Sur l’ouverture
le monde nu sur l’imaginaire
qui le monte
sans rien voir
sans entendre
seul bruit
l’air vibre
le son
se retire du
Centre
à la craie comme un diamant
l’éraflure
jusque vers les
bords du verre
dans le sens de la craquelure
   volonté de puissance
comme en marge
d’une étoile
se perdrait
toute
excentricité
   ou il y a l’os
et la moelle
Une conscience de  terre
grouillante
de chair
sous le poids
de la lumière
malmenée
alors que l’odeur
  sous les peaux mortes
impose
expose
implore
explose
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Sous sa robe
corde
basse qui est
un ciel
la masse contenue
de son corps
lente remontée
de feu
sous les pointes
et les velours
pistil hume
dans le vent
violence dans la ligne
les lignes
uppercut
de chaine à chaine
quand la terre dort
caïman en dessous
le fleuve
aigrette et pétale
se détache du temps
l’immobilité
s’envole
quand plie le cil
bat des dents
entre ventre et sourire
paix tapie
de long temps

Publication en avril 2018 d’un recueil de poésie aux éditions du petit véhicule –

Amina mutine ou les ensorcellements de l »île

60 pages et 20 planches en couleur
25,00 €

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isolé par les fibres qu’elle ne voit pas
ne sent pas existant à l’insu
de la touffeur
la voix [acharnée-
ne sait plus comment vibrer – par quels pores
retrouver le chenal
sortir de la barrique
où elle dort
aborde
avorte
elle toujours borgne
le livre de la vie refermé
indolore
inodore
le flot de l’énergie
la porte
le tombeau cerclé
de fer
au caniveau
inondé
hors des bords
des solives
de la peau

En quoi quelque chose cherche
à prendre appui sur soi
hors de toute pensée
préexistant au vide
a dépassé de nombreux appuis
fait le grand saut entre soi et le monde
se jette en avant
détache l’attache en toute vitesse
l’ivresse la beauté nue
l’esprit immobile repousse
en arrière l’impulsion
projette le mot dans le mouvement
pour que naisse le poème en soi 

 

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Crête rouge
se frotte à l’air
non celle du coq brailleur mais
le froissement léger
que la branche
irise
à la sève
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mm
Pétale et Fleur
à la retombée
des vents
houle et boucles
sur les mers du dessus
courent dans le courant
du possible

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Lors de la solidification
sur l’infini d’un
néant vif
le rêve  allaite
s’il court après
un long sommeil ?