de si près je ne vois rien

Fred Williams

des deux versants cela s’explique aisément
par la chaleur
la sensation de limite
et
la photographie aérienne
et si les pas des fourmis ne se voient pas
et si le long de la ligne une géographie animale
ou du moins biologique
ou ce qui sous-entend

 

les déboires près de l’étang

 

et si pour boire il faut s’élancer

 

 

en ligne et point sable ou végétal

 

a distinguer ce qui empiète

et même si ne dispense pas

Fred Williams, yellow landscape 74

de la marche

de la vue

de tordre

 

de se mettre dans ses pas et de mettre ses pas les rêves tendus sur le fil distendus qui s’observent

 

quand les muscles tendus l’oeil dans l’orbite s’alimente au réel

 

Fred-Williams,You Yangs-second series-1968

de près tout semble si différent agglutiné ou séparé matière grimpant ou descendant quand poussent sans plan apparemment arrêté les essences qui pourtant vivent et qu’ils ramassent qui est la soif des vies à vies

dans le rouge de si près je ne vois rien les vivants entretuent les morts du moins il semble

 

Fred Williams

 

point échafaudé est un chasseur solitaire

Fred Williams, drawing

moment de recueillement ou il arrête le monde pour s’en saisir,  ému par un beau sentiment ou un désir de beauté

saisir ce qu’elle peut saisir

il s’agit bien d’introspection, il s’agit de pensée

ce agit comme s’il entame dessin après dessin ce qui est une pratique où finalement s’épure ce qu’il a vu

trame ou à s’engager sur un chemin

 

assailli de tout coté

tracer la vision non pour en faire la carte mais parce qu’il n’est pas sûr de ce qu’il voit ,

 

le turmoil du visible est si prégnant que comment s’en sortir autrement qu’en jetant par la main l’attirail de point, blancs, valeurs, tons, lignes, noirs, ombres , couleur, le dessin est sous-jacent est l’idée la plus pure,  dans le dessin est le fil tendu à l’esprit,

certains l’empruntent et deux esprits se parlant ou à plusieurs siècles de distance entrevoient, l’un impulsant l’autre renvoyant dans la contemplation ce que la main à vu

et su

John Marin, marine painting

à un moment le dessin

John Berger, dessin

s' »apparente à la pensée qui prise entre les différentes dimensions du papier commence à instituer quelque chose qui instaure le visible

langage aussi, acupuncture et calligraphie

le mot alors s’intègre mais est mieux écrit, calligraphié, redevenu dessin

et visible

le mot parlé casse

Bomberg

dessin

mot qui est trompeur parce qu’il évoque les salles de torture et les professeurs qui enseignent ce qui s’apparente à la peinture, mais qui suppose un départ

 

hors de cet appris par où remonter le fil de l’esprit qui crayonne ou s’aide de l’encre, du trait, du point de la masse, des hautes, des basses, de l’eau, de tout ce qu’il veut et vers ce qu’il poursuit

voir est de l’homme n’est pas des dieux, le silence s’il veut , le bruit ou musique

 

portée

car lors-qu’assis au près du chemin ou mieux encore face à ce visage, aimé, mais qui s’impose dans toute la multiplicité de la réalité,inconnu à regarder, les portraits de Berger de sa mère en train de mourir, qu’est-ce ?  cet effort de reconnaitre

 

l’indistinct du quotidien

l’imaginaire ou la philosophie la plus tendue

Marie Hélène da Silva

on ne sait plus

ou peut être le peintre sait-il et s’acharne à être à flot du monde et de lui même, et de l’autre

cela dépend

le dessin a pour nom, liberté