lémur communicant

3734467407_d275ccdffasigne d’allégresse précurseur du grand événement

et à l’autre bout sourire extatiquelemurien10x

#misti – communicants= a way of life ; cata sur le sable, chaud à l’ombre de feuillages, sous les feuilles ou les galets, à la tangente de la paroi, le mur de l’immense fulgurance, à deux pas de la marguerite qui rayonnante s’illustre en bande à l’astre rageur, s’étaler sur le gazon, être lémur irrémédiablement.galerie-membre,lemurien,branfere-7

© crédit photo inconnus

erwann Rougé

…je regarde et  te regarde encore,
c’est tellement peu, tellement fragile

l’absence et la douceur, l’odeur, ce repaire
d’étoiles et d’ombres allongées en nous.

Ce quelque chose de la main et de la terre ensemble.

Inis Meiin
Ile d’Aran , sep. 92

(© Erwann Rougé, Lèvres sans voix, Unes)

01© Anne Slacik

brânme

La mémoire, à propulser, vers l’humain, le frisson ,

touch ! suspens du toucher les deux sens en contact, touch c’est autre chose, c’est l’expérience de l’autre dans ce non encore ligne de contact , feu dans la stratosfaire

oui , ce texte je l’ai trouvé chez Doneda ,

l’écoute, du souffle de l’imperceptible que l’air conduit,
un simple que ,
une relative sans suite comme le son que semble déchirer cette entente à atteindre le vide du mot, jolie expérience que ce vertige à peine ébauché, crissement à l’égal du blanc les mots accrochent le silence , la porte de l’inaudible, que

c’est le rythme plus que le sens des mots , c’est ce serpent qui bouscule en douceur par en dessous
l’imprévisible et la place qu’il laisse , au temps dans les interstices, les mots dans les sons les re-son et  les non-sons , avant , après , au delà tout est dans ce murmure où des lignes de contact ces chantages de la vibration ces relations au son du passage de l’un à l’autre, massacre où les frétillements de sens, par la queue de tanche de haut en bas  l’impromptu des couleurs à peines murmurées , quand elles se diffractent, marmoréennes, à l’insu et en cisaillement, les vagues comme coupées par un ciseau buté, imparfait même il tranche, déchire au hasard des fibres, c’est là que le son couleur s’inscrit à l’espace, dans cet outrepassement, ce surgissement de son absence, un petit rayonnement de son entre les lignes, c’est là que ça devient intéressant le reste est remplissage les couleur saturées qui cachent à force de hurler , formes etc . une brêche dans la craquelure ou l’outrage de la truelle, mais la texture , pompeux mot pour désigner ce frottement son être-là et son plus-là, soudain, à la mesure de la disparition rend l’écho la trace qui murmure, le temps , le corps une salive, un frisson, et quand le dire alors des geysers de crêtes des mots des tourbillons de silence à attendre, puisque l’absence absorbe, mais ce n’est pas qu’une absence l’anse anche os de la ou présence ou tout ce que les mots veulent désigner, cerner , bâillonner, c’est à l’aspérité quand désigner, dessiner est passé détrempé, que se joue en retard l’ étonné, là de l’anticipé ,  hors de l’énoncé, trait qui échappe à lui-même en devant et en avance , selon un schéma fixe, une pensée qui s’interpelle en dehors de la pensée quand elle s’oublie et révèle un entrebâillement, un art horizon, là je vois le surpassement de Scully, l’air, « no stranger to air »,  retour des carrés bien formé à des lignes fixes tracées au cordeau mais en couches successives malgré tout le débord et le rebord pensent dans les remords, les fébrilités du peintres, osées, alignement qui permet  la marge et l’a peu près, peut être même une révolte dissimulée à peine formulée, un simple gros oeuvre laissé pour compte contredit l’obstination à construire, cet écart dit ce qu’il faut entendre les stridences inocentes imperceptibles vaporisent  des émanation quand elles se touchent, se recouvrent, se recoupent , l’essentiel est là le reste n’a plus d’importance , la bavarditude se perd dans les pointes des sons de ce qui se devine du non-peint, de l’enduit en dessous, des traces qui s’étant résolues à se taire causent,

Doneda c’est pareil , c’est à l’aventure du souffle en devant de lui , par pour surprendre mais se surpendre, suspendre, l’heure des orateurs , ceux qui péroraisonnent, braillent quoiqu’il fassent c’est dans ce relâchement de la volonté quand ça retombe, dès lors plus besoin de prétendre, la tension s’arrime et dans la résonance dans la traque mais comment traquer sinon en déraison,

la vaillance de l’air à la couleur claire, intermède la cessation du réel

ARB_DE

le vent la mer, ‘écaille, le temps qui fond va te le dire

brânme l’âne qui brâme anima ou brahma tout est dans les a coiffés ou pas ouverts ou fermé continu ou discontinu droite entre fil et entre son le rire pourrait pleurer en courbe c’est à la pointe qu’il s’attend

the orators (11)

CAP

Be no stranger to
Air. Be
Killer. The golden


Delivery
Be as you see it


Do not
But
Be.


& be guardian.


Be tooth
Seal apart.


Be sentinel
Vibrate.


Be vapor
Contain.


Be cave
Blossom.


Be bush
Murder.


Be moth
Be.


Be aureole
Essence.


Ardors
America.


To be
It
Which touch.

Oh.

I touch.

Your hands.

That

touch

My face.

Let

Be.

Turn

From touch.

Far

By

Turning.

Twice.

Or in a thrice.

Or by turning


Be me who

Blesses.

Suffer. Destroy.


Be certain.


Merge a particular picture

Blossom. & open

This surface to clouds.


Be orators

© Jerome Rothenberg 1966 sur l’album From between de Michel Doneda

El pajaro

Mon premier poème traduit en español par Rosa (bellissima amiga!)
http://www.myspace.com/rosaae
m_61005d409d2848ff86ebd6f91cfd9aa3

EL PAJARO

oiseau_1

© L S (huile s/toile) 1996 peint en même temps que le poème (ou juste après )

Hay fibras del futuro en el presente
de lo que fue ayer
y soy otro (nuevo)
lleno de savia renovada
virgen y fuera del tiempo
como ave sobre una rama que ríe
mirada verde sobre una cabellera negra que luce
en su mirada
la noche de los tiempos renovados
en este instante
un  relámpago
que estalla en un mundo nuevo
que se desprende de ayer
uno por uno
en un equilibrio inestable
libre
que revolotea
burbuja que se arremolina sobre ella
a la izquierda
a la derecha
en un movimiento travieso imprevisible
este mundo
que brilla de vivir libre …lo suspende
ligero
ligero
y se convierte…
en pájaro.

© L S

vent tempête

on n’en sort pas de l’âme, bouée indispensable


littéral et littoral

trempe
comme on plonge un acier dans le fluide qui le rendra tout simplement fort
le mythe dirait invincible, Excalibur sortant des flots
la poésie ce geste de puiser dans le fond propre et le partager sachant que cette lumière
air incoercible
ce souffle comme la vie nous rend plus fort

au delà de l’ombre qui rode
du soleil trop fort qui écrase


un Dieu nous aveugle et nous empêche de voir


en nous cette zone de feu brulante, inaccessible
qui est peut être le désir

mystère de l’humain entre intérieur et extérieur
l’intime et l’extime

ce qui nous accueille
ce qui nous brûle
ce qui nous détruit
ce qui nous attire
nous repousse
nous ombrage
nous aveugle
nous cajole
nous trompe
que nous trompons
nous leurre
nous piège
nous abreuve
nous calcine
nous trempe

nous aide à vivre


dans la sincérité
dans l’émotion
dans le partage
dans le désir

faiblesse ou sensibilité
la force serait le corps
alors
les étincelles épanchent
le corps a fini de hurler


est ce l’âme
la sensibilité
ce trou de lumière
les traces vive
s
couleur

incarnat
d’un cœur fidèle


nous ouvre et nous referme au gré du vent

le vent tempête
la voile devenue vent
entre nos bords s’engouffre
l’eau qui nous coule
nous attire vers le fond abyssal


l’espace d’un instant ou à jamais

aussi incertain que l’air
le rythme des vents
les errances des courants
les colères des étoile
les embranchements

la graine autant que les ellipses
les ans
aléas des vicissitudes
le destin
en cercles concentriques
l’arbre en lui referme
la boucle des temps
le corps
la finitude à l’aube


l’univers se pousse dans la bouche
inexorable
inéluctable

vrille
même la révolte
et le choix
de détourner
vis

la poésie me ramène en ressac

Plage élégante

3532175460_9dddefc8fc© 27721729@N07 © ArtySIL

Cette plage toute en douceur semble appeler l’eau à elle
toutes les variations chromatiques du profond et du bleu

Du sable clair à la trachée de bleu
la transparence laisse un bord tout humide où se révèle les variations de l’eau et du clair mêlées
une fête de blanc vient émoustiller les noces
l’écume


Solide et sévère à l’appui une ronde de fer en regard et maintient au loin
corset et main ferme tentent  de détourner le regard de l’harmonie subtile

Magnifique parallèle les deux courbes introduisent un maintient qui laisse le dégradé en suspend

Règle de trois implicite les sombres des trois règnes en ricochet rivalisent dans les clairs

Les collines au loin referme cet étau, qui libre, cède au passage des pas.


CHEHEM WATTA

Et moi tout seul


tu le sais
si bien
je n’ai
jamais dansé
antant

que quand ma tête
en transe
chantait l’absence
des chemins
au goût olive

§

Enfin rien       sauf un           peu d’eau
rides          cils en faux – cils         de l’oubli
robe           syllabes              de nuages
toges          de vents                humides

les gosses
inondent
les arcades

nuées
ondulant de frissons

leurs têtes surgissent
sans passion
de la terre
entre leur mémoire
et                            demain
la faim                                                 tresse
le fil boueux de notre parole

où aller bon sang
cacher cette honte
infinie
dans la chute des temps


©Chehem Watta, Cahiers de brouillon des poèmes du désert, L’Harmattan

Chehem Watta, poète de Djibouti, issu d’une famille de pasteurs qui nomadisent encore entre l’Ethiopie et Djibouti, semble maintenir cette tradition dans l’écriture, la modernité l’ayant entrainé sur d’autre voies (les études supérieures et l’administration) l’écriture comme un brouillon, fragmentaire, au sens noble du mot, dans ces contrées où le vent relativise l’homme, soumet son pas au sable, le rappel de la terre, il semble nier Rimbaud et pourtant le poursuivre, comme s’il fallait résoudre une contradiction, un affrontement. Ces poèmes me semble autant de moments arrachés ou dispersés, aux vents, à la roche, à l’homme et sa survie, la femme et l’enfant, l’avancée millénaire et la nécessaire soumission, rêve de liberté, écho des lointains, misère obstinément rendue.

le cahier de brouillon est comme tracé sur le sable, entre le geste des ancêtres et une tentative de rejoindre la modernité, la joindre?

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