représente moi comme Ulysse

je resplendis dans le couchant
sombre dans les eaux
peau cachée par endroit

sombre il n’y a pas de limite

et surtout
je te vois orageuse
assombrir
toutes les échappées
un astre
vaste comme l’horizon

Je te sens sur mon cou
ma veine halète
je te sens lécher mes pieds
tu es l’Océan
le filet plein de poissons
je te tire à moi
moi le cyclope
le chien accroché à ta niche
touffeur ultime
la source dans les montagnes

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas
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(c) Marlene Dumas, Feathered Stola

Il parait que le sexe est l’endroit le plus odorant

du corps

et que certains n’embrassent pas car la bouche et les canines

aussi voient de près la viande les exubérances du végétal

la langue est plus douce l’amande et l’eau et la salive sont parents

la cascade quand vu du pont

j’écoute, je meurs et je regarde j’humecte et hume

je vois les odeurs et les sonorités le lavis trouble dans la glande et dans la glotte j’attends

AND SUDDENLY THERE IS BEAUTY

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j’ose le dire un seul de ses regards d’où qu’il vienne et la soie de ses cheveux et sans que j’ai vue sur son corsage chien que je suis

m’ont mis par terre il y a cette eau qui m’a noyé

encore une fois je le murmure en aparté ce torrent qui gronde les pépites entre les mains

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

par elle il y a les ambivalences

les équivalences les aller retours qui me ramènent toujours

au point de départ qui est le

point de non retour

et cela est
le résumé de la
journée
en 3 images

Ce fut d’abord un portrait

Elle les a tous rencontré, quand qui où ils furent il ne reste que le nœud de cet instant, entre deux passes dans le noir et s’étendant,  c’est un endroit violent, exposé dans ce tournis de pinceau, il y a le choc sans douceur qu’elle a pour le dire.  la pesée du corps interrogatif sur le papier  et cela sans fard.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

Penché, vent sur la peau, l’haleine puissante puise dans le corps qui suinte, et mates ce sont les mains aussi le toucher sur la surface qui circonvolent, empêchent, retiennent et dessinent comme un semblant de penchant, les incisions de la trace marquent les variations subtiles du frôlement rendre les armes comme épanché, dilué dans l’eau. Il y a eu un combat sur les ombres.  Mais la terre n’en fini pas de respirer. et l’aube apparait.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

Bien sûr cela remue derrière la peau nous est caché, dans la nuit rodent les loups, figures qui mordent menacent et crient, dehors même entre deux corps et même si ce n’est que le sien, cela monte et même sans bruit, brut, sans fond de teint, alors la peintre peint . Et il y a l’impudence. Quelqu’un ose se mettre debout.

(c) Marlene Dumas - Mgdalena Newman
(c) Marlene Dumas – Mgdalena Newman

Pour suivre

germaine greerGo girl
Magnetic fields
Germaine Greer on MD
Pictured

South Africa, the culture trip
@Tate Gallery artist talk
\ the image as burden

Charbon

La vie incise   ce n’est pas une musique mais un déchainement musculaire       une entaille pour se dégager de la pression          fuir vers l’horizon creuser un trou        à l’écart de la pluie  quelques arbres y poussent    coques de noix qui s’ouvrent vie de l’homme                                   La marque du temps se voit dans l’effroi des successions déchirées d’une course météorologique       simple effet des poussées  craquement du tonnerre l’éclair sous la couleur changeante d’un ciel qui ménage les ténèbres et sillonné des arcs électriques fendant le monde en deux                 dans le visage seule parure dans l’immensité retenue d’un corps sec poussant devant lui la balle imaginaire et rattrapé par les frappes jaillissantes charbon de bois inscrit dans ses saillies.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas