l’entre de la grande ourse

L’écrire comme un souffle que l’homme expulse, respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbéré, reflété, renvoyé comme d’une paume, flanc de cette main qui rencontre et projette en retour, Le bond de force que le corps imprime, J’y vois comme ce champs de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l’on met au jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi. Mais ce râle de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau, course des pistes ouvertes au flanc des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer. Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam , Ce jeu comme un équilibre de paix qui m’en rappelle un autre, celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds; Fixation des neurones en écarts d’étoiles. Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux accroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu’impulse la paume ou le cannelage en réponse à l’entretas de pierres carrées, mégalithiques, comme les rochers, bornes des chemins, ce vouloir-balle comme une parole au rebond de soi; Le filin deviendrait ligotement de l’être et ne servirait plus qu’à errer l’allant du sentier dans un maillage étroit, filet en piège à ours.

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2 réflexions sur « l’entre de la grande ourse »

  1. Se lancer comme un projectile, à travers les espaces, à la manière d’une fusée destinée à explorer d’autres mondes, et dont elle ne sait rien encore..
    Ainsi les étoiles seraient bien reliées entre elles, par des fils ténus cheminant de l’une à l’autre,
    Ce serait l’équilibre des pensées, reflétées, ou renvoyées ( une balle au rebond), sur la perpendiculaire d’un mur de verre, invisible, .
    Le tracé lumineux fixé dans les écarts, et dont on tire de l’invisible, l’écrire, ( comme un souffle vital que l’on expulse).
    Le libre écart entre l’immobile, et le moment où court la plume, chantournant les mots.
    Toujours en équilibre instable .
    Ce serait ainsi que l’on parcourt l’univers ( en le construisant au fur et à mesure ).

  2. merci Rechab de ce beau texte qui témoigne d’une compréhension de ce que je raconte ! de plus j’aime beaucoup ce texte que j’avais repris dans belle au sang , beau souvenir d’écriture
    et plus largement merci pour ton attention de déterreur de textes attentionné ,
    à très bientot
    Lamber

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