lémur communicant

3734467407_d275ccdffasigne d’allégresse précurseur du grand événement

et à l’autre bout sourire extatiquelemurien10x

#misti – communicants= a way of life ; cata sur le sable, chaud à l’ombre de feuillages, sous les feuilles ou les galets, à la tangente de la paroi, le mur de l’immense fulgurance, à deux pas de la marguerite qui rayonnante s’illustre en bande à l’astre rageur, s’étaler sur le gazon, être lémur irrémédiablement.galerie-membre,lemurien,branfere-7

© crédit photo inconnus

fiji plage

Jaabi

J’aime prendre le temps quand j’arrive dans un endroit de m’imprégner du lieu, deux ou trois jours, ressentir les vibes de la nature et après je me mets à peindre me laisse autant que possible traverser par le courant et même si il reste de moi c’est cette énergie de la nature que je voudrai qu’il reste sur la toile, c’est ma recherche … (mots souvenus à peu près)

moi: oui, comme une ascèse joyeuse mais entière ainsi qu’ un retrait pour laisser exprimer le flot de la nature, ce retrait ce n’est pas rien, il suppose une douceur de l’être et un lâcher prise, toute une mise en condition et un respect du monde et de l’existence  jusque dans les matériaux utilisés, le style de vie, l’attitude face aux choses, face aux gens, une ouverture et un oubli de soi …

DSCN8655© photo Jaabi
josiesart2013

Peintures Josie Crick

je te réponds en poème

je te réponds depuis hier en poème, la poésie car elle reflète le souffle de l’émotion, ma respiration me heurte le sang insuffle l’incompréhensible vague d’un sentiment, le marin se réveille le bateau tangue les vents amis lui jouent un tour, il jure aux planctons de lune, ses vents sont dans son sang, le rêve dans son sommeil ont déchainés les flots , dans sa cabine une langueur plissait un sourire qu’il  croyait aveugle, il se réveille secoué par la tempête, le besoin d’une digue peut être le choix des mots.


PLAGE_SACContinuer l’ accord au delà des brisants, étonnement continu de la rive, crier terre rompt le clos de l’eau, limite une dérive, bris de terre giflent sa face les paumes striées de devoir aborder, le vert lui renvoie en retour tout du rouge d’une échappée.

Cyclones d’au delà de la peau ou calme, une brise, ne caresse à l’âme, le  tranchant d’une lame, la réalité, de la tienne à la mienne,  l’écart est dysharmonique, échu de nulles parts  l’imprononçable surprise de la nudité, mes vents imprévisibles rient, secousses du bord du précipice, s’étonnent du vertige, gorges chaudes des glacières, calme, le leurre dénoue une coiffure sage.

L’étonnement, la dérive de mon ancre, surpris et cahoté, un moment de répit et l’ampleur du ciel zèbre l’azur, la vue désille, l’homme que je suis regarde de façon neuve le monde qui scrute, se demande comment les souffles vibrent sa carapace,
l’emmaillotage, les filets croisés, mes bourses de tortue, le regard cède et apaisé, le monde reprend son cours, enrichi d’une valeur en rappel .

Cette souffrance de s’être vu, aimant, vibrant, exposé aux vents tournants de la vie, éructions de lave, fissures non contenues, ouverture à l’envie, contre toute attente ; c’est mêlé à l’air, coulées d’étonnement dans les nuages qui filent, vie à la vie, vie-vue il la respire, il s’en émeut , il doit y avoir des boucles, des ressacs dans le temps.

je me révèle dans cette glace, instant où le miroir nie l’image nette d’une surface plane, en superposition ton soupir, chape insouciante d’une respiration hâtive, l’entre-deux, s’il choque, témoigne d’un abime, jachère qu’habite le vent. à vivre la poésie.

que barbaridad , Mikel Laboa s’est envolé, etceterra …

reçu de syntorama

hommage à Mikel laboa

Découvrez Mikel Laboa!

ce texte qui fait allusion à la chanson chanté par  Mikel Laboa (album xoriek),orduan de Bernardo Atxaga

A cette époque là je me promenais au bord d’une rivière qui tous les soirs s’habillait d’or,
en pensant que tu étais morte avant ma naissance ou que la terre te ferait naitre l’été même de ma mort comme le gui de pommier nourri de jus d’orange je cherchais sur tous les trottoirs ta robe rouge et bleue,

plus tard nous discutâmes sur la valeur des déchets des poubelles, à propos des avantages des longs voyages ;
et cet automne là tu devins la femme aux multiples nom, Cassiope et Pollux ou Isis et Pandore, et ta chevelure n’était autre que celle de Bérénice (élémentaire mon cher Watson)

un lundi ou un mardi soir, alors que je pensais à toi je t’écrivis que dans mon sexe se trouve (quelle horreur) Bagdad, que dans mon cerveau croissent les forêts du Canada ;
mais la forêt la plus luxuriante c’est encore toi

Maintenant je suis ton amant maladroit,
je t’aime, ecetera, aux portes de l’hivers, etcetera, etcetera ….

© Bernardo Atxaga et Mikel Laboa

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Uzeste musical

« Il nous faudra avoir la patience de reprendre l’ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait ; la force d’inventer notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent. » Aimé Césaire

31e HESTEJADA DE LAS ARTS
d’UZESTE MUSICAL v i s a g e s
v i l l a g e s d e s a r t s à l ’ oe u v r e

pdf à télécharger

Avec : Beñat Achiary, Julen Achiary, Martine Amanieu, Pierre-Henri Arnstam, Gérard Assayag, Patrick Auzier, Xavier Baert, Claire Bellamy, André Benedetto, Daniel Bensaïd, Fawzi Berger, Jean Bigot, Georges Bloch, Martine Bois, Nathalie-Dalilà Boitaud, Thomas Boudé, Raphaëlle Camus, Luara Carrilho, Andriève Chamoux, Marie-Odile Chantran, Antoine Chao, Marc Chemillier, Lionel Chollon, Monique Chemillier-Gendreau, Bernard Combi, Pascal Convert, François Corneloup, Claude Courau, Jean-Bernard Couzinet, Alain Delmas, Lydie Delmas, Michel Ducom, Xavier Dupin, Yoann Durant, Laure Duthilleul, Maurice Failevic, Perrine Fifadji, Josette Folliot, Lucie Fouquet, Mickaël Geyre, Sylvie Gravagna, Ollivier Joulin, Juliette Kapla, Pierre Labrot, Thomas Lacoste, Raymond Lagardère, Martin Lartigue, Philippe Laval, Jean-Baptiste Laya, Jean-Michel Leterrier, Isabelle Loubère, Bernard Lubat, Louis Lubat, Chiko Manseri, Cécile Marical, Francis Marmande, René Martinez, Clémence Massart, Philippe Mediavilla, Vanina Michel, Michel Mompontet, Pierre Mouchel, Mônica Passos, Marc Perrone, Raphaël Quenehen, Emilie Rossez, Christiane Rouanet, Louis Sclavis, Hélène Schwartz, Martial Solal, Jean-Frédéric Teissèdre, Jean-François Téaldi, Marcel Trillat, Fabrice Vieira…

trop tard!

mais rendez vous pour l’année prochaine ou sur http://www.uzeste.org sans oublier http://errobikofestibala.free.fr/

because the light

à voir chez le photographe too Banal

© http://toobanal.canalblog.com

l’ombre se retrouve être la lumière , curieusement, l’éclat s’efface …

l’homme porte à tord de corps le bord de la lumière

dans son mouvement
abstraction de l’espace transpercé par le mouvement

ligne de temps la marche est déchirante,

cachot qui enferme  la lumière cligne la démarcation
ligne incertaine de l’ombre

chant hulotte
le danseur calligraphie le  clos

avancée
la réversion des ensembles où s’entrechoquent les blocs

le halo réverbère sa constance au soupirail

inverse la grisure luminescente

peinture de Jaabi

peinture de Jaabi

http://www.myspace.com/jaabster

antipodes, pas des chénopodes … non l’ami de l’ile Leleuva s’entretient du monde avec son kingfisher et son troupeau de snakes , tortugas etc ….. il est venu dire bonjour, il peint la nature et se laisse traverser par les énergies de la terre, du ciel, de la mer, des animaux,des humains, ses frères,dans le respect et et une sorte d’ascèse généreuse, simplement , je crois parce qu’il désire être en accord avec la vie , le monde et son moi profond qui lui dicte la poésie, « l’artistre », car c’est un mode de pensée , de vie , d’exister,

fisher.jpg

il suffit de le rencontrer pour que cela devienne évident , une sorte de joie pleine, chanter, peindre, être là, dans le respect et le partage, à l’image de cette tradition des îles du pacifique, où le kava,  cette boisson de paix, passe de main en main , est bue, offerte en partage et scelle la fraternité des hommes ; j’ai été tout de suite fervent de cette boisson qui réunit dans les choses de la terre les plus simples, une racine pilée, de l’eau et surtout la ferveur que l’homme met à « communier » cet accord fondamental auquel il faut revenir sans cesse pour que la concorde subsiste.

La même chose est présente dans sa peinture; le tapa, sur lequel il peint est une fabrication traditionnelle des fijis, une sorte de papier  à base d’écorce et feuilles fabriqué par les femmes, sa texture est un rappel à la terre et aux fruits qu’elle porte , un pinceau fruit tombé d’un arbre lui sert à transmettre au tapa des lignes-couleurs trace des pigments récoltés, ramassés plutôt , une peau de la terre de son ile, ou d’une des îles voisines, car comme le rappelle Le Clézio dans « raga » le pacifique est le continent de l’eau, on y voyage donc beaucoup, en pirogue, par voie d’eau ; la rencontre est essentielle même si la solitude ilienne à écouter le souffle et le rythme de l’eau , de la terre, de la forêt et des animaux , les voisins

si simple ,

invisible peace , photo de Jaabi

tellement simple que l’on ne sait plus le faire, quelques berger de mes montagnes, d’autres encore, ailleurs  ; Il peint , il se laisse traverser par ce grand souffle de la nature , à l’écoute de la simplicité d’être, du dépouillement et d’une vérité, d’une sagesse aussi, la parcimonie est préférable à l’excès, étouffoir de la spontanéité, de la parole dans ce qu’elle à de sacré, l’Europe quand il y vient, est trop loin de ce calme et il nous l’apporte , avec une chanson et quelques fruits , quelques accords de sa guitare qui suffisent à la sérénité ;

il fait partie de cette grande communauté d’artistes, d’hommes, habitants de l’océan , peuples de l’eau dirait edouard Glissant, défenseur de cette créativité qui s’en tient à la beauté témoin de la vie,

De l’eau à la grande terre , l’Afrique, et je pense au sénégal , pays que le grand historien Raoul Lonis , son père, à célébré et rejoint à l’université de Dakar, et l’on pense à tous les Hampaté, Sotigui, Djibril Diop Mambety, Ken Bugul, tannella Boni et théodore l’ami, qui de Dakar au cap ont maintenus la langue pour que l’afrique reste symbole et lieu ou l’espace accorde l’homme comme me le disait un sénégalais, il y a peu, étonné d’en trouver si peu chez nous , ce pourrait être  l’Australie, la noire, la rouge et profonde que même les blancs de là-bas ne savent éviter, même à vouloir la détruire, la nier …

Mais son regard ne tombe jamais dans la récrimination mais se contente de l’affirmation d’une vérité autre, et je pense au mahatma Ghandi, le vivre avec sagesse et simplicité comme ce personnage du griot joué par sotigui kouyaté, sourd à la vérité imposée parce qu’il veut que la sienne existe et se dise, survive et vive .

J’y vois tout cela nimbé d’une paix incarné dans le geste de la terre sur le tapa , volontairement retenu et libéré de l’apparence des choses pour en laisser surgir l’essence, le sentiment c’est à dire l’accord ,

Tel est cette ‘vibe’ qui me par vient et que je partage dans ce lieu de vacarme que sont nos villes où le silence a peine à pousser ,

il rit, il deviendra baobab ….

il est  le frère…


peinture de jaabi

et sans oublier mes copains des terres , les koalas ! mais c’est une autre histoire ….

koala2.jpg