as ilhas dos Açores

et pour ne rien dire,

les déchirements l’océan vers ces îles ouvrent le jour

de la voix

le vent se mêle au noir et au silence

bleu la chaleur cogne en dessous

sans fond,

comme une muraille

la croix sur la voile crie l’extinction de la douleur

d’Afrique

les grands recouvrements de l’or et du sang

suivre les baleines, se coucher et mourir avec elles

as ilhas dos Açores

ilhas pigments Lamber sav 2010

la voix me prive de la mienne et je me couche à ses pieds pour dormir rêver au son des cordages quand le vent et les embruns présagent de l’île les flores de la mer et la déesse  porte le songe vers les fonds les roches d’un astre strié voilé de rouge

et filles tranchantes comme la lave du volcan, de toujours fières et noires, immobiles sur la jetée du temps semblables à l’écume ont le corps enveloppé de blanc

 

musique : Madredeus, « ao longe o mar »

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