un papillon échut

au vent l’arythmie des enchantements céder aux accords de la consternation

 

sans heurts la destruction des désordres quand mentent les fuites contaminent

 

terres sillonnées des contrastes posées du souffle et la dévastation superposée

 

 

 

l’eau des ravages une fois encore l’ouragan

la radioactivité du désastre

réacteurs des mues

réactivée

la flore délavée

la brume du kojiki

frêles fractures dans les formules atomiques

 

 

la musique n’a pas asile ici dans le grand tremblement pas d’homme le naufrage des ailes des papillons

 

 

Gaïwan

 

l’arôme des feuilles à l’eau, clarté verte  et reflet du thé dans l’instant plus bref qu’un mot suggère l’éternité

que sont ils devenus les champs de thé ?   les ouragans ont tout détruit amenant au coeur même de l’esprit nippon la destruction

les radiations ont elles osé souiller les feuilles de thé ?  comment vivre si tant de beauté s’est effacé ?

pluie noire sur l’invisible paralysant la régénérescence