temple le monde

un mot me fait partir (me surprend)

« contempler »

l’éloignement sans distance cela surprend

mais dans la saisissure qui accepte le recul comme une composante du rapprochement

ni de loin

ni de près

mais dans le saisissement

silencieux

et respectueux

incroyable de saisir soi dans le mouvement

en suspend

à ce qui me dépasse

et que

sans saisir

je contemple

 

suppose l’étonnement non pas coupé mais relié

c’est cette religion du temple que je porte

lorsque je m’arrête

apaisé un tourment ramené en deux yeux

et une âme

 

je l’ai dans la nature

près de la rivière

et dans mon pas

dans la rencontre

et la conscience que c’est là

ce moment tout

ce lieu qui rejoint

rassemble

l’automne

la pluie

la brume

le ciel bas

ou les teintes conspire

à n’être plus qu’une

une encre dorée de noir

illumine

la fin de l’inquiétude

me fait passer les vallées

en un silence

 

les mots importants ne doutent pas ne sont pas des mots d’incertitude

d’écart

aéré entre les colonnes

ou simplement poignants

les mots importants n’en sont pas

car ils ne sont pas tus

comme quand je te vois

et que je contemple

incapable de n’en rien dire.

peinture , inconnu
peinture , inconnu

je regarde

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