Comète & dust

(c) Hirosi Nagare

airelle

Un jour se promenant auprès d’un bois
une abeille
chenille en métamorphose et
vapeur de jouvence
comme ne sachant pas et devinant. Devenant.

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(c) Yu Goto

Sous l’aisselle
une grappe
une touffe
fruits desséchés
un gecko
des premiers temps

quand le fœtus à peine formé attirait à soi
les astéroïdes comètes & dust
trou noir où fleurissent les asters

(c) Hirosi Nagare
(c) Hirosi Nagare

Il faudrait une carte avec les fleuves
les montagnes, les cols
et les villages
sources
giratoires
sont les chemins où les veuves
les amoncellements de roches
les tunnels  sous
les brumes
opèrent un magnétisme

il faudrait faire des trous dans la syntaxe
à grand coup de pioche
ou mieux de
dynamite
enlever grain après grain tous les verbes à la coloration plus que douteuse et ne laisser que les polarités semblables

tirer une pluie de flèches on aurait alors tonnante
une paroi couverte seule
la prairie
on  distinguerait l’avalanche de l’immobile
dans la vallée
retour nécessaires à la modulation

butine ne dit pas la contraction
la défection

l’aster semble pareille

il brille des luminosités
fleurs
qui sont des lenteurs par lesquelles tout s’accélère

il n’y a qu’à voir le vol des bourdons et l’empressement des pollens
le sol obscurci
l’indécision latente
la semblance d’incertitude préside à la migration des ogres

(c) Hirosi Nagare
(c) Hirosi Nagare

Il est un ciel où le bruit crissant des trajectoires tâchant de rejoindre les tiges qui s’effarent mais s’effacent

une herbe
désemparée reste figée

un désordre
visant à la survie dont on ne sait
ce qu’il adviendra
il y a le dérapage
l’enfant dévalant.

l’ogre courant

(c) Yu Goto
(c) Yu Goto

il y faut un sujet

mais est ce sûr ?

(c) Hirosi Nagare
(c) Hirosi Nagare

le sujet peut se trouver à la périphérie
alors qu’un centre est illusoire
mais surtout périssable
dernier lieu une fois que le reste à cédé
là où s’est recréé
sur d’autres bases

il y eut
le crissement de l’os sur la pierre
dans l’effort
survivance du visuel dans le sonore
diphtongue et son

(c) Hirosi Nagare
(c) Hirosi Nagare

ne sont
que les grondements hurlé au tonnerre
d’où l’impulsion première
car il y a dans la gueule
la gestuelle première

comprise comme précipitation
Couteau rompt la peau
et tranche

(c) Hirosi Nagare
(c) Hirosi Nagare

un ilot absorbe un essaim sur un plan périphérique
à l’abri d’un pont
coule une rivière
l’usage des racines dont les bouts
touchent aux langues
mortes
certaines désintégrées
souvenir des idiomes éteints
perceptibles revers des érosions
cela dans les inflexions des mots
au sein des lettres
autant patte de mouche
que traces de comètes
autant dire poussière.

comètes & dust

e muet .

tombe

à la verticale tombant

un plouf

 

le temps que le transport s’accomplisse

une respiration

suivi d’une tension – le silence – en entendant l’explosion

 

la mémoire

soufflante

laissée par le creux que fait dans l’eau la météorite – coulant

 

 

et le bouillon ou les remous

l’ellipse de plus en plus large s’élargissant le temps que

 

la pierre aille jusqu’au fond

 

heurtant la plus grande résistance qui soit

 

 

du fait

plus rien n’a lieu

occurrence 0

du fait de la résistance de l’immobilité au mouvement

la pierre +1

de cela nous sommes certains

mais c’est le doute sur l’objet pris dans la trajectoire – la pierre est un verbe et déchire sa constitution en précipitation

 

le bruit sans doute de la vitesse prenant feu , quelque chose comme psssssssch

 

la précipitation n’est pas une ligne droite mais

une ellipse progressant

en plongeant

accélérant comme sous le frein d’un pouls fiévreux

 

la formule mathématique

je vous la laisse après coup découvrir par de longs calculs

 

et je dis plouf

 

Hirosi Nagare
Hirosi Nagare

 

 

un papillon échut

au vent l’arythmie des enchantements céder aux accords de la consternation

 

sans heurts la destruction des désordres quand mentent les fuites contaminent

 

terres sillonnées des contrastes posées du souffle et la dévastation superposée

 

 

 

l’eau des ravages une fois encore l’ouragan

la radioactivité du désastre

réacteurs des mues

réactivée

la flore délavée

la brume du kojiki

frêles fractures dans les formules atomiques

 

 

la musique n’a pas asile ici dans le grand tremblement pas d’homme le naufrage des ailes des papillons