Misia meu amor

Misia,

mots

 

le poème

dans la bouche

 

tendue d’absolu

des poètes

la gloire

le recueil

des mots

dans la langue

clin de nuit

la lumière

noire élancée

sans se rompre

rouge

l’instant de toujours

 

se suspend

chant

aspirant au blanc

 

Misia et saramago

Misia – Que fazes aí Lisboa

et à suivre sur Deezer la radio de Misia réserve de belles perles

marinheiro


photo inconnu

et si l’on devait dire le bouleversement quand à la mer marche l’étendue de l’eau la poitrine inspire les flots, aspire à s’embrumer, brume d’eau aux surfaces des écailles

pour le marin c’est comme claquer la porte d’en bas de la rue qui monte et suivre les pavés jusqu’au bureau de tabac, et s’en revenir au port où l’attend le bateau, mais je ne suis pas marin ou pas assez ou trop poète, et attentif aux mots

laisse l’air fouetter les odeurs et les épices, je me sens de tous les mondes, j’ai intact l’étonnement de pouvoir demain jeter l’ancre au Cap vert et de là frétiller  d’île en île et à la conversation, quémander un pain et un grog et heureux écouter les vieux raconter le malheur de vivre ici, me sentir submerger par le corps et coq sacrifié chanter  l’âme des femmes mûr d’une torsade et ivre en rire

envisager l’avenir chantant des promesses non tenues, promettre encore et rendre aux flots le du du sang et n’en garder que la chanson, je la fredonne sur les chemins infidèle au milliers de visages et la joie en tête, sourire sous ma chemise et la flute entre mes jambes, d’un pas léger accepter d’être miséreux tant que les mots ont un air de fête

je revois l’écume, la poussières et les îles qui disparaissent de la surface

oubliées

semblables à des points ou est ce moi qui ai soufflé sur l’océan dispersant des bribes et repensant l’humanité, sans soucis de précédant l’oeil pétillant confondre danse et volcan et  commissures des lèvres et le corsage ouvert me fier aux hanches, poles de l’univers

pour ce que j’en vois

photo inconnu (droits réservés)

m’attacher au noeud du sari et pieds traîner la poussière, l’envoler vers les grains et s’envoler les mouettes, comme dans les rochers qui absorbent l’Océan, comme le sable qui s’ingénie d’une drôle d’arithmétique et comme la terre qui surgit du feu se couvre de maïs au beau milieu de l’eau, comme la rivière s’écoule entre les sables et émeraude chevauche les rochers comme crinière crépitante vers la bouche de l’ouverture

béat, s’y échappant et libre des courants

fil des échanges entre les terres le marin se laisse glisser et la voile lui sert de prise au-vent et s’en être marin, marinheiro je reçois les atomes des embruns

tanné sous les couleurs et la lumière de la nuit, j’invente pour me parler  une langue étrange, au vent celle des autres rives et des bancs de sardines, mérous et dans ma soute la poésie d’un matin

aquarelle, Lamber Sav 2005

Lispoète

 

un rêve

entre corde et brume

tressée

des milles contemplations

 

l’eau du fleuve

à remonter les rues

pavées des fièvres de ceux qui sentiront la mort

 

les maisons multicolores dans la ville qui peut n’être que noire

noirs de l’Atlantique qui font croire au bleu malgré le sang

la ville

remontant dans le reflet des trams

 

qui peine,  danse,  chant,  bouscule les chaises dans la taverne

de la gorge

se fend la saudade voiles de la pureté les étoffes du mystère

lancé

 

sur les toits des négresses rient et les femmes dans l’embouchure déploient le corps que seule la jeunesse inonde d’eau, nageant se croyant surgi d’une fontaine la douceur de la mélancolie pour une fois rouge

vêtus de noir des hommes squelettiques, folie du pouvoir et l’orgueil, ne voient que

lèvres

au balcon où sèche le linge que

lèvres

couronne de fer forgé que

lèvres

deux seins entourent comme des jambes le bras et la main orientale

henné couve le

feu du corps débordant d’un peignoir mal fermé

et jurant

deux gros seins et le ventre

santa Maria ,

irradie

je t’ai peint

émergeant du tissu et les cheveux noirs

 

des orages d »été surplombent la plainte

et caravelles

la croix

devient voix

tue

l’arrogance

la blancheur devenue noire

et qui Mer à  bout chante