funiculaire

Repartir en pays inconnu

suppose les grandes montagnes

les grandes chaînes à traverser

et puis un moment l’envie

 

Quand la minute dans le vague est trop longue

que le vague a trop de poids

que je trace le caractère

tentant l’ascension

 

Sur la feuille

Sur le sable

Du doigt

Dans l’air

 

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C’est pourquoi je lis

les livres que je trouve

 

J’avais en tête funiculaire je descendais le long du fil

 

Le cœur bat plus vite que le tambour

je suis celui noirci d’une locomotive

 

La tourmente de neige écrit ton nom auprès du radiateur

 

Dans le train

il s’agit moins de l’axe ferroviaire

que de l’image de toi

ces ombres et ce flou de tes fossettes

que je fixe

 

Splendeur

 

La mer le long de la cote

ce dérapage à travers l’océan

cette fente dans ce sourire

ton nom  agit sur la montagne

 

Attends

 

Il y a un recoin où le vent n’entre pas

c’est une cavité où l’on ne peut penser

où même l’inquiétude n’agit pas

Si roulant je suis en marche, inquiet

 

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loin de l’eau

Mais quoi de l’eau du lac

cette scie l’eau impose à sa surface

 

 

lentement comme le miroir

 

 

d’une lueur pourtant dans l’épaisseur

sans consistance

ne pas être vu la

hachure de la lumière

 

sans se mouvoir

se déplaçant sans déplacement

une couleur brune

de l’apnée grise

ce corps n’est pas de l’eau

 

à y bien regarder constituent les bourgeons de l’eau

 

ChuTa
ChuTa

 

le sens dans la marche

Je les imagine arpenter  les chemins, les rocs sans complaisance. En silence car le bruit est de fureur. Récolter la poussière, le front ridé et les esprits concentrés car ils sont éveillés. La sensation qui environne est l’existence. L’esprit lourd sent qu’il est emprunt dans la matière et qu’il serait vain de tenter une échappée. Plutôt la conscience que chaque pas sera pesé avec l’esprit du monde, un chant vient spontanément aux lèvre et irrupte de la gorge, tantôt par jeu tantôt pour s’étoffer de la force motrice,  lever la jambe prend tout son sens quand la course participe à la fragmentation des montagnes et du dévalement des ruisseaux. L’apport des pluies et les prises dans la glace. Les étoiles la-haut doivent y être pour quelque chose et un rameau sur le courant.  Ceci est comme boire, un vent qui balaye la poussière ramène les bris sur la plaine là où ou les pousses peuvent lever. Les roches sont le souffle de la terre car elles en ont la volonté et conservent le feu, le mouvement vers l’intérieur est comme une explosion, l’homme les entends et sait qu’il appartient à la nuit.

Mounture

Tout le problème est, trouver un espace plan où pouvoir marcher. le temps du langage ne doit pas s’encombrer serre la narration à raconter quand il y a tant à rencontrer , cela suppose l’emploi d’un présent à porter dans sa besace pas de gibecière car on ne prend rien, pas de nasse, une poche à tendre au premier venu et s’assoir, chique, ou ne pas s’assoir éviter de dire dit tout le problème à raconter est de laisser venir .

de dire sans vouloir dire permet de voir c’est pourquoi les mots s’échappent et rejoignent les arguments de la recette, on parle d’ingrédient et l’essor de l’instant échappe à la recette, pas de perte, la régénérescence dans le ciel les nuées des oiseaux

la brume de l’eau sous le mont, montent les poissons muets

c’est pourquoi il vaut mieux voir en vagues

qui même régulières sont autant d’assauts et culbutent prenant par surprise

laissent sèche  la roche

les pieds dans l’eau gardent l’esprit au frais

dans les yeux le pourtour de la couleur inscrit sans décrire avant de repartir.

Mount Stuart
Mount Stuart

temple le monde

un mot me fait partir (me surprend)

« contempler »

l’éloignement sans distance cela surprend

mais dans la saisissure qui accepte le recul comme une composante du rapprochement

ni de loin

ni de près

mais dans le saisissement

silencieux

et respectueux

incroyable de saisir soi dans le mouvement

en suspend

à ce qui me dépasse

et que

sans saisir

je contemple

 

suppose l’étonnement non pas coupé mais relié

c’est cette religion du temple que je porte

lorsque je m’arrête

apaisé un tourment ramené en deux yeux

et une âme

 

je l’ai dans la nature

près de la rivière

et dans mon pas

dans la rencontre

et la conscience que c’est là

ce moment tout

ce lieu qui rejoint

rassemble

l’automne

la pluie

la brume

le ciel bas

ou les teintes conspire

à n’être plus qu’une

une encre dorée de noir

illumine

la fin de l’inquiétude

me fait passer les vallées

en un silence

 

les mots importants ne doutent pas ne sont pas des mots d’incertitude

d’écart

aéré entre les colonnes

ou simplement poignants

les mots importants n’en sont pas

car ils ne sont pas tus

comme quand je te vois

et que je contemple

incapable de n’en rien dire.

peinture , inconnu
peinture , inconnu

je regarde

Pour une carte en majuscule

http://www.lauremorali.net/ suivre l’écriture de Laure Morali qui me fait songer que l’écriture ne peut se suffire de décrire mais s’étoffe d’un vertige qui ne peut s’exprimer autrement qu’en respirant , certes mais gagne à se pencher sur et insuffler le réel , le dire quand à lui laisse venir à soi ;

Maricio Lima
Marcio Lima

je résume la poésie est suggestionné par la présence soupçonnée, Invisible mais ronflante comme un moteur ; est-ce à dire que seule la carcasse ronfle ou les turbines sont elles dans les yeux ou les intestins. Ne signifie pas qu’il ne faut pas respirer d’où il s’ensuit que l’on peut insuffler le monde en se penchant à distance de la Frange, la marge se mesure à la longueur des cheveux laissés libres, étoffent ou rasent dans ce cas là est l’espace entre deux qui permet que l’on respire et s’insuffle du souffle chaud du croissant chaud pendant que sur le drapeau sur fond rouge se détache le croissant Sans souffle pourtant chaque passant et attablé le Souffle,

Marcio Lima
Marcio Lima

je parle de cette région du monde mais je pourrai en dire autant de l’anchois et / ou de l’autruche le lieu bien sûr quand y est accompagne la parole ce n’est pas tant qu’il faut être quelque part que de sentir les attaches faire briller les écailles, vu de près la main qui court ne s’attache qu’au détail faillit à relier l’ensemble et ne ramène pas les mouvements à de grands aplats de couleur creusent dans le monde à même le lieu et la mouvance les Gestes je reviens au mien qui néglige de ramasser les galets sur la plage par peur d’éparpiller le regard ou plutôt de ne pas le laisser engranger alourdir les couches qui à force s’empèsent de la vie d’épaisseur, ceci est un non-dit dans la tranche du Mot qui peut être manque n’étant pas sorti beaucoup des bouches ni des répétitions dans le papier l’érosion creusant un sillon promis aux moissons

lemongrass- beach affairs
lemongrass- beach affairs

La mer et les îles en sont pleins sillonnées

de rides que l’on retrouve dans les visages et les vagues qui ramènent ou éloignent, est ce important car l’ellipse ou la spirale permettent de voyager plutot d’avancer comme un crabe comme ce rythme Gnawa revenant à son moment d’ouverture et repartant  toujours le même et jamais le même se déportant et pesant sur un espace le requalifiant cette digression pour prouver qu’il faut bien digresser pour progresser sans se transformer mais revenir au réel l’Ecrire n’étant qu’une tentative de rapporter faut il y voir une envie de participer je dirai de recréer le vivre à partir d’un point d’oû recommencer comprenant l’épaisseur et tout l’avant-dit mais neuf  Sculpter un os me parait être du même ordre la forme étant offerte et les épluchure d’os éloignent autant qu’elles rapprochent de cet effet d’Appel signal de Départ Archipel de va en vient cet Océan car vivre éloigne de l’intention première et n’est qu’un rappel de l’ordre à la Nuit est cette entaille ou le repos et le rêve rassemblent tous les fils défaits refaits ou variés l’homme endormi s’en saisit en un filin une ancre ou une épingle On peut y voir les osselets d’un jeu de piste creux des chants dans les bonds ou ronds  d’aujourd’hui les objets les cigarettes les bas effilés et les citrons sont ils des rappels muets de l’obscur Dénouement écrire rapièce et devance le projet Quand on ne voit plus rien On peut faire ce rêve en plein jour mais alors il faudra accepter de ne rien voir et se suffire de rapporter sans se soucier.

 

 

un jour comme un son

engendrer le réel ce n’est pas  arrêter

ce n’est pas continuer

laisser respirer comme le sang joue dans la jambe les yeux aussi affluent au réel qui stagne

comme une mare

ou une colline qui s’éloigne quand on marche

s’arrêter oui mais saisir un brin d’herbe le mâcher et songer

conscient de ce qui n’est qu’accessoirement visuel  qui n’errupte pas

 

Takeuchi Seihō
Takeuchi Seihō

il ne reste que l’encre la pulsation aux pins et la brume sur le papier

absorbé

 

un jour cela n’a pas d’importance ou tous les jours ou maintenant

 

voir ce n’est pas voir c’est laisser infiltrer

le fil, encore

les bras couvent une couverture les mains à l’arbre

le pouls un poumon         taché de sève

le battement contre les fibres halète           la flore             dissémine vers ce qui est feuille

proche poche lie à la peau

membrane que n’éclosent que les pores près de l’écorce

 

d’un rire le lisse écorche ces envoutements des becs rouges crient les couleurs tendre sur le fil plane sur le nid

douceur le vol de l’oiseau brise et chante                         les tiges s’ébrouent boue contre brin céleste cède au soleil

entre les deux le temps dément                                             ému le temps duvet

de la concorde le balancier  l’émulsion l’irruption sont la contagion

l’accouplement,  infiniment le temps fixe                          défie l’écoute                       survole le regard

les raies émises la pigmentation raniment l’accord à la plainte ensemble déploient la retenue

la fosse derrière les arbres sangle l’inconnu

 

 

Roi l’eau ravive tu vois                 une pomme au songe                             une prune tombe

sous le choc une âme comme un coussin

 

creuse

calfeutre

recouvre

conserve

 

un noyaux semblable à la pulpe

 

les caches voient/d’une trace/l’éclat/sanglot/sillonne/du pied rythme le berceau//dans la main palpe le poids/rondes relayent les lignes/cent points embranchent au roc/la cavité déchiffre le clos/ l’écho grave la sonde/sans que rien ne ferme ni ouvre/les cercles détiennent l’apesanteur/souffle une main dans la main

 

tranche sans lieu

crachent les lèvres une empreinte

simplement l’envie respire                       sans cesse

le vent                   restitue l’ambre                     diffuse la chlorophylle                      tend les fils du tendre                        sécrète le fil

la chambre évide                             le clair pare les tissus                       sueur limpide les limbes                harmonique splendides

fil relié à la couture                       effraie les vides                                   les angles la perspective

 

l’odeur

fil à fil

illumine

l’affinité

carnet des bords

poser la question qui se pose toute seule à soi, et puis dérouler l’interrogation et le rouleau d’écriture tente d’allonger le pas en trouvant des pistes

s’agit il de poésie ou de démarche poétique ? sans doute mais surtout je pense écriture du fragment et du mouvement

mouvement de la pensée qui découvre ses traces au fur qu’elle avance et écrit

car c’est une particularité de l’écriture, de s’inscrire en tant que question,

poésie sans doute

 

Bram van Velde – litho

quand se déroule les questions et que s’ouvre la vue, les paysage du vivre et du penser, peut être , la découverte questionante

comme un trait dans le dessin en train de se faire, cette fascination  que l’oeil affirme et impulse à la main et qui souvent est autant observation que formulation, les deux termes ne disant pas assez ce que c’est

que d’observer, laisser venir le monde à soi et forcer sa découverte, d’un seul tenant,

de l’indistinct questionner et lancer des lignes sur la feuille pour  s’y retrouver

et avancer

car de ligne en ligne, de dessin en dessin, de poème en poème l’homme se questionnant, ou ahuri de vivre,  progresse, mots qui s’oublient aussitôt mais sont un point d’appui qui à force comme à signifier et permettent l’avancée, non gratuite mais repérante

la pensée se forme, et comme forme , je pense à la photographie et au dessin exerce l’œil, défrichent l’abilité à parler et à dire, à être au seuil de cette impulsion ,

 

 

le texte dans ce cas se provoque et ne se veut en aucun cas définitif, il est dynamique de penser comme un pas en avant, de soi, vers le monde et dans le monde, tout procède de la possibilité de nommer et de contourner, cerner , sans que rien ne soit définitif ni certain

je privilégie l’allusion

la tentative, dans un langage qui se cherche et se découvre

procèderai autrement si je devait expliquer un état certain et didactique, , se refoulerai dans le passé et refoulerai la découverte et l’impulsion, mais le pourrai je encore, se serait convenu et pourQUOI  convenir

accepter la question indemne de la réponse – Guillevic dans « Paroi »

quand il est si essentiel et réaliste, au fond de procéder par ouverture de l’oeil et gestuellement écrire

la lecture de Marcel Jousse a été si forte, j’ai tellement aimé penser en musique plutôt que par accumulation et discours, la mathématique par affinité dans les moments de repli et de digestion, tentant de situer dans un espace celui du dire,

affiner ?

ou est-ce une prétention, un prétexte à ne pas accepter une réponse globale et préparée, sans doute, mais cela ne me prive pas d’être en éveil, de chercher,

dans ces textes en mouvement, l’écriture n’est pas seule en jeu, mais la démarche aussi amène, dans le texte se mêle la recherche la découverte et l’immiscion de ce qui commence à faire sens et que la question, sérendipité ou bien découverte de ce qui était couvert mais appelait

tel visage de michael Riley découvert depuis longtemps s’est mis à faire sens quand le texte s’est fait corps énonçant dans les mots, non formule mais énonciation, nécessitant de s’augmenter d’autres épaisseur du vécu, du vu et du su, si tant est que cela ait un sens,

le sens se découvre et s’installe s’acceptant dans le mouvement

la forme s’accepte non comme corps définitif et se voulant tel mais assumant sa dimension de fragment, ouvrant autant qu’elle n’atteint,

suscitant l’image autant qu’elle ne parvient à dire, essaie t ‘elle ou bien sa volonté d’être au bord est elle plus forte que son envie de se reconnaitre

elle procède par avancée dans un temps qui est de devenir comme un carnet qui s’enffeuille

 

a penny for your thoughts

Zoran Music, paysage dalmate-1965

face à ces couleurs qui épongent les vies sur la vie, je veille,  et irradient le papier vierge, absorbent le carbone 14  et je me demande ce qui transparait là,

ce n’est pas mon habitude mais pourtant je regarde la peinture par en dessous et je cligne

me demandant qu’elle vie à fait se rejoindre ces points et la douceur du liant comme une peau

a penny for your thoughts ! mais c’est une tout autre histoire

sans doute

 

que me racontent ces traces que l’homme, il doit y avoir une

Zoran Music, alfabeto alpino

femme la dessous, ou un train, peut être un bateau , un pinceau des naseaux ou n’est ce qu’une marche à

l’horizon de soi, à n’en pas savoir ou n’en plus pouvoir,

 

mais je garde en haut du front l’intrigue et dans cette douceur alpine je suis sûr d’apercevoir les brunes d’une Venise ou de Trieste, sans doute Venise qui se voile et se de voile qui est un jupon, et une peau bleue sous les fards de la montagne je suis prêt à en jurer, le visage de la femme je l’ai vu dans un tableau aux Offizzi, good clue, cette caresse du ciel sur ses seins, cela en vaut une autre et surement que ça c’est passé ainsi et peut être dans un train ou dans cette appartement ocre, toutes les robes de l’Adriatique se frotte à mon regard alpin, au delà de la fatigue et vers le bout de ce que l’œil a peint

 

la je les ai perdu de vue quand

tout tend à s’ordonner, le regard que les autres t’assènent,  t’intime une distance comme si tu leur faisais peur, ils disent qu’il faut de la distance et de l’épure, et ils tiennent à l’histoire plus que moi je (ne) m’en soucie, que quelqu’un te regarde ou regarde ton dessin, lise tes mots et l’ordre contenancé comme on dit décontenancer se met en place comme un murmure doux qui ne dérangera pas le sommeil mais surtout n’atteindra pas à la réalité, c’est pourtant de réalité qu’il parlent, ces évidences de la raison sont un pré texte et semble maintenir le réel qui vient à nous, spectateurs et déjà spectre, du monde quand c’est le texte que l’on attend comme un lever de rideau, applaudir ne le fera pas venir, il faut plutôt huer, j’ose le dire

c’est d’ailleurs d’oser qu’il s’agit (et non de proposition de coordination)

 

 

Zoran Music, paysage

assagi par contrainte muette, faire comme si je ne parlais pas alors que je parle et je broie de l’air, conscient du silence lavasse enfermé dans les meubles, de la distance que suppose le yeux à yeux ; j’ai aussi conscience que toucher nécessite de devancer et d’anticiper,  de fendre le tissus du quant à soi quand on s’y attend le moins, l’estocade, quand pleure la sonate opus 116 et le rire quand il faut se pencher et en file indienne faire avancer les mots sous le préau et puisque rien ne peut arriver ni n’existe je lâche l’envie que j’ai de rendre flou les contours et de faire des tâches

exprès

pas par effet de style mais parce que je suis sûr qu’il y a des tâches aux vies,

qu’elles en ont besoin même , ce n’est qu’une affaire de tâche et on ne pourra jamais tirer les rideaux qui sont retombés des cintres ou de la falaise, et la femme que l’on attend à travers la peinture s’est recouchée, dans un clair-obscur d’ennui qui en dit long

 

Vasil Qesari, la femme que l’on attend

ce n’est pas mon habitude, je côtoie les peintures sans qu’il y ait besoin d’explication, je vois mal la main et le visage du peintre, qui photographié dans son atelier ou concentré, a l’air idiot, pas à son affaire, déplacé,

il ne se voit qu’en peinture

il aime se prendre au piège

s’il se peint alors c’est autre chose, il rejoint la peinture et devient large, aussi large que le paysage, il s’y entend à s’y fondre, on ne le voit plus, son être rejoint le coup de sang au plus profond de nous et sans qu’il y paraisse, à l’insu,

 

Mural of Jane Bown’s portrait of Samuel Beckett on a wall in Notting Hill

pourtant, une peinture te regarde toujours, mais c’est le monde qui te regarde, ou l’œil, on ne sait pas bien ce qui te regarde quand tu regardes une peinture

je sais que mes contemporains submergés dans un réel sans fondement et anonyme, à la limite de l’inexistence et de l’omniprésence, sont anxieux qu’on oublie pas qu’ils furent là, car ils n’y sont plus, chiures de mouches

l’omniprésence de l’inexistant forcément angoisse

Beckett ouvrirait la porte de la limite et Malone te sourirait sans dents, il est plus réel que nous , il se tapie dans les ombres de terre brûlée, dirait tous les visages contiennent toutes les histoires, il n’y a pas de distinction, c’est les mots et la tourbe qui plongent dans les yeux, il ne peut pas s’agir de vie, il ne peut s’agir que d’une lueur, seule trace que laisse dans les mots, s’ils survivent, le décollage des rétines qui te mène à l’histoire,

 

la tourbe des mots

on ne saurait qu’y lire

alors on les lit pas, on lit pas

on se laisse lire

 

on laisse les mots devenir le monde et perdre l’histoire, comique d’un coup, le fil est devenu pelote et on se pelote, mauvais jeu de mot mais il en fallait un, qui dise bien que devient toute les histoires sans qu’il n’y en ait une qui tiennent debout, ça on le sait, ou le savait et pourquoi prétendre , attendre, de Perreira à Godot, une qui puisse se signaler

on a reconnu la voix qui parle de et par toute les voix et donc n’est plus une seule voix mais la prête à d’autres ou se sont d’autres qui la prennent et se sont eux qui importent

c’est l »énergie du sens et le lien, en anglais Bond,

pas James mais Edward, mais qu’importe

trois dialogue n’apportent pas à la peinture

les histoires mais dans l’histoire en creux