mélangé ou notes contre la connerie ordinaire

Je sais que j’ai du sang noir

c’est lorsque je fleuri
je pleure je trahi te rattrape à terre JE SUIS I AM
je m’oublie  je désire je suis comme toi je valse  et tous les autres verbes en langue originale lassée d’être originale et qui se superposent pas plus novlangue que pidgin, JE TE PARLE par ma bouche tu sors  tu rentre ma langue dans ta langue sans précédent se fécondent sans que pour autant je baise la faconde déborde

(c) Eric Bridgeman 5, BLACK BEAUTY
(c) Eric Bridgeman 5, BLACK BEAUTY

Qu’est ce que le nous qui serait Je et non plus tue alors je ne dis rien je me contente de penser que les hommes circulent librement dans mon sang

Pourquoi ne puis je me contenter d’être, c’est un peu que je suis las de te voir faire des victimes d’entendre dire « Black lives matter » d’entendre parler de Baltimore et maintenant de Charleston IMG_0852 de voir ta beauté opposer la mienne alors que

je suis crépu je suis bronzé j’ai des poils sur le poitrail et mes ancêtres chassaient le phoque et la baleine à Terre Neuve ,

ahahahaha que c’est bon d’être tout mélangé !
refrain ,
ah la blanche n’est plus ce que c’était , elle à noircie elle a roussie elle a même des rayures jaune et le sang a fait des petits

notes sur ma Glissantéitude :
comme  je vois les choses ,  un vif mélange de tous les jours ou je suis noir blanc jaune, blonde et brune, pas juste parce que cj’ai envie pour une raison quelconque, pas juste que la couleur importe mais l’odeur, le parfum le gout, le son le geste le monde entier, mais   furieusement à l’écoute et que comme dit Césaire un seul mot qui manque et nous sommes incomplets , finalement je continue à être très glissantien
tumblr
tumblr
notes sur la connerie ordinaire et  que je déplore
Je suis ben content (last news from the library)
j'ai vu une qui faisait le ramadan foncer dans le lard du gros gars qui déblatérait sur les arabes lui a demandé de la fermer , ce que nous aurions du faire 
 moi et la stagiaire on se tenait pu de joie
 renseignements pris elle en avait assez d'entendre déblatérer sur son compte sans rien dire 
 je suis ben content
j'ai vu une beauté enturbannée dans un voile des plus seyant même que j'étais à deux doigts de faire le même 
 moi et la stagiaire on lui a demandé comment on faisait et on a juré que le lendemain on viendrait en boubou
je suis ben content 
 on a empêché un désespéré de sauter par la fenêtre et on lui a filé les oeuvres complètes de CAMI à lire avant la semaine prochaine et pi un DVD  
moi et la stagiaire on avait ben envie de faire une soirée pijama mais les gens étaient pressés de rentrer chez eux
la prochaine fois peut être
alors  à la française on a fait une énorme farandole à travers les rayons qui auraient bien voulu les pauvres mais pouvaient pas et on est parti en chantant lalalalalalala
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j’ai parlé avec elle après , elle souffrait d’être constamment immergée dans notre connerie ordinaire , comme je la comprends , elle a même cru bon de s’excuser tant elle voulait être au dessus de la mêlée , je crois qu’elle a compris que j’étais avec elle et qu’ell pouvait compter sur moi.

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Ce fut d’abord un portrait

Elle les a tous rencontré, quand qui où ils furent il ne reste que le nœud de cet instant, entre deux passes dans le noir et s’étendant,  c’est un endroit violent, exposé dans ce tournis de pinceau, il y a le choc sans douceur qu’elle a pour le dire.  la pesée du corps interrogatif sur le papier  et cela sans fard.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

Penché, vent sur la peau, l’haleine puissante puise dans le corps qui suinte, et mates ce sont les mains aussi le toucher sur la surface qui circonvolent, empêchent, retiennent et dessinent comme un semblant de penchant, les incisions de la trace marquent les variations subtiles du frôlement rendre les armes comme épanché, dilué dans l’eau. Il y a eu un combat sur les ombres.  Mais la terre n’en fini pas de respirer. et l’aube apparait.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

Bien sûr cela remue derrière la peau nous est caché, dans la nuit rodent les loups, figures qui mordent menacent et crient, dehors même entre deux corps et même si ce n’est que le sien, cela monte et même sans bruit, brut, sans fond de teint, alors la peintre peint . Et il y a l’impudence. Quelqu’un ose se mettre debout.

(c) Marlene Dumas - Mgdalena Newman
(c) Marlene Dumas – Mgdalena Newman

Pour suivre

germaine greerGo girl
Magnetic fields
Germaine Greer on MD
Pictured

South Africa, the culture trip
@Tate Gallery artist talk
\ the image as burden

le sens dans la marche

Je les imagine arpenter  les chemins, les rocs sans complaisance. En silence car le bruit est de fureur. Récolter la poussière, le front ridé et les esprits concentrés car ils sont éveillés. La sensation qui environne est l’existence. L’esprit lourd sent qu’il est emprunt dans la matière et qu’il serait vain de tenter une échappée. Plutôt la conscience que chaque pas sera pesé avec l’esprit du monde, un chant vient spontanément aux lèvre et irrupte de la gorge, tantôt par jeu tantôt pour s’étoffer de la force motrice,  lever la jambe prend tout son sens quand la course participe à la fragmentation des montagnes et du dévalement des ruisseaux. L’apport des pluies et les prises dans la glace. Les étoiles la-haut doivent y être pour quelque chose et un rameau sur le courant.  Ceci est comme boire, un vent qui balaye la poussière ramène les bris sur la plaine là où ou les pousses peuvent lever. Les roches sont le souffle de la terre car elles en ont la volonté et conservent le feu, le mouvement vers l’intérieur est comme une explosion, l’homme les entends et sait qu’il appartient à la nuit.

temple le monde

un mot me fait partir (me surprend)

« contempler »

l’éloignement sans distance cela surprend

mais dans la saisissure qui accepte le recul comme une composante du rapprochement

ni de loin

ni de près

mais dans le saisissement

silencieux

et respectueux

incroyable de saisir soi dans le mouvement

en suspend

à ce qui me dépasse

et que

sans saisir

je contemple

 

suppose l’étonnement non pas coupé mais relié

c’est cette religion du temple que je porte

lorsque je m’arrête

apaisé un tourment ramené en deux yeux

et une âme

 

je l’ai dans la nature

près de la rivière

et dans mon pas

dans la rencontre

et la conscience que c’est là

ce moment tout

ce lieu qui rejoint

rassemble

l’automne

la pluie

la brume

le ciel bas

ou les teintes conspire

à n’être plus qu’une

une encre dorée de noir

illumine

la fin de l’inquiétude

me fait passer les vallées

en un silence

 

les mots importants ne doutent pas ne sont pas des mots d’incertitude

d’écart

aéré entre les colonnes

ou simplement poignants

les mots importants n’en sont pas

car ils ne sont pas tus

comme quand je te vois

et que je contemple

incapable de n’en rien dire.

peinture , inconnu
peinture , inconnu

je regarde

les hommes dans l’homme

Zoran, dans les marges de l’Europe, le voyage hors des camps ,

quand le retrait de l’humanité tue

que l’on ne retient que cela

 

près des cotes de l' »Adriatique rattrapé par la meute le meurtre le social constitué en histoire

zoran Music (…)

meute l’enferme le réduit à au ppcm humain,

autant dire peu ,

un chiffre, un flux, peu de chair sur les os et l’essentiel pour survivre

autant dire rien mais c’est déjà beaucoup

on voudrait que l’histoire et l’homme se réduise à ça

un tas d’os de chair sans vie

qu’elle est le contraire de vie            celle qu’on ôte

violemment à la façon des sans- homme et  une négation

comme dit on le contraire d’un homme * si c’est un homme,

barbelé dans l’oeil

 

Zoran Music

 

même en meute

Mais peut on réduire l’homme

ce peu de chair sur les os,  à ça

 

on voudrait que ce le soit, on voudrait que les oripeaux sur la peau résume la peau à l’histoire,

du troupeau

comment peut on vivre après l’histoire ?

 

on voudrait ne se rappeler que de ça, et comme en psychanalyse ramener la vie aux trace de la meute

 

Zoran Music, paysage dalmate

 

Mais l’homme est homme

 

la Dalmatie et l’Istrie assurent que le monde refleurit

quelle différence ce dessin d’un paysage dalmate ou l’oeil retient  plus que la masse l’amoncellement

 

les végétaux qui composent ce bouquet sur lequel marcher ,

antidote

échappée

 

preuve sans doute que l’homme peut échapper à l’anéantissement

 

zoran music , jardins eau forte et aquatinte sur rives

 

On imagine que l’homme recompose le chemin, dans ce peu

pour échapper à la force de la négation ‘

et voir

 

renoncer à ne voir que la mort dans la vie,

le soleil ?

et l’esprit au repos

 

est ce mettre un pas devant l’autre

 

et sur le papier

peindre les traces,

qui ne sont sans doute que le peu qu’il peut peindre,

 

regarder le monde dans les yeux

et voir

 

zoran music__jardins 9 (eau-forte et aquatinte sur rives)

 

ces points dénombrent le monde sans qu' »il y ait de membres,

ce calcul laisse la place au hasard je pense que c’est du laissé vide ce qu’il n’a pas voulu remplir

pour laisser une chance à la vie

 

et aux mouches

papillons de l’ombre

 

et voir

Zoran Music, été en Istrie (1959/60)

le voir étant là la liberté de de nouveau s’immiscer dans l’espace et dire

dans l’espace intercaler sa voix pour prouver la vie

l’antidote

est de voir quand de nouveau on peut

car l’homme est avant tout peintre

il faudra bien que l’on le voit comme tel

s’inscrivant ddans le mouvement

une tristesse ou mélancolie

l’histoire

Zoran Music, motif dalmate

l’histoire qu’est ce à l’aune du monde,

qu’est ce même si comme le dit Walter Benjamin « L’humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre. »

il demeure que l’homme s’échappant et meurtri du poids de l’histoire et non du monde et qui semble congénital et comme Hélène à Troie pas si loin de loin

et on affirme que l’on ne peut s’éloigner de ces traces que furent ces grands brûlis des cités des chemins commerciaux et des sentiers des guerres

des camps et des bûchers

les lieux sont les mêmes

Zoran Music , paysage

comme celui qui a clamer la prédominance de la vie

et l’échec de l’histoire

 

ou donc nous mènent les traits du monde,

les points

 

sur la surface

enfin

et la vie de l’homme

laissé en opaix

et libre

évadé

au singulier,

et sans ce pluriel incontrôlable

 

l’homme peintre s’en va

ou tente

de prendre les chemins de reconnaissance du monde

 

dans cet homme qui fut le peintre j’ai vu ce désir de revenir à cela même qui a permis de demeurer l’homme

 

sans un mot de trop

 

Zoran Music–motif vegetal hommage a caspar

 

sans que l’homme de l’histoire ne consente

de si près je ne vois rien

Fred Williams

des deux versants cela s’explique aisément
par la chaleur
la sensation de limite
et
la photographie aérienne
et si les pas des fourmis ne se voient pas
et si le long de la ligne une géographie animale
ou du moins biologique
ou ce qui sous-entend

 

les déboires près de l’étang

 

et si pour boire il faut s’élancer

 

 

en ligne et point sable ou végétal

 

a distinguer ce qui empiète

et même si ne dispense pas

Fred Williams, yellow landscape 74

de la marche

de la vue

de tordre

 

de se mettre dans ses pas et de mettre ses pas les rêves tendus sur le fil distendus qui s’observent

 

quand les muscles tendus l’oeil dans l’orbite s’alimente au réel

 

Fred-Williams,You Yangs-second series-1968

de près tout semble si différent agglutiné ou séparé matière grimpant ou descendant quand poussent sans plan apparemment arrêté les essences qui pourtant vivent et qu’ils ramassent qui est la soif des vies à vies

dans le rouge de si près je ne vois rien les vivants entretuent les morts du moins il semble

 

Fred Williams

 

Flores para Yemanjá

Flores para Yemanjá

 

j’aime énormément nager et l’eau ,

finalement c’est une immersion dans le monde qui prend en compte une expérience beaucoup plus fine que celle prise en compte par la rationalité

 

émise et comprise, passée au fil de l’eau même perfide comme le sont les profondeurs d’où jaillissent du ventre d’eau de Yemanja naissent les dieux et s’il semble usurper des formes douces contient  le fluide de tout ce qui est humain

 

 

ces reflets sont la douceur mais immenses sont le ventre

 

quand en appeler aux figures qui contiennent la teneur de l’expérience

 

aux éléments qui abstraits sont les portes par où s’engouffrent les faces insoumises de la réalité comprise non comme les formes mais comme l’axe du réel

 

s’identifient et s’alignent des pans entiers du monde

comme des figures poussant dans le présent

 

Perfilada, Fonseca

se laisse aller à ce qui se pousse à l’intérieur se concentre en ce point de l’eau tout des devenirs et des dérives

pouls de tous les temps

visage grimaçant

grinçant de ce qui s’échappe

vagues informes soumises au pouls

à l’irruption cutanées

à l’émotion fleur de la passion à corps de tempête

caprice matriciel et pluie d’or

sous la finesse des corps blancs une puissance sans limite

 

Deus

pressés par le hachoir de la vie les grandes tendances de l’esprit humain échappent à la logique, sont des figures, par lesquelles la logique s’exclue, moteur eux même d’une systémique bien comprise, ayant son centre dans l’impulsion et le caractère apparenté au monde mais du domaine des dieux

 

au centre vital et non dans les marges, récits ou fiction, mais dans les mythes qui énergisent et sont les événement récurrents

mis quasiment en son centre

Flores à odoia

au livre les images

aquarelle, Lamber Sav

 

 

survenir aux Iles

aux hanches les épices

sont ce îles éparses

soulevées par le vent

ou archipels

 

 

aquarelle Lamber sav

 

 

Les îles sont les chevaux des tempêtes et dans l’obturation des hauts fonds laisse une marge à la manoeuvre surajoute la superposition des teintes signale les fonds aux eaux plus récentes de la surface qui se renouvellent, sont brassées par les bancs et soulevées par les vents laisse au clair un trajet quand dans les brumes apparaissent les points des froids des courants

 

 

aquarelle Lamber sav

 

 

tracés géologiques

 

l’aura des allées des tortues et l’antique continent dispersé

 

corail l’Océan ou gulf stream

 

ligne de flottaison quand monte des profondeurs le chant

et que sur le pont

la viole de gambe chante une mélopée signare sans que s’explique le rouge quand au bleu le surgissement des traces autant courants qu’îles les suscite

 

 

 

 

Navires quand s’ouvrent les bords de la distance

 

ne sont pas poésie

 

mais géographie

 

 

aquarelle Lamber sav

 

du visible et la tension des cordages le temps est à l’observation si  la masse des nuages parfois laisse place à l’éclaircissement,  l’oeil rivé aux étoiles quand s’approche aux îles les vents courbent les plats pour laisser entraver les hauts-fonds s’éclaircir au sable et brûler au soleil

 

des peaux s’ils s’en trouve des femmes couronnées de fleurs et aux hanches les épices et la chevelure où volent les papillons l’offrande dans l’oeil à l’âme jetée par dessus bord parmi les palmes aussitôt retrouvées

est-ce ce qu’il faudrait rapporter quand il faudra remplir les cales et que raconter en retour de ce chant des lointains

 

 

 

 

est ce papillarium

cosses des éclots

dérive dans le sillage

le clair soleil dans les reflets des algues

le signe

et suivre les oiseaux

qui rendent trouble l’eau

 

 

ainsi le mentionne le vieux livre des navires

 

 

à écouter tant qu’on peut ce que j’écoutais en ce moment, ce concert à l’Abbaye de Fontfroide donne par Jordi Savall et Hyperion XXI, dédié à la musique élisabéthaine et en particulier avec William Byrd, un de mes préférés, John Dowland

Misia meu amor

Misia,

mots

 

le poème

dans la bouche

 

tendue d’absolu

des poètes

la gloire

le recueil

des mots

dans la langue

clin de nuit

la lumière

noire élancée

sans se rompre

rouge

l’instant de toujours

 

se suspend

chant

aspirant au blanc

 

Misia et saramago

Misia – Que fazes aí Lisboa

et à suivre sur Deezer la radio de Misia réserve de belles perles

asthénie

aquarelle Lamber sav

conversation, les deux hommes en traversant la route, dans leur habits serrés le chapeau au bord des yeux ils ne veulent pas voir l’été.

La grande maison du siècle dernier a les murs rose et  héberge une famille déshéritée, / cela est peu courant, pour mériter d’être souligné, // la gosse des îles quoique folle est une sacrée bringue

moi c’est le bananier qui a attiré mon regard, derrière le mur une végétation touffue,  et puis j’ai pensé que le jardin dissimulait bien le secret de la maison lépreuse,

la chaleur de l’été fume comme un cigare sur la chaussée qui s’éteint ou se rallume si le vent souffle, on se sent si loin des ports

partir ou revenir,

les gens que l’on croise ont du faire le voyage et se sont arrêtés ici,

il n’y a plus d’endroit où aller

j’ai pensé que la maison était l’endroit idéal pour vivre les rideaux tirés.

jardim aquarelle de Lamber Sav