Amina mutine

Refermé
les bras 

Traversé le désert
et tendu l’essentiel

Au
     sortir

Les ai
     réouverts

L’air perçait                j’ai laissé chanter 

Vu les lignes amarrer
en silence  
Et autour enlacer 

Mes mains ont façonné lentement

La Nuit     
La poigne du  vers  
tranchant

S’exclame et s’efface
simple            libre
la danse
hisse
et lisse

Amina

Amina

Amina, c’est le nom que je te donne
sa farine touche à toutes les rives, je n’ose les dire

La peau s’éclat soie noire comme nuits au soleil
elles pourraient disparaitre

Fruit et fleur
abeille mutine à rive d’elle
une carte marine
charme
sombre
la profondeur océane

Les plis de la bouche touchent au bord de l’ébène
cœur mûre
l’œil serré
la peau brune
les veines d’un noir bleu de lave

Lisses
les cheveux ramenés comme deux mains
saisissent le ciel

Isthme
Le ciel déferle profond
comme la mer
rouge fébrile
les vagues murmurent un séisme entre les émeraudes qui te sont seins

Retombe la courbe
en frisson
en onde
tes doigts
presque en frôlant se joignent
éparpillent le parfum

Rose
la magie âpre
violente
mendiante de la journée
tu viens
luisante
unissant ton et son

Un coin de chaleur
entaille le malheur
illusion et connivence
la beauté

Brune rouge

Brune rouge

Vert
la tendresse
dure

Améthyste d’oxyde
rouge cendre
rouge vert de lave

Au large
sur le bleu
rouge teint
rouge fin
rouge reins

Brun de seins
eaux de sang

Et le noir
clos
le socle de l’eau

L’éclat
rouge
pétale
rouge
tendresse
rouge
rose
robe bleue
le flot
garance

La radiance lisse

En éclats de rien
l’archipel
sur mon cou cramoisi l’éclat des souffles

Rouge noir et bleu

Pale et anse
est-ce le reflux
s’illuminent
en moi
l’eau et subtiles
veines rouges