a mi madre…

TXORIA TXORI
Hegoak ebaki banizkio,
nerea izanen zen,
ez zuen aldeginen ;
baina,
honela,
ez zen gehiago txoria izanen,
eta nik…
txoria nuen maite.

…Si je lui avais coupé les ailes
Elle aurait été mienne
Elle ne se serait pas enfuie
Mais alors
Elle n’aurait plus été un oiseau
Et moi
C’est l’oiseau que j’aimais

(Joxean Artze, 1965)

promenez vous de petites vidéos en vidéos en bas de l’écran , c’est si beau !

l’entre de la grande ourse

L’écrire comme un souffle que l’homme expulse, respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbéré, reflété, renvoyé comme d’une paume, flanc de cette main qui rencontre et projette en retour, Le bond de force que le corps imprime, J’y vois comme ce champs de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l’on met au jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi. Mais ce râle de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau, course des pistes ouvertes au flanc des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer. Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam , Ce jeu comme un équilibre de paix qui m’en rappelle un autre, celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds; Fixation des neurones en écarts d’étoiles. Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux accroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu’impulse la paume ou le cannelage en réponse à l’entretas de pierres carrées, mégalithiques, comme les rochers, bornes des chemins, ce vouloir-balle comme une parole au rebond de soi; Le filin deviendrait ligotement de l’être et ne servirait plus qu’à errer l’allant du sentier dans un maillage étroit, filet en piège à ours.

grèce


Au retour d’un voyage à travers la Grèce et les iles , enveloppé encore des vapeurs de lauriers, tout à la douceur de demeurer dans l’ile aux ruelles étroites, gravissant les montagnes comme une chèvre, les pieds dans l’émeraude paradisiaque, je me repait de la rudesse jouissive au sel marin d’une kémia de seiches, de ma table d’amitié je vois les pècheurs préparer les boutres aux filets et aux voiles , méditerranée l’euphorie me gagne et je voudrai vivre toujours comme ça ;Est-ce l’orient dans la partie de cette ville au dauphin , est-ce de sentir la terre si fort quand l’eau m’environne , est ce de toucher à la mythologie de Sigri,

cette peinture est comme un songe de retour que je ferai beaucoup plus tard,

à l’atelier , je peints cette toile que mon ami Maya , dans sa clairvoyance voudrai pour couverture de son livre « lettre à ma terre » , jamais publié , je crois …

l’atelier, ces jours là résonnait du rêve d’un retour au goùt pistache,

les yeux fermés, sommeil en ancre bleu, le périple au détour safran m’enlaçait à la braise de l’horizon,

j’ai toujours nourri une fascination pour le personnage d’Ulysse , mon prof de grec au nez joyeux me faisait revivre Nausicaa avec un réalisme savoureux et olfactif, l’adolescent que j’étais rêvait de se retrouver allongé sans connaissance ( héllénique , j’ai bien réussi à tout oublier!) sur une plage ondée de soleil avec à ses pieds Nausicaa en voilure blanche sentant bon l’huile d’olive et entourée du caquètement subtil et incrédule de ses suivantes , la lumière solaire et les terrifiantes circé et autres apparitions du merveilleux continuent de me hanter , la méditerranée toute entière se joint de rive à rive , d’exploration en errance , de mystères en élucidation , de ruse en sagesse noire ,

jersey girl and old Tom

oh life on the mississipi…mes souvenirs me rabrouent et remontent le fleuve vieil air nostalgique, ample robe en peau de liane tu n’en finis pas de me hanter, toi femme d’errance il s’échappe des planches comme un ol’tune, banjo ou flute percée, casserole endiablée, ton bateau s’arrête à mon port et je me souviens, nostalgie, je me laisse aller les pieds dans l’eau de vase , le regard s’effiloche au bayou, perdu dans la traine du ciel sans fin, je rêve et je me souviens, l’air vague, deux rire fusent comme un pétale camélia, femmes noires, orchidées en guoguette

le fleuve en remord, retort,

et voila old Tom qui débarque, sa bouteille de « southern confort » à la main, mais la voix porte toujours le sanglot ridé et la chanson m’enbluese, il s’en appuit comme d’une canne et vouté s’en va fredonnant  » and i call your name …

podcast

old Tom me ramène à cette haute branche où je lisais ta magie de gouaille insolente d’entrain, Tom et Huck Finn, les flots canailles m’entrainent dans les marécages près du grand fleuve dans cette ile merveilleuse des rires d’enfants, jeux de pirates, éblouit de terreur je court cette vieille face burrinée de joe l’indien à mes trousses,

Old Tom a grandi et est inconsolable il s’est réveillé sur ce vieux trottoir, vieux fatras enkylosé , life ain’t no game ol’ boy , sournoisement lui glisse la maquerelle , inconsolable vieux bouc oh where ‘re you my sweet jersey girl …

mustapha dimé

aux rives des choses de longues tringles filandreuses entortillées de grille, des perches ajourées de fers pointés cloutés, marchent et se mèlent aux vivants ceux-la occupés à transvaser l’eau dans les bassines en toc, la grande invasion plastique et nylon en nuée blanche chipe et recouvre les jambes, ils marchent le long des rues poudre ocrée de cette île embarcadère d’où le sanglot ne revient des meurtrières de l’exil que déposés par le vent le hasard le ressac riverain, voisinage triste la pauvreté est s’acclimate, les sacs renvoient les fumées à la fureur solaire.

La mer apporte autre chose, des bouts de bois blanchis , tortueux et tordus , les membres des par dessus bord qui reviennent en fantôme , des piles entortillées qui dératent des cargos de rouille bleue sale, des fers tordus ou tôles rongées rouge-morsures qui éventrent, des gouvernails décolorés ,des écailles de bois peint , des creux des gonds des visses, des galets et des filets dans les dérives de mazout et d’huile à flot , des et des et des , et la grève qui agrippe au ressac sans trime ni saison,
la roche qui retient par les entailles des bouts de laine, des tissus de trous, des fils tissés, des goudrons, des coques de noix, des toiles et des cordettes et se mèle le rouge du vert au jaune l’or à chair entrecoupée, dépouille de lien et entrave, cuir qui brave l’air des pendouilles breloques de coques striées les calebasses nouées à hauteur des reins
entrailles de barbelés rayés de rouille piqués de cheveux rèches au creux arride du rond en surplomb les corps de branche abandonnés par la plage rongés d’eau et boursoufflés d’écorce laissés la peau blanche calcinée par le feu
le temps l’égarement battu contre les pierres trainent au rivage.
un beau tronc équarré à coup de hache deux bras de jambe torse rythmé de coups à corps sanglé et un clou de rouille fiché en plein cou
sanglote cette proue le rouge écoulé aux deux percés saignent les cordages le long du bois de rail
entortillé des bouts de cordes les longues cornes commentent une mémoire tchiware tendu en arc de cercle d’antilope

D’avant ,d’avant que le regard ne perce la barrière indigo face au bleu et dos à l’ocre d’où les vagues à l’envers versent les restes que l’ile en phare permet .

Le dos à la terre la mère, le corps noué sous une toile attachée aux pierres d’une batisse grise, vestige et maintenant refuge l’homme et le fort regarde la barrière d’eau , la voile bleu , la toile qui bouge au vent ou halo de lumière en flot, les yeux voient au loin , quoi , le dos au rivage mère les yeux arpente ce désert des vies qui pourtant rejette ces disloqués, ces voisinages d’aventures , ces embruns d’ailleurs,
le ressac ramène , il arrive , la rive avare, jeu de dupe où l’homme trouve ce que l’autre perd c’est la force du vent, le transbordage des vagues, jette ce qui dérive du loin des autres rives mères, couramment transportés et rejeté par la houle caprice et reine donne aux rocs , aux sables et aux buissons d’épines qui gardent. (en construction et à suivre)

seydou borro


seydou boro, le grand vivant

G geste oracle extra-oridinaire Théatre artiste dansant chantant parlant sa vie d’homme ses ailleurs ses pleurs ses colères ses paysages son eau sa rivière ses poissons
de sa vague
homme-rivière
homme-ciel
homme-soleil
qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond à sa petite fille qui les yeux sérieux lui demande :papa …., lui se questionne se raconte va d’un bout à l’autre son corps dans l’espace le traverse dans une fulgurance , déverse son t-shirt se perd dans sa nudité échappe à son t shirt se voit en miroir bouillone de toute la vie vue se roule déroule
le corps ses muscles en lui luisants si vivant se rythment gazelle rebondissent élastique si naturel en homme
l’homme moi toi lui moi ,
et mon corps si pauvre qui est là qui boit au projecteur de l’homme qui parle,
son art qu’il a forgé de toute sa vie qui transpire qui coule comme une source tant pis si ce soir elle est de plastique ,
résurgence par le rouge des yeux
immense fleuve
vievue
qui bouge
viue
provoque
vie
prend l’afrique à bout de corps danse roulade eau arabesque s’envole de l’oiseau et nous laisse si plat à ras de terre non linoléum chaise mal o cul à plat à plat
où alors s’envoler avec lui prendre une de ses plumes qui lui poussent sur la peau qui frisottent vibre de l’air si libre nous si ras de terre qui
oui j’ai un corps si lourd qui veut voler
voler
mon corps se transforme à le voir si homme si lion si tout
c’est la forge l’artiste
des jours des nuits des mois des corps des temps des tristesses des désespoirs
le travail
alors les doutes fuient en hyènes
je m’épprouve marchant riant papa étincellant de rouge des pieds tapent le sol à taque à taque mes yeux ma faim ma soif gazelle je court je court

ce corps cet espace les deux rivent ensembles l’espace du dedans l’espace du dehors les muscles colorent la peau si fine infimes si puissant
couleur noir

mais je reprends ….

au début tout près de nous assis sur une chaise de dos un homme

noir

grand courbé un homme parle à sa guitare,il chante une mélopée peut être mandingue, comme dans la chaleur sourde d’un ennui qui coule, une désespérance douce,
la voix, noire si belle cristalline comme le fleuve qu’il regarde , oui le fleuve le ‘eau qui court fluide , s’échappe en espace vide , là devant moi dans la transparence noire de la scène de la lumière carrée anguleuse qui s’étend à perte de vue se fond dans les briques les tôles peut être de mon quartier, du sous-sol, sol d’ailleurs ,

c’est à dire…. dire dire , c’est,

c’est à dire il nous attendant , il chantait , il se grattait il se gratte ,

il bondit panthère et fait le geste de l’eau , moi j’y vois le fleuve mais c’est l’air , c’est la plante qui serpente , c’est le serpent qui ondule c’est lui l’homme qui plonge dans son corps y ramène ce sang ce mouvement qui pour moi est eau , ondule , la plante des pieds qui dansent glissent l’homme là

il revient il chante la mélopée se poursuit il se gratte, il ondule il gratte il ondule il se gratte il chante , il parcourt les quatre coins ,

il nous dit merci ,

quoi , merci , … il dit … je suis venu pour la chose et puis la danse se met en mouvement le corps se met à vivre à parler , la parole à couler , et … il s’arrête il dit il parle il sourit ironique de toute ses dents de tout son dos l’histoire de ce corps que je sens si plein plein de rebondissements d’histoire bonds non d’aller de retours hésitations rompues vivacité , non de travail , non de joie , oui d’amour , de vie de geste du quotidien de, d’impatience de mouvement d’humeur , mais mais il dit mais ce corps est nu , en afrique le corps est nu , ah oui en afrique , non non on ne me l’a fait pas non ce n’est pas ça y a une tête la dedans rasée on en voit le squelette non mais ça bouge c’est vivant c’est muscle c’est rouge des yeux c’est pieds qui glissent au lieu de marcher c’est , mais c’est nu nu , nu c’est l’art , l’art , c’est travail travail forge de ce corps qui, c’est l’art , c’est le chemin cailloux le long de la rivière où C’est l’art je le sais bien c’est nu parce que c’est l’art , parce que c’est pas la petite fille non c’est la jambe qui vole à hauteur de petite fille c’est l’art , c’est les yeux qui voient qui deviennent torsade colère corde afrique , homme enfer homme amour rire ! terre vie

comment te dire comment te dire cette danse dans cet homme ce corps cette parole ce tu ce regard qui transperce qui te parle qui est moi qui est toi peut être je te croiserai demain peut être je serai panthère peut être je serai art ,

oui c’est une question qui se rue en corps qui est vivant,
non ne pas mourir
voir, danser , danser rallumer les lumières lumières ! vivre danser danser ah ah le corps se déploie dit que la mort non ,
non
la mort
oui je sais
la mort
si oui je sais
non, pas ça pas la mort d’un enfant non ,
vivre danser chanter le mouvement inarrêté
dire bouger onduler toujours plus
parce que la mort non

noir

et moi d’applaudir d’applaudir à rompre quoi le noir , l’autre pas à pas pas les yeux rouge le corps si vivant non le noir
plus rien rien

hummm me remplir les poumons air des mouvements toute la danse comment la qualifier désespérement vive car oui tous ses mouvements cette eau cette corde ces briques , quoi quoi tout ça tout ce que j’ai vu dans ce sous-sol ça , j’inspire , je respire vivant de tout ça ,

une perf
perfusion
performance
oui
non
perfusion
fusion
c’est ça vivre c’est art , travail rencontre sortir voir jailllir la parole vite vite libre essentielle surprenante , il te parle te parle non c’est art il te parle oui il te parle c’est art le corps en majuscule le corps même si multiple mais là si fort qu’il est là là là comment ignorer ce corps dans la danse qui te donne tout

voila pourquoi,

waati

WAATI de souleymane cissé

Cette histoire de Nandi , jeune fille sud africaine qui doit fuir l’Afrique du sud , parce que l’apartheid l’a acculée à la mort , au meurtre de son identité ( ces parents ) , à la négation violente de qui elle est ,

Le film s’ouvre dans l’aliénation , l’asservissement , et la violence meutrière qui est un préambule à une errance et au voyage initiatique de reconquête de soi , pour survivre elle doit prendre la fuite ; elle découvre alors l’afrique dans ces multiples aspects à travers un voyage initiatique , magique , mystique , ésotérique qui la mène à elle même , elle retrouve ce qu’être africaine veut dire , lentement , profondément , dans des visions fortes , une traversée des racines immémoriales qui la fonde ,

de très belles images de la nature et de l’humain , une très belle réflexion sur l’identité ( le masque comme un deuxième visage) , l’expression artistique (la marionette malienne , la danse et le travail de were were liking et ki yi ) des visions saisissantes sur l’horizon de l’afrique ,( le passage face à la mer , et celui où une femme traditionelle traverse l’autoroute pour ce replonger dans la foret comme une reconnaissance)

la figure de l’enfant qui se meurt de fain dans le sahel va la décider à partir pour apporter son aide , compassion extrème et engagement pour reconstruire cette terre qui s’envole en poussière , élément essentiel du film car peut on vraiment se rejoindre si on ne reconnait pas l’autre , si son trajet ne nous amène pas à rejoindre celui qui souffre , qui est l’espoir de demain , une main tendue qui rejoint l’autre au bout de la chaine de la recherche de soi , au sens fort du lien à l’autre ,

La boucle se referme sur un retour en Afrique du sud , utopique , mais face à face nécessaire avec les vieux démons , avec l’homme blanc , le passé , l’avenir , barré , car l’enfant Aïcha , quelle a emmené avec elle est refoulée par les afrikaners , maître encore de cette afrique ,

le film se clot sur l’image rêvée d’un arbre de la source , au sein d’un paysage ancestral (la namibie?) avec ces oiseaux qui volent dans les branches , réconciliation intérieure d’une afrique qui s’est retrouvée dans son fondement et ses fondations inaliénables .

soutenir Aimé Césaire…

Vu le climat social où la situation ne peut qu’empirer ,Vu le climat philosophique ou la vie est ramené à une équation mathématique , où le virtuel se noit dans l’horreur de l’actualité tout ceci n’aura qu’ un sens restreint ,
sauf que ce que dit Césaire , ce n’est pas rien , tout de même ,
Que savons nous de ce qui est essentiel à l’homme et quel est le sens de l’histoire des idées , de l’espoir , de la poésie et de la liberté ,
si ce n’est un long parcours pour clamer la dignité de homme ,
sans lequel il n’est point d’être humain

Oui , soutenir Aimé Césaire, qui soutient, lui contre le grand chef blanc que sa poésie n’étaient pas des sornettes, qu’elle était forgée ;

Que l’histoire est faite de sang, de celui des hommes, de leur souffrance, de leur meurtre radical,
Je ne veux pas consentir à votre vision de l’histoire, je ne sais si la France est mon pays et si j ‘ai un pays,
mais ce n’est pas celui là ,qui se batie sur le déni de l’autre, se glorifie de la violence, de la négation et de l’asservissement, avec en filligrane le soupçon d’une supériorité barbare,
un pays qui n’admire pas ce sursaut de l’homme enchainé à clamer son existence, à reconstruire son identité et à rejaillir des pousses de l’humanité reconquise,
Je suis de ce pays-ci, me reconnais dans les blessés, les humiliés, les éclopés des ravages du plus fort qui broit l’enfant dans son poing, je me relève à chaque fois que la violence arrache la graine porteuse de l’espoir, de la vie , de la différence,

Je veux tendre la main à le laisser naitre, Monde inique qui voudrait qu’on lui tende un miroir à se voir nymphe et qui est harpie,

Le poète des caraibes nous dit la révolte de l’homme et sa rage d’être, je suis de ce monde là et pas de celui qui nous rogne, nous dénie notre humanité sempiternelle,
la poésie est faite du sang de celui qui veut transformer sa condition, muer et devenir ce qu’ il pressent, ce qu’il sait être au dela de ses chaines.

Vive cette fougue à se retrouver, à recréer, à renouer la déchirure de ses charmilles,
aujourd’hui plus que jamais le monde a besoin de ses prophètes et Césaire en est un ,
c’est pour ces raisons et parce que » la poèsia es una arma cargada de futuro « , et la non violence une autre pour faire bonne mesure ,que je me crois sur le même bateau, pas galère mais plutot boutre ou radeau, car marroner c’est échapper à la haine,

car l’heure est à dire sa préférence et se réclamer de vive lignée,
Je veux être ce lambi à l’oreille de la musique de l’immensité .