un jour comme un son

engendrer le réel ce n’est pas  arrêter

ce n’est pas continuer

laisser respirer comme le sang joue dans la jambe les yeux aussi affluent au réel qui stagne

comme une mare

ou une colline qui s’éloigne quand on marche

s’arrêter oui mais saisir un brin d’herbe le mâcher et songer

conscient de ce qui n’est qu’accessoirement visuel  qui n’errupte pas

 

Takeuchi Seihō
Takeuchi Seihō

il ne reste que l’encre la pulsation aux pins et la brume sur le papier

absorbé

 

un jour cela n’a pas d’importance ou tous les jours ou maintenant

 

voir ce n’est pas voir c’est laisser infiltrer

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