Pour une carte en majuscule

http://www.lauremorali.net/ suivre l’écriture de Laure Morali qui me fait songer que l’écriture ne peut se suffire de décrire mais s’étoffe d’un vertige qui ne peut s’exprimer autrement qu’en respirant , certes mais gagne à se pencher sur et insuffler le réel , le dire quand à lui laisse venir à soi ;

Maricio Lima
Marcio Lima

je résume la poésie est suggestionné par la présence soupçonnée, Invisible mais ronflante comme un moteur ; est-ce à dire que seule la carcasse ronfle ou les turbines sont elles dans les yeux ou les intestins. Ne signifie pas qu’il ne faut pas respirer d’où il s’ensuit que l’on peut insuffler le monde en se penchant à distance de la Frange, la marge se mesure à la longueur des cheveux laissés libres, étoffent ou rasent dans ce cas là est l’espace entre deux qui permet que l’on respire et s’insuffle du souffle chaud du croissant chaud pendant que sur le drapeau sur fond rouge se détache le croissant Sans souffle pourtant chaque passant et attablé le Souffle,

Marcio Lima
Marcio Lima

je parle de cette région du monde mais je pourrai en dire autant de l’anchois et / ou de l’autruche le lieu bien sûr quand y est accompagne la parole ce n’est pas tant qu’il faut être quelque part que de sentir les attaches faire briller les écailles, vu de près la main qui court ne s’attache qu’au détail faillit à relier l’ensemble et ne ramène pas les mouvements à de grands aplats de couleur creusent dans le monde à même le lieu et la mouvance les Gestes je reviens au mien qui néglige de ramasser les galets sur la plage par peur d’éparpiller le regard ou plutôt de ne pas le laisser engranger alourdir les couches qui à force s’empèsent de la vie d’épaisseur, ceci est un non-dit dans la tranche du Mot qui peut être manque n’étant pas sorti beaucoup des bouches ni des répétitions dans le papier l’érosion creusant un sillon promis aux moissons

lemongrass- beach affairs
lemongrass- beach affairs

La mer et les îles en sont pleins sillonnées

de rides que l’on retrouve dans les visages et les vagues qui ramènent ou éloignent, est ce important car l’ellipse ou la spirale permettent de voyager plutot d’avancer comme un crabe comme ce rythme Gnawa revenant à son moment d’ouverture et repartant  toujours le même et jamais le même se déportant et pesant sur un espace le requalifiant cette digression pour prouver qu’il faut bien digresser pour progresser sans se transformer mais revenir au réel l’Ecrire n’étant qu’une tentative de rapporter faut il y voir une envie de participer je dirai de recréer le vivre à partir d’un point d’oû recommencer comprenant l’épaisseur et tout l’avant-dit mais neuf  Sculpter un os me parait être du même ordre la forme étant offerte et les épluchure d’os éloignent autant qu’elles rapprochent de cet effet d’Appel signal de Départ Archipel de va en vient cet Océan car vivre éloigne de l’intention première et n’est qu’un rappel de l’ordre à la Nuit est cette entaille ou le repos et le rêve rassemblent tous les fils défaits refaits ou variés l’homme endormi s’en saisit en un filin une ancre ou une épingle On peut y voir les osselets d’un jeu de piste creux des chants dans les bonds ou ronds  d’aujourd’hui les objets les cigarettes les bas effilés et les citrons sont ils des rappels muets de l’obscur Dénouement écrire rapièce et devance le projet Quand on ne voit plus rien On peut faire ce rêve en plein jour mais alors il faudra accepter de ne rien voir et se suffire de rapporter sans se soucier.

 

 

la sonde sans qu’il y ait d’îles

Les mots comme une sonde ne s’éprennent pas des algues ni du plancton, les jambe plongées dans les fonds éclaboussent de vaguelettes , c’est qu’ils ramènent à la surface des cloques d’eau, poissons scintillants qui n’en sont pas, dont les oiseaux ne veulent pas, lumière qui brille que l’on prend pour l’immensité quand la douceur de l’humide se frotte aux jambes.

Pourtant si l’on collait l’oreille aux battements de l’eau comme on le fait avec une conque, on entendrait la respiration et le chant des baleines, on verrait la pieuvre se fondre doucement au sable, la sonde sans qu’il y ait d’îles ai-je dit, il remonte de ce calme comme une rumeur, les pieds ballants l’eau comme une pulsation, un peu au hasard sans même penser ramener sur la barque autre chose que ce qui agite le corps de ce tremblement, accordé au bleu quand il fait beau ou au gris ou à la pluie, vaste, comme à l’âme d’un homme qui vagabonde, sonde du bout des pieds attouchant ce qui peut bien être et qui me bouleverse, les pensée comme du vert trempé dans le bleu, qui flotte, touchant le soleil des cheveux et embrasant l’air chargé de feu, feu de l’eau qui ne peut éteindre mais qu’elle étend.

c’est à ce profond que l’impulsion cède quand l’onde sans qu’il n’y ait d’hameçon ni de piège, les yeux ne voient pas l’eau mais s’accordent à la rumeur qui même assis la fait ressembler à une baleine, trait enchainé à l’harmonie et se sentant si lourde de cette alliance qui l’amplifie, lui fait sentir le sens si profond, légèreté nouée de la tendresse, cette ligne si délicate qu’il saisit entre ses paupière, souffle ce mot à quoi se résume ce simple trait qui dérobe au jour ce qui le lie et fait trembler ce qu’il comprend.

Le mot enfin lui dit tout.

peinture Lamber Sav

l’aube de l’ô se prononce « ou »

L’aube de l’ô se prononce « ou »

comme un acquiescement un baiser au bleu, on ne saurait à moins se parer mais ce n’est pas tant le bleu que l’on le voit que cet océan mouvant, vivant des ses mouvances,

l’errance est un vivier

du noir au gris se nourrit le bleu mais drapé de blanc demeure au bleu

bouchée

lumière des convives ils mangent le ciel et brassent les nuages les courants d’air

una cerbeza et la mousse est l’écume

le ventre héberge les vents les entrailles de la mer où les transports invisibles inscrivent les îles dans le parcours le recours à la cote et entre le désert et la forêt la dérive des cours de l’océan y mènent comme des points d’acupunctures aimantés de l’un aux autres

l’océan a la volonté propre de l’eau

qui pourrait mener de l’eau au sable, s’y sculpter comme un destin d’une embrassade, étreinte et baiser humide de l’eau au sable l’histoire de tant de marins  qui s’y sont fiés vouant leur prière à la mer, ce grand cheval d’en dessous et

vogue

cris des naïades plasma des nouveaux-nés
balancement des songes vers le soir
mouvement dorsaux des rameurs
allongée de l’autre coté des courants
l’océan a l’odeur femelle de la  belle
et rêve dans le haut le coeur à la proue

le filet est jeté l’homme au centre chante les clameurs que le choeur comme les vagues appelle

sont
mémoire
reflets de la mangeoire ou pourrit l’hermétisme
où court

gémissement la musique des sphère agit sur les cétacés

la puissance de la remontée est telle que dans ma voix s’extasie la jupe qui tourne

la prise remonte daurade et raies
le homard en salade et le poulpe
aux olives
à la grecque sans qu’à Madagascar
fuient les icebergs

et les pirogues d’antan continuent de s’échouer à jamais dans ce présent que ramène la barre

photo inconnu

partir en voyage le souvenir dans la mémoire le nom des mollusques et les mâchoires des prédateurs y font la morale aux cachalots et survolent les mouettes

Chu ta l’avait vu lui au bord du torrent
l’océan est le là musical dans la bouilloire
l’ici torride de l’atavisme
la zoologie marine ici se laisse aller
apéritif comme pris de mescaline
cactus des mers et motifs des sargasses

bain de la pieuvre

sargasses

sur terre ce sont gouttes,
pluie, fleuves et rivières
embarquement sur les flaques
filet cuits à la vapeur
rives où le rythme de la vague
et dans le coquillage
la musique de la déesse
le bruit du ressac
l’air emprunte les conques
et sous l’eau sifflent les baleines

ne donne pas l’idée de ce que Océan veut dire

création de Oumou Sy

L’immensité de O stagne en mouvance s’étend
est de partout
et file entre les doigts
dédaigne entre les doigts de pieds le grain de sable
et ravitaille dans les coques
transborde les plaisir des corps
et sans le pénétrer sauf à le détruire

asphyxie,

on appelle cela la noyade

l’eau

les eaux
comme un continent
la traversée infuse
la transe envoûte
ramène à l’origine le temps d’un transport
le trait attache lèche les pieds de la déesse
aboie s’il le pouvait
se ceint en chevelure de sa traîne
les yeux écarquillés
de points en points créent un sens d’une géographie
absorbe résorbe

imitant les délires des plaques et la tectonique un vent pousse par les fonds et bafouille les rires des rives en rives jusqu’à s’abandonner aux tropismes de la vague qui enroule la liane du corps alors pousse des palmes et un feuillage de corail

pousse l’eau rejette la gravité flotte la plante des pieds ce n’est que dire de se laisser couler dans les rouleaux qui émiettent

l’océan soupire après les îles,  pour elles un drap
charmante auberge où qui s’y baigne s’y fait manger
ou mange
dans l’assiette des milliers de formes biologiques
en expansions
pourchassées par les cargos et les baleiniers, les filets des pécheurs
poissons, algues, molécules, plancton, roche, sable adhèrent à l’ensemble
sont presque de < l’eau
L’homme sur le raffiot dans sa rêverie est happé dans le bleu
y descend scaphandre
et sur le pont prends des notes dans son calepin ou son ordinateur
la science a fait des progrès mais l’opaque se métamorphose
garde son secret et motus bouche cousue seul la vague épelées les voyelles

s

Erykah Badu

l’Océan est cette immense soupe je plonge ma cuillère, ôte ma chemise et en fait une voile et je me jette à l’eau comme un échange des salives

un langoureux enlacement des eaux