langue la montagne

est ce de nostalgie ?

ces mots ont murmuré les vieux hêtres dans la langue des premiers temps ont surgis les couleurs de l’écorce et le bruissement des jeunes pousses

l’aigle glissait entre l’air et le plomb la vallée embrassée dans l’envergure de ses ailes

les verts des forêts et la nudité des déserts

les brumes ont repoussés les glaces

les dos rougeatres des suds

dans l’ombre se sont retirées les vallées douces comme la descente des seins entre les pics dévalés des chemins escarpés à travers les fougères les arbres géants s’interpose gutturaux

le repos aux grandes pierres levées pour rendre grâce à la nuit

les chouettes gardiennes des écarts et les vautours sont la mémoire

c’est sans doute l’ours qui a murmuré une patte levée et cinq soleil sous la plante et griffant l’arbre-roi

la cosmologie du visage hérite des pétales et la fleur à désigner la pierre

le haut le bas

et le bois  là- bas au lointain de la mer et au dela vaincre la peur de la brume

c’est sans doute quand les moutons rassemblés que le premier chien a jappé et que l’homme taillant son couteau a chanté, mots qui reprenent le choeur de la montagne

que rugit le tonnerre et dans les yeux l’éclair

Etxea, Lamber sav, 2003, encre

ces mots les souffles enflés et rentrés dans le pas de la marche

succession des enfilades

comme une avalanche un son pour caresser la distance

échos des vallées en vallées

relié du fil si tenu

couloir dans les gorges

les phases alternatives  absorbent l’émotion

et mer qui frôle les sommets la langue est le tissages des franges

noeuds l’homme marche comme déroulent les mouvements de la journées

l’oeil a englouti le jour dans la marche

rude comme la sève

il grimpe le massif et effrite les roches et adouci cueille le brin d’herbe que fredonne la création

aux  plis du minéral il fut convenu que leur nom serait le nom même de la terre, copiant en cela l’ours,  le hêtre et le granit

c’est sans doute lorsque la première femme

enroulée dans l’étoffe

le lin ou les feuilles elle se fond au végétal enroulant ses racines dans la boue caline

se fendant pluie rude

son corps comme un printemps

le roc fleuri et la charge des vagues

lamber Sav, Euskal Herri, 2003, encre et pigments

nostalgie dans les sédiments du corps et plus profondément dans les prières

les arbres renvoient aux vents cette langue

les roches en surplomb de l’océan et le ciel quand attouche les étoiles libérant la soif  et le lait des pâtures

de la montagne montent les champs

le manteau lourd des forêts

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6 réflexions sur « langue la montagne »

    1. oh ! merci !!! en ce moment j’ai tendance à illustrer de photos mais ce que tu dis me donne envie de recommencer, justement je suis en vacances le 13 ! vais pouvoir peindre et pleins de choses ! et toi ? faut que j’aille voir ton flickr !

      1. Quelle chance si tu prévois de reprendre durant les congés !! Moi les semaines sont chargées et je veux vraiment finaliser mes écrits pour septembre. Je gère comme le peux. Sinon la température tu supportes ? Pour créer.

      2. c’est chaud, très chaud sous ma terrasse, et il y a beaucoup de vent qui font s’envoler les pigments, partir à la montagne ? planter le chevalet dans le gazon ? on verra ! tes textes sont toujours sur issuu ?

      3. oh je n’avais pas vu ta réponse ici, en même temps comme je commente sur des articles plus anciens et que de ton côté tu es si bien inspiré, je ne suis pas tout immédiatement.

        Tu auras de la matière pour publier aussi ;-)) et si tu mettais un peu de tes aquarelles miam, miam.

        Mes textes il faut les nouveaux, mais je paresse car le temps pousse au dehors et à la photo.

  1. oui il faut le temps !! en ce moment envie d’écrire et là je suis en vacances et bon je vais repeindre ? !
    je te mets tout de suite une aquarelle et le texte suivra !

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