l’on soit de par notre situation au monde ? mais il n’a rien compris au problème de la langue et de l’identité, le lieu et la langue de l’homme n’est il pas essentiel ! et le monde est en perpétuel mouvement!

car seul le squelette se morfond à s’inquiéter du froid de son caveau, les fesses bien chaudes l’homme se pavane au bras de sa charmante en mouvement

Mais pourquoi n’y arrivent ils pas à comprendre cela? ! est-ce d’avoir décidé depuis les religions et les lumière la suprématie de l’universel ?En fait ils ont décidé depuis longtemps d’évacuer l’existence du foyer de la langue la vraie, pour la remplacer par un pidgin du latin, dirait Manciet ou d’une construction latine,  sorte d’arbuste Babel privé, auquel nous sommes sommés de nous aggreffer,

la poésie se niche dans la langue et l’invente! s’invente ! comprends -le !

ou est-ce moi qui m’acharne !

jardin_flou_500

_un autre, heureusement_

…il y a toujours des gens qui seront poètes parce qu’ils seront des gens justement, c’est  à dire des individus conscients, pensants, se posant des questions, vivant leur inconfort mais vivant leu inconfort parce qu’ils ont cette conscience de quelque chose qui manque et qui peut être pleinier….

et moi, de me dire, oui c’est parce que la langue nous manque et en même temps qu’un manque du monde, que l’on écrit, que l’on peint, que l’on essaye de recréer retrouver et se prolonger,

mais prolonger notre derrière et se payer de mots pour faire partie du monde!

mais comment va votre mère? , Elle va, … Elle radote…

-un poète belge_

est ce que la langue est notre âme ou est ce que notre identité est dans la langue?

non, le monde et le temps nous sont sorcier, ils sont en nous. ils doivent resurgir

mais pourquoi la justesse ! c’est l’homme qui parle et qui y tient, qui la soigne sa parole, quitte à reprendre la route pour retrouver sa langue. seul ou non.

_ chercher à être solitaire pour être solidaire_ -dit le canadien ( et la poésie nous échappe, pourquoi, parce qu’ils doivent retrouver quelque chose, sans doute… comme une fatalité et je pense à wajdi Mouawad qui n’est pas loin de tout ça …)il continue ce canadien qui me plait, les français ampoulent, là aussi je suis d’accord même dans les traductions et c’est pour cela que c’est insupportable, fuir ….

et il est fan de William Carlos Williams :
« On n’apprend pas des nouvelles à la poésie, mais les centaines de milliers de personnes meurent misérablement du manque de ce qu’on y trouve »

puisais-je avoir  ni attache ni limite oh vie aux mille visage débordant pour pouvoir répondre à tes invites suspendu aux miracles des instants, de là il y a quelque chose à faire

il n’y a pas de mystère,  je suis fan de W C W,

2002 rencontre des écrivain au Québec animé par michel Garneau