tombe

à la verticale tombant

un plouf

 

le temps que le transport s’accomplisse

une respiration

suivi d’une tension – le silence – en entendant l’explosion

 

la mémoire

soufflante

laissée par le creux que fait dans l’eau la météorite – coulant

 

 

et le bouillon ou les remous

l’ellipse de plus en plus large s’élargissant le temps que

 

la pierre aille jusqu’au fond

 

heurtant la plus grande résistance qui soit

 

 

du fait

plus rien n’a lieu

occurrence 0

du fait de la résistance de l’immobilité au mouvement

la pierre +1

de cela nous sommes certains

mais c’est le doute sur l’objet pris dans la trajectoire – la pierre est un verbe et déchire sa constitution en précipitation

 

le bruit sans doute de la vitesse prenant feu , quelque chose comme psssssssch

 

la précipitation n’est pas une ligne droite mais

une ellipse progressant

en plongeant

accélérant comme sous le frein d’un pouls fiévreux

 

la formule mathématique

je vous la laisse après coup découvrir par de longs calculs

 

et je dis plouf

 

Hirosi Nagare
Hirosi Nagare

 

 

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