Lambert Savigneux peintre et poète

De racines basques, Lambert Savigneux nait à Pau dans les Pyrénées Atlantiques en 1963 et est tout à la fois peintre, poète, traducteur, bibliothécaire lecteur et marcheur. Il est fasciné par les imaginaires du monde et les cultures anciennes,  il commence à  couver la poésie du « Tout-monde », à peindre et écrire. En 1992, il ouvre un atelier d’art qu’il anime jusqu’en 2006, date à laquelle il est amené à travailler comme bibliothécaire. Il s’occupe actuellement de la maison de la poésie de Grasse et la poésie reste au centre de sa préoccupation.

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​L’œil au cœur :

Déterminé, sur mon embarcation de mots à barque de lignes, j’essaye, je tente des brouillons pour m’éclaircir la voix….

Lambi à l’oreille de l’immensité,
de racine basque sur les rives de la méditerranée,
il peint avec toutes les ressources d’un imaginaire nourri aux sources des ailleurs.
La poésie, la quête intérieure sont au cœur d’un ‘tout-monde’
qui ouvre et reconnait le sens intime de l’homme…

Approfondir le regard entre poids du réel, rythme, espace, signe

L’élancement du pinceau plongent au cœur du vide
recueillent le vivant qui cherche à percer
comme les mots qui affleurent nourrissent le sentiment d’exister. ​Les pigments de mots le laissent rêver en survol océan à tous les ailleurs.
Il s’intéresse à toutes les cultures, lit énormément,  ne cesse jamais vraiment de peindre, d’écrire ni d’allumer son désir au feu des couleurs et de l’étincelle.
Il rêve de voyage comme d’un retour à une ascendance révélée au fil des visages que l’humanité se donne. Le désir d’expression, et le songe que l’homme et le monde dépasse ce qu’il en voit, lui font prendre le chemin de l’art, clé de la découverte de soi.

Scruter la terre, la nature devient son atelier, La couleur, la matière ouvrent le sens intime qu’il porte en lui.

L’élancement du pinceau plongent au cœur du vide
recueillent le vivant qui cherche à percer
comme les mots qui affleurent nourrissent le sentiment d’exister

Pays réel débusqué,
Devenir poétique,
Redisent la présence de l’homme au monde.

Peintre,
il sculpte le rêve que la main porte, en écho à ce chant du monde, au cœur de l’homme immémorial.

la porte ouverte, comme en mon vieil atelier aux effluves de café, sent bon le bois qui brûle au poêle
et la voix d’ours douce effile les mots en berceuse, gage de paix dans ce monde où seules les collines vertes aux douceurs érable offre le vin chaud d’une vie qui tende les bras,

A DIOS donc …

Lambert Savigneux , (Le Val 2001)

Le premier matin

Les couleurs parlent du cœur qui bat, d’un ailleurs que l’on rêve comme un signe.

Peindre aussi cette musique que l’on entend autour des choses et des êtres et qui devient comme une danse, un chant que l’on voudrait voir devenir réalité .

Un château, une rivière, la chaleur du soleil à midi et l’amour qui naît où l’on peut faire halte et retrouver le cours de soi même, puiser au fond de soi et autour de soi ce qui y dort qui est le ferment du lendemain, cet ailleurs que l’on sera demain. Un enracinement vers son horizon.

À chaque instant , retrouver sa trace, donner chair et forme à ses rêves, ses idées, ses désirs pour qu’ils ne soient plus chimères et brumes.

Lambert Savigneux, (Crampagna 1993)