Première période 1990-1997

Cette période qui s’étale sur dix ans est comme un débroussaillement ou l’homme cherche à « mettre au net » les grandes thématiques qui l’occupe fondamentalement. C’est surtout dans un premier temps la reconnaissance de l’énergie vitale capable de l’élancement mais aussi d’un principe spirituel célébrant le vivant. Dans une familiarité avec les cultures archaïques, la célébration de l’univers et de l’inscription tellurique mais aussi le lyrisme et le fondement du chant, la matérialisme et l’omniprésence de la matière, le vitalisme et l’énergie vitale ainsi que le tropicalisme qui semble réunir tous ces aspects. Tous ces « ismes  » permette de rattacher ma trajectoire à d’autres. Ce panorama se lit à rebours.

Mouvement en forme de fleur

Pour succéder à un travail sur l’huile, les aquarelles épaisses de 1997 semblent inscrire dans la multiplicité des formes et la rapidité ce qui dans l’huile était une quête longue et obstinée et permette la soudaineté . Matière et vitalité de la couleur expriment non un soucis psychologique mais une permanence.

Huiles sur toile

1997, transparence et densité de la couleur dans la peinture à l’huile, témoigne d’un soucis formel moins lié à l’expression mais plus contemplative et poétique.

Bonjour au soleil

1996. Du palmier au papillon, le vivant se range définitivement du coté de l’accueil de la vie et de l’ouvert. Le jaune est comme une métaphore colorée de la victoire insensée et de la lumière réverbérée.

l’envol

1996, les inspirations soumise à l’air et à l’horizon sont musicales. elles témoignent de l’inscription libérée dans la couleur et l’espace. Mais aussi dans un chant à même de situer l’homme au monde qui dessine dans la matière brutale.

L’appel de la Terre

1996. L’appel de la terre répond à une nécessité de sens et situe l’énergie dans la permanence comme s’il fallait avant de s’envoler dans le chant, s’assurer de ses fondations. De la reconnaissance de la solitude foncière à la révolte en passant par l’esprit de la gestation prélude au mouvement, ces toiles célèbrent aussi une humanité primordiale mais aussi reconnait l’importance créatrice de la diversité et la métamorphose. Le couteau à peindre est le médium d’une musicalité et de l’énergie de la couleur inlassablement travaillée comme une genèse.

L’arrivée dans l’ile

1995. L’énergie vitale des grandes toiles cherche à céder le pas à une incarnation dans des formes moins abstraites telles que le corps et son désir, la métaphore de l’ile et de l’océan, du végétal et de l’humain. Mouvement et énergies du trait, puissance de la couleur et musicalité inscrit la vision dans le sensoriel et lui donne son horizon. le trait et le geste dans la matière symbolise l’importance de la main mise sur le destin, voix et sens de la créativité.

Grandes toiles à l’acrylique

1994. Gestuelle et acrylique font l’expérience des grandes surfaces à peindre, les grands thèmes humains sont le prétexte à une plongée quasi mythique dans une recherche de l’expressivité formelle, colorée et dynamique , le mouvement étant ici central, à commencer par celui de peindre qui continuellement impulse et nourrit la toile de l’énergie là encore comme un chant poétique et énergie sensorielle dans une transcription mimique de l’expérience de vivre. Le contenu expressif de la couleur est vitaliste et affirme le sens profond de l’instant de vivre qui est comme une mémoire.

Le théâtre, trois pièces de Tennessee Williams 1994 montées par Philippe Petit. Trois couleurs, trois ambiances pour trous récits.

Le premier matin

1993. Proche du traitement de l’huile et loin de sa transparence, l’aquarelle permet cependant une inscription dans le poétique et de son désir. Voyage et retraite installent la peinture comme un récit littéraire.

Lyrisme magique

1992. Proche du lyrisme poétique et musical et comme une méditation foisonnante, la toile est comme un récit livresque qui se lit dans les différents lieux de la surface. On y retrouve les grands thèmes qui seront abordés par la suite.