Lispoète

 

un rêve

entre corde et brume

tressée

des milles contemplations

 

l’eau du fleuve

à remonter les rues

pavées des fièvres de ceux qui sentiront la mort

 

les maisons multicolores dans la ville qui peut n’être que noire

noirs de l’Atlantique qui font croire au bleu malgré le sang

la ville

remontant dans le reflet des trams

 

qui peine,  danse,  chant,  bouscule les chaises dans la taverne

de la gorge

se fend la saudade voiles de la pureté les étoffes du mystère

lancé

 

sur les toits des négresses rient et les femmes dans l’embouchure déploient le corps que seule la jeunesse inonde d’eau, nageant se croyant surgi d’une fontaine la douceur de la mélancolie pour une fois rouge

vêtus de noir des hommes squelettiques, folie du pouvoir et l’orgueil, ne voient que

lèvres

au balcon où sèche le linge que

lèvres

couronne de fer forgé que

lèvres

deux seins entourent comme des jambes le bras et la main orientale

henné couve le

feu du corps débordant d’un peignoir mal fermé

et jurant

deux gros seins et le ventre

santa Maria ,

irradie

je t’ai peint

émergeant du tissu et les cheveux noirs

 

des orages d »été surplombent la plainte

et caravelles

la croix

devient voix

tue

l’arrogance

la blancheur devenue noire

et qui Mer à  bout chante

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2 réflexions sur « Lispoète »

    1. merci réchab , effectivement c’est l’image, les odeurs et le tactile , ainsi que la présence palpable qui me guide , merci de ton passage ,
      à bientot
      lam

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