L’histoire, rien ne ment.

Comment peindre ce qui est indubitablement est, un portrait, fidèle avec ses envolées, dans cette série il y a le mystère qui indubitablement est. Des aplats, d’abord un regard, puis une surface, avec scratch ou aspérités, l’halène et l’aspic c’est un voyage de légende dans la toile. Le sable recourt le noir mais toute l’histoire des générations comme un instantané.

(c)  kerry james marshall
(c) kerry james marshall

Que me dit de toi cet ex-voto , tu signe la date, le nom, la peinture parle toujours d’un autre comme un témoignage en soi d’un mystère. Rehaussé au rang d’icône, les séances de psychothérapie ne disent pas tout de ce qu’il y a à voir et les traits immobiles, figés comme un photomaton ne sont pas l’œuvre d’un instant mais d’une aptitude à tous les actes d’une vie, et pas une ride, comme une prédisposition semblable à celles que portent les spermatozoïdes  quand ils s’élancent, se fichent dans le monde, la tête la première au saut de l’élastique. Alors des grands coups de pinceaux plantent le décor, il n’y a pas d’épaisseur mais l’on devine le père, la mère, l’oncle, le grand père et les aïeuls d’Afrique et sur cet autel au seuil des lèvres, un tremblement, sorte de manifeste. Pour autant je serai mort demain ou après demain. clap de fin. Mais maintenant je vis, c’est manifeste, vibrant, criant tout est contenu ne demande qu’à sortir, s’exprimer. Il y a des roses comme à la naissance, tout autours de ce visage sans fard, beau, tout un champs de coton et les initiales d’un destin, il n’y a plus qu’à combler les vides et se laisser aller à être volubile. vita volubilis.

(c) Kerry James Marshall
(c) Kerry James Marshall

Au delà de la peau, contrefaçon de textures de bois d’ébène, patine des masques, clichés pour la revue « ebony » il y a des images ressassées qui n’en sont pas. La peau fait masse c’est qu’elle n’est plus la peau qu’elle est plus que la peau mais une sorte de densité, qu’elle soit habillée d’un polo Lacoste ou  nue, la couleur est pleine, semble attirer la peau à la vie, sans qu’il y ait d’extérieur ni que cette description ramène à la personne, celle décrite nommément, alors quoi ce serait une densité, une saturation telle que l’on n’y verrait plus rien d’autre qu’elle même et le rapport aux objets, qui tout de même, est possible, qui s’impose. Portrait à l’appartement rangé.

sob sob 004
sob sob 004

Gauguin dans les cauchemars l’avait peint, est-ce plus facile que le blanc ? le blanc est-il plus détaillé et sombre t’il dans la complaisance de détail qui, sans sembler appartenir à plus vaste que soi? le corps quoi qu’il fasse est ramené à ce qu’il n’est pas ou à ce qui le dépasse, ce n’est pas tant qu’il lorgne vers ses possessions, qu’il semble lié par une quelconque familiarité, occurrence ou simplement  l’occasion, la description d’un moment, état d’âme, car il y a de l’âme et d’une pensée. Je me sens aller vers la littérature et je voudrais citer Tony Morrison, celle de « Home », plutôt .  Il y a de la description de quelque chose de la faille intemporelle, d’une rupture dans le schéma, là le croquis, la planche de  BD ne fonctionne plus comme texte , alors il faut incorporer les éléments dans la chambre et redresser le schéma fictif. Le récit sanglote dans un seul tableau sans lien apparent avec  la figure centrale, les yeux démentent, le corps raconte l’histoire comme cousue de fil blanc et point par point coud l’improbable ensemble, c’est très ressemblant. c’est un roman, un canevas, les yeux crachent l’histoire jusqu’au bord des larmes, jusque dans les bords parfois trop bien peints, parfois comme un tag ou une reprise au pinceau de bâtiment. C’est facile, rien ne ment.

 (c)  kerry james marshall
(c) kerry james marshall

Il faut porter la fresque hors de la chambre. Mais alors on s’embarque pour une virée nocturne, alors le visage, la robe, les jeans ne sont plus l’histoire, elle s’échappe et c’est un leurre, à y regarder de plus cette succession d’histoire en une seule qui se répètent, c’est la voix qui la porte, la voile on souffle cette fumée de cigarette,  ces objets de la spiritualité du quotidien comme une offrande, sur la table de nuit le candomblé redouble d’intensité, c’est palpable, l’on parle de quelqu’un d’autre.  On a déjà parlé de densité, dans l’avenue il n’y a pas de bateau, il faut bien que ce soit une embarcation de l’intellect, un engagement dans l’avenue du sensible, sur les murs un recueillement  d’hymne Motown à la messe urbaine, est une faille, une assemblée, une rupture, un credo, on a trop longtemps mis sur leur dos l’archétype, comme si d’un il n’y en avait qu’un, que chacun n’était pas clos et qu’il suffise de crack en crack, krik krak et Zora sur le porche à enfiler le collier des perles des devinettes, le deep south, les South et les scats de Harlem sont une succession tout en épaisseur digne d’un masque du Congo, planter des clous plutôt que choux, de guimauve de déhanché de disco, sensualité qui aime à sortir et brille, l’hallucination étincelante, proclame l’avènement d’un style nouveau :  décrypter l’âme mais écouter, j’appelle à la barre la prochaine diapo, le témoin qui saura dire:

(c)  Kerry James Marshall:
(c) Kerry James Marshall:

Il y a de la sensualité, et mes fantasmes sur fond musical, assis à une table de jazz. Que dit le portrait ? Rien que je n’ai déjà rabâché, ou plutôt tout contenu dans cette attente, cette attention , cet attendu , la somme des possibilité l’étreinte de tous les parfums dans un gloussement, mais l’on va m’accuser de partialité, de ne savoir écouter. Mais voici qu’au delà de la poussée fictive de mes fantasmes, tous les signes distinctifs  y sont attachés dont on fait une peinture, black suburban middleclass my love, c’est bien sûr l’art  d’attacher, subtilement et  sans prétention c’est dans le poème, sur la toile étendue à l’accession au statut.

Et pour finir, l’auteur s’explique sur ces intentions, certes, le style est du plus pur comic strip mais n’est ce pas justement l’idéal pour laisser le portrait s’expliquer de ses intentions, dérives, contextes et subtilités inexpliquées.

(c)  Kerry James Marshall:
(c) Kerry James Marshall:

quelques liens utiles :

sur Kerry James Mashall
interview sur « bomb »
petit focus sur l’art noir américain
androphilia
sur contemporary art daily
Jack Shaiman Gallery
chez Forma es vacio …

(c)  Kerry James Marshall

de L à B

de L à B

donnant sur l’atelier sur la table l’essentiel arraché aux heures parvient en toute gloire la couronne est une suction marouflée l’univers émise sur le vif oublieux

il semble léviter son apport est une hypnose répond à la conscience ton corps serré et l’éclair animé de tes yeux dans la rencontre – il faut être attentif aux suffixes et la racine- corps du sens sans lequel tout s’oublie, – les odeurs parfum – les salives viennent rappeler ça – temps arrêté le suspens est au delà et vibre.

le cercle referme sur la sève qui est pensée, s’augmente d’elle même par adjonction jusqu’à se reproduire à l’identique donnant l’impression de foisonnement de traversée et occupation de l’espace alors qu’elle ne parvient qu’à se cloner elle même

manquant par la singulièrement d’inventivité cette lueur qui permet de se considérer autre, la permission s’étend à la perméabilité grouillante la matière de soi comme le sperme part à la conquête n’entrevoyant plus la limite de soi par différence mais se ralliant par le trajet à ce qui fondamentalement augmente

l’espace lui même n’est plus terrain mais fertilisation, il faut faire alors l’amour à la terre et à ce qui grouille ne retenant plus rien ni même le souffle

la langue même n’est plus articulée de manière à comprendre mais se libère dans des flux qui agrège par sympathie sans soucis de hiérarchie ni de structuration

le bout acerbe de soi s’oublie dans l’ensemble qui pousse la marée pour un plancton ou la tectonique vu de près ne broie plus puisqu’elle englobe dans son mouvement l’essence même

sans doute l’essentiel se rappelle à l’ensemble en développant la proposition par empathie – c’est le mot utilisé – que recouvre t’il – les mots ont de l’importance dans le sens ou ils précisent la masse informe des sons – renvoient aux sens – mille patte se lève et part en mouvement d’un seul tenant sur la trajectoire du temps qui lui aussi n’a pas de sens

le même parvient à se nier lorsqu’il se résout à la répétition, semblant cohérent il est pourtant constitué d’un refus de se perpétuer à l’identique la mutation n’a de cesse que le mouvement le rythme interne de la phrase reconstitue l’énergie contenue au déplacement

ce n’est pas que dans les gueules captante de la matière l’attraction ne nie pas la succession n’assimile que pour se sauver de l’immobilité plainte de la destruction, perpétuer revient à mettre en mouvement, ce qui ne rajoute rien se fond, absorbé, l’évident entend on évide, bondisse les mots des nœuds sont répétés non à l’identique mais dans une rythmique propre à régénérer

pendant que grouille et pousse une attention extrême portée au détail permet de souligner dans ce soubassement de la stabilité l’élément moteur contributeur

ce mouvement essentiel semble immobile si bien que nous semblons en voir les trace quand c’est de toute éternité que pousse et se rétracte le sens indivisible l’attention à l’ensemble envisage dans la musicalité la plus tangible

l’inscription

il ne s’agit plus pour s’approcher de cercles concentriques ni même de traque permettant d’approcher c’est dans le mouvement même du flot au moment même où il s’exprime au delà d’une identité propre qu’est compris cette avancée ,n’ayant aucun sens dans le mouvement n’est ni pris ni libéré

le sens ultime suscite et appelle à restituer dans l’immédiateté le temps n’a plus de sens et est proféré d’un même tenant et être et espace et temps dans ce qui semble se répéter mais qis que l’affirmation d’un permanence d’une évidence  ne se laisse pas réduire

est le mouvement même

parler d’affinité et de contractions la poussée rendue à elle même ne conçoit plus d’aboutissement mais en elle même est cette préhension

on conçoit mieux que les mots perdent à la fois leur pouvoir personificateur de versificateur on retiendra le flux niant par là le retour à la ligne prise dans la juxtaposition et l’enchevêtrement la forme tout en excluant la redondance et l’attendu parvient à ce qui n’a pas de rive autre qu’elle même joignant des mains le flux qui avive

anima faisait pressentir l’irrigation ces charges porteuses qui à l’ensemble en faisait un

flux déterminant dans le sens ou il ne se ni ne termine notion évacuant toute marque de négation s’excluant seule dans le tourment de l’avancée de l’attraction à ce qui comme étreinte embrase.

dans l’atelier va le temps inarrêté

[image a venir] regret de ne pas l’avoir prise tout à notre tension du flot

en attendant

si en moi pèse dans la nuit

Mais ce matin en moi les rayons d’automne sont comme au pire de l’été et me contredisent.

J’ai besoin de cette solitude près de toi si près de toi, à te toucher, les veines de tes doigts le long de ton bras, le hale de ton visage le poli si lisse la pudeur de tes seins signant ton corps de ballerine, chutant ton parfum colonise les objets la vie qui flotte l’air se déposant comme les pétales de rosée.

Comment puis je être loin et pourtant ma solitude si près, et nécessaire

afin d’échapper à ton emprise et mieux pouvoir me saisir, de nos rêves, des pensées qui comme deux corps tournent et s’attouchent se rejoignent un combat dans une frénésie se saisissent, face à face, la face contre la face, s’opposant dans un engagement et pourtant se nourrissant des choc frontaux et alliances, alliage des glaives, les dieux visibles dans la rage et voyelle une douceur sur les feuilles, le brillant du matin à la tombée du soir exigent le bouclier et sculptant l’age la stridence des troncs, effort d’un tellurisme naturel passant dans les bois qui ravinent les vies, ces accents du sol, terrailles alimentées des laves, que nous buvons

à la grande source,

au jaillissement de la couleur

et l’accord, à l’accord-danse

l’harmonie, crépuscule matinal de la déflagration solaire, rejaillit dans le prisme

à ton port la méditerranée, de figue la cote lisse abrupte du lin noir qui t’habille, je parle de ton nez, de tes joues et de ta jambe comme fille de la soie, ta chevelure comme la nuit triomphante du jour et le jour comme le tronc, le tiroir volcanique se penchant à tes lèvres, rouge de ta pensée incessante, suspendue à tes mains qui façonnent ou imaginent et rythment le temps, le temps rythmé te donne naissance dans la succession des signes du corps de la torsion, l’apaisement et l’entente décomptant les secondes qui t’éloignent et rapprochent le vif , peut être de la brume ou de la lune

et je suis le témoin de cette éclosion, joie sœur de l’angoisse, urgence cette force qui rompt les amarres et soudainement le gros temps, ce visage un marbre d’ébène, est ce le soir, ou le sud profond des vents, les bords aigus de la pensée qui piétine aux bords de l’attention, ce visage égyptien ou sable des déserts de la sauvagerie, je le vois nègre dans cette grande étendue de l’œil, sous les cils le mince traite de fusain et je le le voudrais tracer à pleine main s’il n’y avais la distance cette présence concentrée des dieux et grave, les lueurs  circonflexes et l’horizon de toutes les mers à l’angle des forêts, l’aplat déconstruit en strates à l’aube de mourir plus affuté par le rabot qui défraie les jointures et dans ce crépuscule d’opale la tragédie sans minotaure d’avant le règne du chêne et que passe le chevreuil, quand l’ombre retient le sanglier et que filent les renards quand surgit la décision ou que l’espace se rompant délivre l’héritage.

Dans le geste quand nous regagnons la traine sur les graviers comme la filature de la hâte rejoignant dans la pente qu’est notre temps gagnant sur la nuit et qu’en moi pesant dégringole l’ancre qui s’en va se fixer dans les fonds, atteignant le noir et que je te regarde. perçant la lumière recouverte.

Si en moi pèse dans la nuit ce qui remue les feuillages, cette splendeur dont la tristesse me pleure et que je m’endors .

le bleu du ciel, Brigitte Komorn

asthénie

aquarelle Lamber sav

conversation, les deux hommes en traversant la route, dans leur habits serrés le chapeau au bord des yeux ils ne veulent pas voir l’été.

La grande maison du siècle dernier a les murs rose et  héberge une famille déshéritée, / cela est peu courant, pour mériter d’être souligné, // la gosse des îles quoique folle est une sacrée bringue

moi c’est le bananier qui a attiré mon regard, derrière le mur une végétation touffue,  et puis j’ai pensé que le jardin dissimulait bien le secret de la maison lépreuse,

la chaleur de l’été fume comme un cigare sur la chaussée qui s’éteint ou se rallume si le vent souffle, on se sent si loin des ports

partir ou revenir,

les gens que l’on croise ont du faire le voyage et se sont arrêtés ici,

il n’y a plus d’endroit où aller

j’ai pensé que la maison était l’endroit idéal pour vivre les rideaux tirés.

jardim aquarelle de Lamber Sav

Houmano Eustache

Houmano Eustache découvert au hasard d’une recherche visuelle sur la peinture haïtienne, ce peintre dont je ne sais rien me ramène à l’occident et à une peinture classique mais teintée d’épices et de sonorité, cette peinture parvient quand même à se faire entendre, comme l’écho d’une réalité intérieure

peut être même d’une trace photographique reconstituée qui laisse sentir ce que le visuel ne laisse pas voir,  par allusion ou est ce nous qui imaginons ? en contrepoint à cette belle image de ce qui importe à l’humanité et que l’écrivain J S Alexis nommait la belle amour humaine ,

soupir et clin d’œil d’un humain presque nu, qui rêve et se laisse être …

sur le site culture & création  » une brève biographie qui renvoie à son site houmano.com

Né en Haïtí, au Cap-Haïtien, Houmano Eustache a fait ses études au Collège classique du Cap jusqu’en 1972. Passionné d’art, il suit des cours de peinture à l’école ABC de Paris aux environs des années 1980.
L’ART, sous tous ses aspects, a toujours occupé une place prépondérante dans sa vie d’artiste.
Grand amateur de musique, ses prédilections vont au « smooth jazz et les grands classiques d’autrefois », selon ses dires. Les grands shows sur Art TV le passionnent également. Houmano a participé à diverses expositions, en solo ou en groupe, en Haïtí et au Canada, particulièrement, au Québec.
La philosophie de l’artiste
« Connais-toi toi-même… Ma vie, je la vis tout simplement, faisant de la peinture une raison primordiale dans mon éphémère existence. Chaque jour pour moi est comme une éternité enrobée de joies et d’intenses privilèges. Voilà ! »
Sur une palette de couleurs, Houmano nous dévoile les mille et un souvenirs de son enfance. Il nous déballe de temps en temps les recoins infimes d’une lointaine adolescence. Aujourd’hui, trois fois vingt ans plus tard, l’artiste étale sous nos yeux ses derniers pinceaux l’héritage de toute une vie.
http://www.houmano.com

peindre, et uniquement peindre ?

A peindre les mains illuminées  dans la matière , à se plonger dans l’expérience du faire et de  l’éclat mat de la couleur sans que rien ne le sous-tende, autre qu’un obscur pressentiment inconscient, sans qu’une tension séminale ne l’accompagne, la peinture semble être comme un gong que l’on frappe à l’entrée,

Est-ce l’entrée d’un corridor qui résonne dans le labyrinthe sombre de notre sensibilité, on tape alors à la porte de quelque chose qui nous s’ouvre, un indice de ce qui nous habite ou une palette des sens vers l’innommable et l’universel

cette peinture, qui tend dans sa masse à apporter matière à l’élucidation je ne pense pas qu’elle révèle mais plutôt qu’elle questionne . A peindre et uniquement peindre on pose une question à ce qui nous dépasse,  à l’éternité

Mais on peut aussi peindre sans uniquement peindre, le peintre accompagne alors ou s’ajoute d’une métaphysique du gestuel qui affine et tend son acte d’autre chose qui peut devenir chemin, porte le sens, sens de son geste, et ouvre , grincement des gonds de l’inconnu

Les deux attitude sont en général mêlées, le geste porte la matière questionnante de ‘être et du monde et est sous-tendue d’un chemin investi, d’une épaisseur concise qui détermine la lumière pendant que le geste lui de plus en plus aventureux se charge  d’une puissance évocatrice qui se suffise à lui même.

erwann Rougé

…je regarde et  te regarde encore,
c’est tellement peu, tellement fragile

l’absence et la douceur, l’odeur, ce repaire
d’étoiles et d’ombres allongées en nous.

Ce quelque chose de la main et de la terre ensemble.

Inis Meiin
Ile d’Aran , sep. 92

(© Erwann Rougé, Lèvres sans voix, Unes)

01© Anne Slacik