Coupé du monde
soit parce que l’on ferme la bouche
et les fumées de l’asphyxie
du monde vieux
remontent par les narines
les yeux
le cœur
l’âme surtout
oublie l’oued hurlant
de l’autre
noyé sous la coque
tandis que dans les yeux
du passant
venu de loin
la poussière sur les os
chante sans voix
une chanson qui tente
de remonter de loin à la salive
qui vient

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Ou au chaos
qu’Éros fait régner
dans les veines
en Soi la pagaille
 Y sème et les fleurs
 Y germent
pétales et morsures
pale souffle épris
du sang d’un poète
jjjj
Aux lèvres ourlées
aux hanches charrues
l’une amazone
sourcilleuse et troublante
la fission d’Eve
enrichie de l’Éros
une langue parle
somnambule
à toute heure de la nuit et du jour
ooo
Point d’ orgue
une hantise
de moteur de klaxon
des seins à la taille
cuirasse et ventre
poignards et cuissardes
sangles si troublantes
empoisonnent
mes naseaux de licorne
uuu
Sur le cou
un licou acharné
à tomber sur ma bride
d’où se meurt
toute chair
les excès
et la torréfaction torride
d’une naïade
ensorcelée de fumée

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Du verbe croire ou croitre
en la magie hypnotique
dans l’éclair
de phrases vapeurs
de nuances
sur la terre magnétique
lancée avec force sur l’amour
pluie de mots magma et le ciel
l’orage cendré sur l’océan
cette force rouge
fond et baigne
parvient à convaincre le monde
de la toute puissance de l’esprit
la transpiration
la matière lumineuse
en sève royale la gelée guerrière
mots infinis dans le chant
si je transperce de la lance
le bois la lumière
la vie vaine dans le fleuve du sang

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l’homme que je suis par les fibres de l’arbre
l’océan rauque
l’envers de mon cerveau
le corps de chair
flambe dans le ventre
une boule de feu quand j’écris ces mots
bête à corne de lumière
j’habite dans le ciel
arc soudain tendu en voiles
la queue dans l’espace
le néant de l’avant naissance
une flèche plus dense que mon amour
obtuse comme une ligne
de chair brûlée
trace au charbon
la trajectoire  de mes naseaux
lumineuse crémation
combustion mon être se révéle
dans la lumière
la violence de ce désir
magma capable de faire trembler
jusqu’aux fondations de la conscience

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(c) photo inconnu

 

Mon rêve au quel je cède
marcher tout nu sous la lune
me fondre à l’eau de la mer
comme dans une femme
sentir
les étoiles me remonter le corps
le soleil  tendre la virilité
par le ventre  par mes yeux
exulte
et sous les grands arbres
me confond à la puissance
de l’arche des branches
source ou rivière
l’énergie verticale est dans la
largeur du monde

j’aime

sentir
en tous points rejoindre
sur un point
l’exclamation qui en moi
tire les lignes sur
le temps le cœur
un gigantesque palmier
panache de l’urgence
d’exister
dans le corps et l’âme

moi comme poisson_4

Le cri de l’enfant seul face à la fin du temps
l’impossibilité d’inverser le magnétisme
lignes de la main et les fibres des peaux
le gros estuaire s’agit il du corps seul
ou  une subtilité de la plus grande attache
dans le centre des neurones le désordre tourne
heurte le plus grand vide en devant
sacoche comme un second ventre
grandes eaux où se noient le désir
comme en tourbillon noir
la turbulence échoue à toucher la connivence
sans que le sol ne s’ouvre et effondre l’en-vie

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