ligne d’ombre » bombée sur les éclairages les lignes ne soulignent l’espace seulement dans les gris forment une il ne s’agit pas de texture car c’est l’espace qui agit travaillé de torsion interne le gris même est soupesé comme une masse révélée seulement par les échancrures, ballonnements du fond un lecteur attentif dirait que les rythmes sont àLire la suite « ligne d’ombre »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
car la rose est pâmée
tendez l’oreille car je ne compte rien vous dire et cela ne vous servirait si peu, d’entendre d’une main insouciante sourde s’assoir et le regard dans le vague comme s’il attendait quelque chose et que ces quelques lignes, mais là ce ne vous dirait rien et je ne veux surtout pas parler de digression carLire la suite « car la rose est pâmée »
pluie et boue
pluie et libre dans les tons libérés marcher sous les nuages, comme les oiseaux laisser venir le mouvement et l’éphémère sous nos humeurs et la touffeur sous les grands ormes ou le long d’une rivière ombrée, la lumière sur les fleurs, mais enjouées, au lieu de cette canicule méditerranéenne, odieuse, je ne vous cacherai pas queLire la suite « pluie et boue »
Gaïwan
l’arôme des feuilles à l’eau, clarté verte et reflet du thé dans l’instant plus bref qu’un mot suggère l’éternité que sont ils devenus les champs de thé ? les ouragans ont tout détruit amenant au coeur même de l’esprit nippon la destruction les radiations ont elles osé souiller les feuilles de thé ? comment vivre siLire la suite « Gaïwan »
être soi ? dans la cage gémir
oui mais se dire que l’on écrit comme l’on respire, illusion, si le chemin passe par la fiction, si l’on désire emprunter le pont vers les apparences, faire face au miroir et tenter de voir ce qu’il peut bien réverbérer et si l’on accepte ce qui pourra bien s’y monter l’artifice, se retrouver soudainement dansLire la suite « être soi ? dans la cage gémir »
maintes jointes
l en files comme aux vagues les bras scandent rappel des mers Océan le bras de Jemanja ll bleu une échappée des corps l’ombre les voiles sur les hanches lll blanche au loin la verticale blanc la ligne horizontale llll le rougeLire la suite « maintes jointes »
au livre les images
survenir aux Iles aux hanches les épices sont ce îles éparses soulevées par le vent ou archipels Les îles sont les chevaux des tempêtes et dans l’obturation des hauts fonds laisse une marge à la manoeuvre surajoute la superposition des teintes signale les fonds aux eaux plus récentes de la surface quiLire la suite « au livre les images »
les mots de l’eau
dans la suite le craquement de l’écume ou est ce la roche qui craque ou moi ou l’eau mouvance le choc le long de la nageoire la pesée noire qui étouffe la pensée le front s’ouvre laisse s’immerger la résistance et cesse accroche l’eau l’esprit est au présent l’esclave de l’instantLire la suite « les mots de l’eau »
Cap Horn – interrogations
assis auprès de moi même peut être même au bord et m’apprêtant à écrire pour tromper l’ennui, est-ce me tromper ou se tromper car abordant l’abstraction fait d’attraction et amorçant un retrait ne pas tomber étant au bord et rester en deçà peut être du temps du pas enjambant ce qui me sépare du réel étantLire la suite « Cap Horn – interrogations »
les jambes
car si les jambes ont du charme, c’est surtout à les contempler celles des nymphes lorsqu’elles sont guerrières et armée de haches celles du bataillon des amazones du Royaume d’Ifé ou les courbures du Fleuve Amazone qui des plis et replis la musculature galbée les tensions dans les coudes profondeurs et chutes celles des reinsLire la suite « les jambes »