LANGUES

LANGUES

… Je crois bêtement que je serais toute seule à faire ce voyage mais en fait je partirai avec vingt siècles sous la peau et une floppée de langues clandestines et de grammaires bigarrées qui se sont logées dans mes yeux , mais ça je ne le sais que depuis aujourd’hui. La vérité habite toujours dans un corps, c’est à dire dans un lieu et dans un temps.

(colette Fellous, aujourd’hui, gall.)

car pourtant

et la vie ne s’est pas arrêté, quel est le mot qu’ils emploient
mot de générosité accolé à la perte
ou l’entête+ment de la continuité
serait ce que le néant renait soudainement
serait-ce que côtoie ce qui peut côtoyer
la brèche refermée et la réparation agissante

le monde et le manque,  le mot de nouveau concilié

le lien élevé face au rien ; mutilé
et pourquoi cette spirale sans voir responsable de l’inaltérable accolé
et pourtant vivant , heureux d’être en vie tentant d’arracher le silence à la muselière

et le faut il vraiment ; faut il laisser les mots transpirer, les laisser dénouer

l’obstination dans le mouvement aura-t’il raison de l’aval

une simple roche briser le chenal et l’em portement de l’avant
est-ce une simple affaire de nœud

de friction ou d’envers ; de sens au départ ?

d’apparition ou de disparition?

© photos  Aida Muluneh (afriphoto)

mots-monde tombe

Mais qu’est-ce qu’être à l »écoute

dépiéger ? ce qui se faufile en dessous

en dessous

coques de mots qui ne seraient que cela, réceptacles de nos émotions, de nos phantasmes sans responsabilité aucune, sans réponse ni épaisseur,

malléables, mallettes vides, machettes baissée

et le monde innocent

et l’émotion se dépose dans le vent

le lichen lèche la pierre à l’érosion

friable,

et non je ne crois pas du tout que les mots ne soient que des mots, les mots sont des mondes et ce sont des filets d’eau

fleuve

poisse

tombe

ils ne sont aussi que des mots

voulant dire que l’on peut s’en échapper ou en réchapper

D »ici là : l’immobilité qui met le monde en mouvement

L’immobilité de la pivoine | isabelle pariente-butterlin

Si je me suis assise devant mon ordinateur, c’est simplement que la douleur était trop vive. Elle venait de me transpercer de part en part, elle ne laissait rien intact, je sentais dans tous les méandres de mon être qu’elle avait pris les commandes de ma respiration, de ma vision, de mes gestes devenus minuscules, épuisés. Plus aucun de mes gestes n’avait la moindre ampleur.

 

résister c’est créer

Oui, mais la guerre est finie, Fleur, finir c’est imposer par le silence la voix forte de nos vies la-bas au creux de nos vert  si elles le veulent  l’essentiel de nos vies détourneront  le poison que les pouvoirs promettent: les vies de tôle qui nous enserrent nous les jetterons sans un regard ou perce de mépris à leur brodequins de ciment, nous cueillerons le brin d’herbe et le porterons à nos lèvres et nous murmurerons


tombera  le fer et la violence insensée  : constructeurs d’enfer, tordeurs de vie, empêcheurs de penser et rêver libre


dans le vent je lancerai


c’est un chant qui va très profond en moi


simple mais vrai

plonge

et me dit de m’en remettre aux étoiles à l’étrave d’un bateau, aux branches d »une fougère et au cri d’un oiseau

écarquiller les yeux et en silence laisser l’écho du voir répercuter

sève de cœur parvenu à mes pieds


(âme pieds)


consulter la roche et le feu en dessous


(l’âme au fond)


puis laisser le tout remonter vers les yeux

fort  au regard


âme main


de nouveau pouvoir chanter ou danser – est-ce se taire

et s’empreindre de la baie




sente

mais je crois qu’à force elles construisent une barrière de fer

 

à force de chercher à détacher l’air

à force de forcer la terre à lâcher l’air …

à force que l’air s’infiltre dans nos têtes

 

les paroles sous couvert

et les fossés

et l’habitude des bombes

finissent par ouvrir en soi

comme un chemin

 

par se retourner contre soi

 

contre la paix

le poids de l’enfance

d’un silence

et l’attente d’une rosée

 

ce sont  nos yeux qui s’éteignent

le fer et les paroles qui  ferment

 

les cris  entament  le corps
les rêves ne savent plus rêver

et l’esprit

ne parvient qu’à retourner vers les lieux de la  blessure

 

 

alors peut être il ne faut plus chanter

 

il faut baisser les bras

ramener à soi  le sol

et commencer à partir

loin d’une bouche close

 

vers cette ligne verte

qu’une voile te promet

et en chemin tout jeter à l’eau

pour une bouffée

 

l’espérance

 

 

et troquer son chapeau contre une semence de l’arbre

une senteur d’eucalyptus

une errance Rapa Nui

 

un sentier

et tout oublier

s’oublier

au fond du bleu de l’eau

 

ouvre-boite, lignes et surfaces

Le ciel rouge au dessus  suintait de toute part, une chaleur étouffante et les couleurs de plus en plus tiraient vers le violet, il devenait de plus en plus difficile d’avancer le long de cette route droite et sans fin. Il avait bien entendu des histoires de chemin qui allaient de points en points, de façon erratique, un peu comme l’œuvre d’un peintre fou ou le galop d’un cheval halluciné – à y bien réfléchir cette droite l’exaspérait, elle coupait la surface d’une ligne absurde et existentiellement inutile, une cicatrice – la chaleur devenait intense – il voyait les lignes rire et pleurer disserter à tort et à travers dans des élans de créativité soudains et puis se résorber ; elles se taisaient, les silences créaient des trous – il se vit encerclé – le langage tournait en boucle, un tournis qui lui semblait circulaire, vaguement à la façon d’un tournevis même si certains arguent que le tournevis n’est pas circulaire mais allez savoir- ceci de manière si hâtive que bientôt il ne distingua plus rien – au dessus de lui les lignes du ciel se faisaient de en plus menaçantes, ils se dit que ce devait être les tensions électromagnétiques mais il trouvait bizarre tout de même qu’elle se mettent à parler – il sut qu’elles étaient de nature bavarde et que leur chanson se perdait dans la nuit des temps ; la nuit cela n’avait pas de sens, la nuit n’était qu’un changement de points et de lignes- alors qu’elle aurait du être surface – il était fatigué – la nuit c’était quand les lignes se mettaient à courir et que tout s’enfuyait hors des surfaces, là au contraire toutes les lignes tendaient à se résoudre en une seule, elles se rapprochaient dangereusement de lui et il se mit a courir mais les lignes clowns faisaient le pitre devant lui et il su que l’effort était en vain. Ce n’était pas comme ça et peut être d’ailleurs ferait il mieux de s’assoir, de stopper le mouvement. Car ses lignes commençaient à jargonner dans la langue ancienne et à vouloir se joindre aux autres dissensions, ce n’était pas drôle et il ne comprenait plus –

Il se rappelait les entrelacements des amitiés et ce qui lui avait semblé être des crocs, les lignes et les points plans des frenyuderichas  étaient de deux ordres, il se rappelait les vieux et leur bizarre chanson, mais lequel des deux pullthecorkoutofthebottle  ou tryyourheadasacanopeneurcartoutvit, le vieux avait rit et s’était moqué « ouvre-boite ou « tire-bouchon » avait il marmonné, le tire-bouchon était circulaire, il était fait d’une seule et même pensée qui se retournait sur elle même et racolait les lignes folles autour d’elle et permettait de marcher sur un chemin où les broussailles poussière qui bloquaient la vue et les autres lignes le laissaient tranquille, ça faisait un boucan du tonnerre, le vieux avait rit oui le tonnerre frenyuderichas voulait dire cheval aussi bien que tire bouchon ce qui signifiait en fait tonnerre ; seulement le retrouver était dangereux car il pouvait mordre et les lignes en se dilatant faisaient un bruit insupportable comme un pet d’ancêtre, tout dépendait de ce que l’ancêtre avait mangé mais on pouvait parier que ça puait car dieu sait ce que bouffaient les ancêtres ? et puis on pouvait se retrouver enfermé dans l’absence de ligne si jamais on prononçait mal tire-bouchon, il y avait tant de consonnes, enfin ce qui semblait des consonnes car c’était en fait des vrilles de mot, des aléas de tracé qui se répercutaient, il fallait être du clan du tire-bouchon et apprendre très jeune à prononcer tous les noms de la lignée du tire-bouchon qui étaient  aussi nombreux que les étoiles et que les touffes d’herbe sur la prairie et cela sans en manquer une. ce n’était pas sûr ;

Il était du clan de l’ouvre-boite.

L’ouvre-boite ressemblait à une sphère transparente et était étendu tout du long de la surface, les pieds joints ; il devait certainement y avoir une raison  à cela , et pourquoi les pieds joints, cela avait il ou avait t’il eu une importance, un sens profond ? je ne parvenais pas à me rappeler, ma raison me disait que les pieds, joints ou non devaient avoir partie liée au problème, cela devait être car sinon pourquoi en aurai-je fait état, spontanément , sans y être invité ?  et d’ailleurs pourquoi étais je passé de la troisième personne du singulier à la première personne du singulier, cela était un indice et tendrait à montrer que j’étais sur la bonne voie, du moins avais je retrouvé le « je » , that’s a start, content, je me mis à gratter le sol férocement – l’horizontalité m’y incitait cela était clairement établi et je voulais rétablir la position, cela je le savais, ce que j’ignorais c’était pourquoi – toujours cette question qui me taraudait, pourquoi ! pourquoi devait il toujours y avoir un pourquoi , pourquoi invariablement des compléments circonstanciels entrainaient des relatives ce qui compliquait toujours tout, je déteste les relatives, je sais que nous vivons dans un univers déterminé par la surface ou les lignes ne jouent aucun rôle et c’est pourquoi le tire-bouchon pour le clan de l’ouvre-boite n’était d’aucune utilité, et que par conséquent des suites ininterrompues de conjonctions et de coordinations et autres subtilités nous encombraient l’existence, je vous le dis tout net si cela ne tenait qu’à moi je les ferais toutes sauter !! mais pour cela il fallait retrouver l’ouvre-boite et les lignes devenues complètement furieuses de n’être pas prises au sérieux par un tenant de la surface étaient de plus en plus rouge et tourbillonnaient en tout sens- un bon ouvre-boite ferait taire tout ce brouhaha mais ou était il ce sacré ouvre-boite ?  rien que d’y penser ! – puis un silence se fit dans mon raisonnement, un creux dans le temps si vous préférez , j’avais achoppé à quelque chose ; c’était ce verbe ‘ »sauter » qui m’avait si fortement ému, pourtant le lien entre ouvre boite et sauter m’échappait, cela me faisait plutôt penser au tire-bouchon tonnerre, ce pouvait il que les deux aient partie liée, qu’il fussent du même supra-clan, que les deux mots se rejoignent à un moment et que les surfaces soient en fait des lignes et réciproquement et que j’en sois, en ce point précis de mon trajet, arrivé à l’endroit où les lignes étaient en fait des surfaces, question de regard me direz vous, peut être qu’un bon tire bouchon …? Mais il restait toujours ce problème de la prononciation et si je me trompais tout risquait de me sauter à la figure, et ça bien sûr ce serait la fin des haricots. Le clan des haricots n’intervenaient qu’à la fin et n’était pas lié au clan du tire-bouchon ni à celui de l’ouvre-boite, ou alors de façon très lointaine et emberlificoté, en fin de lignée, ce qui expliquait qu’il n’intervienne qu’à l’extrémité et n’était d’aucune utilité. Il valait mieux laisser tomber ; non il fallait retrouver l’ouvre-boite sacré et ça … ce n’était pas une mince affaire car il avait été volé, du moins le disait on, un silence ironique- ou semblant tel ponctuait toujours les phrases où ouvre et boite se faisaient entendre – la prononciation ne posait aucun problème car les rêves en avaient la forme et moi-même en étais venu à me voir comme un ouvre boite _ je me mis à penser qu’il me suffirait de m’introduire dans les lignes pour que celles-ci se rétablissent enfin en surface car oui, il me semblait clair que chacun des membres du clan de l’ouvre-boite en était arrivé à être son propre ouvre-boite et en s’étirant suffisamment à être universellement ouvre-boite, il pourrait donc à force de conjonction et d’insubordination forcer les lignes à redevenir surface – lumineux, mon raisonnement boréal commençait déjà, je le voyais, à se faire se résorber les lignes qui penaudes rentraient à la niche d’elle-même – les niches sont des boules de lignes prévues à cet effet dans les renflements de la surface totale ; je m’étirai et m’étirai en sphère de transparence permanente et je m’ aperçu bien vite que je devais  avoir retrouvé l’ouvre boite en m’ouvrant au rêve, il s’avérait bien que nous étions tous des ouvre-boite en puissance et qu’il suffisait de s’étirer suffisamment pour que la surface redevienne paisible et débarrassée des lignes.

La théorie du marsup

Ras le kiwi bien que kangaroo simple statement mais qui en dit long —— 

c’est pas un non c’est un pwitt , kangakiwi car dans l’ile point trop de marsupiaux, or le marsupial bien que non marsoin ni martial, en général — ferait bien rire de voir un marsup général – no, le marsup évite tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un palmier en chaleur arborant ces poils en guise de duc de Guise  ou disguise de coquette analphabête , bête comme pas une bête, le marsup établit sa demeure en la traversant de long en large et parfois creuse des trous pour tenter la traversée verticale autrement dit de haut en bas aller retour — le marsup n’a ni visa ni premier (master card) mais par contre un botte pour ainsi dire et pourrait en redonner à Lord Queensberry marquis — le marsup est plutot maquis marron et bushy — le marsup en pelisse et outback hat poussière — pas de haut de forme ni de queue de pie — saute à rebours et à travers  joie et pérégrination abracadabrante  — l’autoroutier est dépassé et l’amazonienne et l’outback stretch (Stuart highway) y perdent leur diagonale —- dingonale ! — cheers up le wall à bee — une abeille dans le mur plutot que mur à miel — le marsup ne conçoit pas les murs et l’abeille s’en sert de cache, des murs c’est le trou qu’elle retient , le marsup lui, contourne les mur et parfois s’en prernd un en pleine face, il ne les conçoit pas et uUtopiste est tenté parfois de lui étendre une droite, ce qui fait mal ou une gauche , gaucher il s’en démettrait le poil niais — mais le marsup à l’ordinaire évite les droites, les murs et vadrouille allègrement à bon plaisir tel un libre penseur du XVIIIe trou sur le green de la mammifèreté — le marsupial étant une évolution de la mammifèreté — du coté femelle ___ que je recommend ( du verbe mend : réparer ; euh non rien à voir , oups )

or , 

et c’est là que ça se corse —- les gens du cru quoique non marsupiaux, il faudrait se pencher sur la question mais il semble en première analyse que ce ne soit pas le cas —  les mammifères de ce lieu appelé Corse sont en effet amateur de maquis, mais tel n’est point le sujet, ne nous égarons pas — et je fais explicitement et de façon non équivoque référence au verbe (se) corser, :

corser

verbe
1 renforcer, affermir, atténuer, fortifier
[antonyme] affaiblir, abattre, ébranler, amollir
2 empirer, envenimer, aggraver, aigrir, aviver  [le Littré lui ne le trouve pas , dans mon édition en tout cas et puis cela ne nous éclaire pas sur l’étymologie, car c’est le rapport entre le verbe et la toponymie qui nous intéresse , ainsi on peut lire quelque part (la notion d’espace est relative mais ne compliquons pas tout ! ] [ ORIGINE ]
On sait qu’en Corse (Lien externe), les choses peuvent très vite monter en intensité car les gens y ont le sang chaud[1].
Il est donc aisé de comprendre comment, au figuré, notre expression aurait pu naître. Mais hélas, si on parie que c’est de cette belle île que vient notre expression, il est certain qu’on n’aura pas le droit de revenir en deuxième semaine !En effet, c’est issu du mot ‘corps’ que le verbe ‘corser’ est apparu au milieu du XVIe siècle pour dire « prendre à bras le corps ». Puis, après avoir été un peu oublié, ce verbe est revenu en usage au XIXe siècle, mais basé cette fois sur un autre sens du mot ‘corps’, la consistance, qui au figuré, est devenu l’intensité ou la force, signification qui nous intéresse ici.
Quelque chose qui est corsé, c’est quelque chose d’intense, de fort, de piquant comme un vin ou un assaisonnement (je vous remets une cuillère d’harissa ? Lien externe).C’est ainsi que lorsqu’on dit d’une chose qu’elle « se corse », c’est qu’elle devient plus forte, plus intense et, par extension, plus compliquée (la difficulté devient plus forte).[1] Ainsi que le disait Don Quichotte lorsqu’il appelait son célèbre serviteur.
bref !
faisons une pose — capuccino , icecream, popcorn, germes de blés, tendre pousses d’eucalyptus ! bouquet d’herbe à brebis, — bon nous pouvons reprendre — le fil  —
Néanmoins, quoique remontant au Temps du Rêve le marsupial a fortement influencé les mammifères de la grande île récemment établis, et je ne parle pas des lapins, sujet connexe mais déconnecté de notre enjeu, on murmure qu’une sympathie ontologique (sic) aurait pu attirer les forçats et autres rebuts de l’humanité vers le lieu de résidence transversale et aléatoire (car les marsup résident de façon aléatoire et l’étude de leur habitat révèle des pratiques éloignées de celle des bagnards, fussent ils issus du XVIIIe arrondissement temporel  britannique élargi- la notion d’immigration est là aussi essentielle quoique discontinue au cours du temps cependant court de la colonisation de l’ile-continent par les mammifères transocéaniques et non-marsup et si l’on excepte bien sur les dépendances celtique du Realm – les mammals autochtones et natifs dit abo étant ici hors de cause à l’échelle temporelle  choisie )  indeed The wide range of marsupial body shapes, sizes, and structures indicates that these animals have adapted to a variety of environments. Marsupial mice live on the forest floor, and marsupial moles burrow beneath the ground. Some marsupials have developed the ability to glide through the forest like flying squirrels. The water opossum is adapted for life in aquatic…mais cela n’est pas très explicite, en effet ce que je tentais de mettre en évidence est la caractère aléatoire de l’existence du marsup, concept peut être sans équivalent dans le monde des mammifères antérieurs les marsups différant de ces derniers de multiples façon, pour notre ébahie édification;

Le koala (Phascolarctos cinereus) dort près de 18 h par jour coincé entre deux branches

ce qui explique en effet mon ascendance marsupiale et évacue de fait toute parenté entre le marsup et la mère supérieure, laquelle prie ou fait semblant pendant seulement 8 heures par jour et, c’est là un point essentiel, car prier n’est pas dormir, mais est ce là une caractéristique du marsup, je crains bien que non et je profite de l’occasion qui m’est donné pour évacuer l »idée saugrenue mais tenace que le terme marsup (inventé pour l’occasion) soit apparenté aux notion maritime (mar) et culinaire (s(o)up ; il n’en est rien ! le marsup n’est en aucun cas maritime ni, et j’insiste, culinaire , ceci pour évacuer la tentation que certains pourraient nourrir de faire cuire le marsup, le marsup n’est pas comestible ni soluble dans l’eau de soupe , qu’on se le dise et n’en revienne pas !

ceci étant établi, digestion et pohétization,

revenons à nos moutons, figure of speech car mouton n’est pas marsup et en est au contraire aux antipodes, mettant ainsi en lumière le concept d’émigration contradictoire, nous y reviendrons, ou pas, car who cares et c’est très bien ainsi ; bref

Nous en étions resté au marsup car le marsup est notre sujet et notre sujet est le marsup (Monthy Pithon, book IV verset 3254), or donc nous évoquions il y a peu la philosophie de l’existence du marsup lequel ne tolère pas les droites ni les murs ni les enceintes de prison ni les gouvernements (dérivé de façon avéré de « garnement ») ni les autorités centrales alors que le marsup est plutot de type périphérique et à tout le moins imprévisible,  n’obéissant qu’à son bon vouloir et fantaisie (le fait est reconnu par le tjuringa de l’ancêtre marsup) sa démarche sautillante le poussant à se déplacer tantôt par bonds successifs tantôt à cloche pieds tandis que certains membre de la société secrète du frémissement du Vieil Homme Kangaroo (VHK) du spinifex tournoient comme des toupies pour éviter les touffes et dardent comme des éclairs lumineux vieux et tordus se couvrant de poussière rouge ou verte selon l’occasion mais la green dust ne se trouve qu’en un certain lieu de l’outback core ce qui s’explique cela va sans dire et c’est pourquoi je ne n’en dirait mot, car  si j’osais l’ancêtre me mordrait les fesses  et je tiens à mes fesses, dodues peut être mais pratiques, et j’en ai que d’eux au nombre de deux, elles se dénombrent et ne se démontent pas d’où ma prudence, l’ancêtre étant juste et héroïque mais vicieux, redoublons de prudence, je l’ai déjà dit mais la vie est un éternel recommencement et je commence à bailler, signe que mon estomac rempli de feuilles d’eucalyptus prémâchées demande à se relâcher, l’heure est donc venue de me coincer entre deux maitresses branches et de piquer un roupillon

réveillez moi dans 18 heures

Marilis Orionaa

(ça-i)

marilis orionaa ,la vahiné des Pyrénées

chante la langue gascogne avec force et tripes

« Ceux qui ont été une part incommensurable de nous avant notre mise au monde, ceux qui nous ont légué leur sang, leurs songes, leurs yeux, une expression, la récurrence d’un rêve, un regard, un élan, un désir,- ceux par qui et en qui nous existions avant de naître- ceux qui existent en nous après leur mort, ceux qui nous insufflent une pensée, une peur, un amour, pourquoi le fleuve souterrain de leur sang, n’aurait il pas aussi entrainé, dans la trame de nos nerfs une image, le reflet d’un éclat de jour, la plainte obsédante d’une voix . »

Michel Suffran, parlant de Francis Jammes, poète béarnais, de mère provençale, de père né à pointe à pitre, de lignée voyageuse et enracinée, ayant vécu à Orthez à quelques kms de là où je suis né et ai passé les premières années de ma vie, Baigts de Béarn

LA BELLE BEARNAISE mARILIS

ORION AA

élucidation du mystère de la librairie José Corti

vitra_spah bon elle était à la page 43 la carte bleue , je croyais qu’elle s’était glissée dans une boite de boursin vide qui avait dégringolé de son statut d’icone imperturbable à celui de rebut indésirable et avait chuté en cahotant dans le sac poubelle qui comme une plante carnivore (déchetivore pour être exact) l’avait engloutit , oh sinistre destin du boursin , quand à savoir ce que faisait une carte fut elle bleue couleur d’azur ou d’une teinte frisant l’indigo entre les pages d’un livre accueillant , on le sait les livres souvent accueillent , ont même vocation à,  sous leur mine souvent couverte et proprête , les plus échevelés et déchirés étant les plus redoutable car leur déchirures leurs sont une ombre de générosité impalpable , une propension à s’épanouir dans l’immatériel et donc à manifester une solidarité fut ce sous des prétextes aussi futiles qu’une sympathie chromatique, à moins que ce ne soit par connivence philosophique, fut elle cachée ;  Laurence Sterne, on le sait haïssait les banquiers et nourrissait à l’encontre d’Adam Smith une rancune tenace tout comme jonathan Swift rêvait d’une société sans coiffeur par simple confort spirituel, l’eau de Cologne l’insupportant, il eu donc été capable, qui?  Tristram bien sûr!  d’octroyer l’asile à cette puce encapuchonnée fut-elle bleue ou d’une autre couleur,  Sterne n’avait pas été atteint par la théorie des couleurs et n’en ayant cure lui préférant les nuances de lumières ce qui n’a rien d’étonnant quand on connait un tant soit peu le vicarage en ces joyeux parages du south Yorkshire ;  on l’aura comprit l’esprit logique, vanté par la faculté de l’auteur (IB) ainsi que l’ampleur de la t^che ménagère nécessitant une vigilance impériale digne de la muraille de Chine ou d’une forteresse médiévale, rempart du crétintisme, et symbole de l’osmose entre Orience et occidence, le phonème orie étant en lui même plus sympatique que le désir non déguisé d’ocxire contenu dans occident dont la ‘dent’ en elle même révèle une tentation vers l’obscurantisme primitif, mais  ne versons nous là point vers ce que Levi Strauss fustige ?, ne perdons cependant pas de vue que la logique synthétique nous a placé derechef dans le domaine anglo-saxon, zone excluant les franges celtiques délocalisées chez l’auteur dans la partie supérieure de la bibliothèque afin d’éviter les friction même si ce choix peut s’avérer douloureux dans certains cas comme le montre l’incursion de l’auteur des sermons de Dublin dans le voisinage de Laurence S, celui-ci lui étant favorable étant originaire du Comté celtique de Tipperary, casse tête pour le logicien mais limpide pour qui  s’applique à un minimum de préparation documentaire, faut il exclure Swift et Sterne de la zone anglo-saxonne, les tenants du oui n’ont à ce jour pas convaincu les tenant de la position adverse, bref, le rayon des angles ayant fait allégeance depuis des lustres à l’ascendance saxonne (phénomène regrettable quoiqu’en pense G M Hopkins) et ayant refoulé aussi biens les picts que les celtes dans les marges où qu’elle se situent, il n’est pas absurde , fusse sous un angle chronologique mais qu’est que la chronologie , l’auteur étant adepte d’une position à laquelle le suffixe trans rend le plus justice , et étant logicien (ce que nous réprouvons en notre fort intérieur, mais qu’y faire) il n’est donc point absurde et qu’est ce que l’absurde si ce n’est un dépassement des limites de l’apparence logique dictée par le reflet que les primitifs croient voir dans le miroir des sens, je dis bien croient voir car qu’en est il au fond, ne nous sommes nous pas laissés abusés par le délire de quelques adeptes de substances hallucinogènes, bref l’anglicanisme en ayant eu raison et étant en lui même tolérant contrairement à l’élément purement saxon , de là à penser que c’est l’angle qui dans ce cas là prédomine, opinion largement combattue par Shakespeare dans sa fameuse tirade sur la courbe, bref vous aurez compris que le vicariat anglican non content d’entretenir des relations coupables avec Dublin avait tissé des liens avec le dix-neuvième siècle finissant de surcroit catholique, qui osera dire et l’Habeas corpus nous le dit assez que l’anglicanisme à  l’esprit étroit, guindé diront certains, Chesterton voisinant donc, le père brown murmure t’on n’aurait pas été sans apercevoir ou peut être lui aura t’on dit , un catholique ne dévoilant jamais ses sources, même en dehors de la confession, je vous le donne en mille : Sir Thomas Browne et son jardin sous le bras ou serait-ce dans la poche le point n’étant pas éclairci et toujours débattu en chaire de Saint John’s college à Saint John’s college les deux rivaux refusant d’admettre défaite sur ce point essentiel sans lequel cette fumeuse théorie de la culpabilité de STB dans cette affaire de carte bleue ne peut être fermement établie ; mais pierre angulaire que l’on peut qualifier de métaphysique et comparable  ontologiquement à l’affaire du triangle des Bermudes, le royaume des angles étant bien sur tout indiqué pour avoir été le lieu d’où ce mystère origina, point qui n’a aucun rapport comme semble le faire croire Lord Byron avec une quelconque parenté et ces multiples voyages dans la botte méditerranéenne et plus particulièrement  dans la partie alpine car il semble qu’il ait pensé d’accord en cela avec William Turner d’où sa traversée tumultueuse de ces montagnes qu’il fallait en rechercher la source dans une boisson pétillante à l’orange qui à l’époque n’était pas bien sur aussi prisée qu’aujourd’hui les anglois lui préférant ce qui est encore le cas aujourd’hui l’ale ; or donc le père Browne catholique apostolique nous le rappelons, ce qui pourrait expliquer sa présence dans les environ à la fois de la librairie José Corti et simultanément dans les chemins (passons mais l’existence de chemins entre les livres est effectivement avérée) du rayon anglo-saxon de la bibliothèque de ‘IB, les catholiques étant des fervents de cette absurdité logique qu’est la trinité il n’est pas irrelevant de penser qu’à trinité puisse être adjuvé la simultanéité ce qui implique forcément une dimension temporelle et c’est là que le bas blesse car auquel cas comment expliquer hors du domaine spacio-temprel la présence du père brown et à la librairie Corti et à proximité du vicarage de Laurence, mais n’y a t’il pas là une erreur historique , est on  bien certain qu’il ne s’agit pas là d’une élucubration non d’Antoine mais d’un témoin ayant abusé de l’ale,  quoique l’hypothèse avancée à la chaire de Trinity College à Oxford, quoiqu’un peu fantaisiste, ait de quoi  est séduire : ce serait la proximité non géographique mais patronymique qui aurait favorisé ces rapprochements, en effet il saute au yeux qu’une confusion ou tout au moins un parallélisme  est possible et même probable entre Browne et Brown , celui ci ayant pu gagner son (e) lors du saut du rayon fin dixneuvième à celui du dix-huitième ou inversement l’autre l’aurait perdu , argument combattu pour des raisons chronologiques à la chaire de SJC à Cambridge en effet STB est situé chronologiquement au dix-septième et non au dix-huitième, argument typique de ces adeptes du pragmatisme car il va de soi que l’argument sympatique selon lequel les deux aurait choisis de se rendre simultanément à l’étage l’un du dessus et l’autre du dessous, ce qu’ un certain professeur green de l’université obscure d’un dominion britannique située je crois au Pays de Galles soutient, retenez bien ce point car il aura son importance par la suite, qu’il est hautement probable et la notion de hauteur est essentielle dans cette affaire que ce soit le père Brown qui en s’approchant dans sa chute du point de rencontre d’avec STB à proximité du vicarage ait gagné le (e) qui l’eut transformé à cet étage en père Browne , ce qui selon certain explique que le libraire ne l’ait point trouvé car la fusion entre les deux browne a plus que certainement provoqué leur annulation respective dans l’espace-temps, effets qui trois siècles plus tard se faisaient encore sentir, rendant impossible de retrouver le dit STB qui par effet de sympathie réciproque s’était réfugié , vous vous souvenez de ce formidable élan d’accueil que possèdent  les livres, chez Laurence Sterne ce qui est bien évidemment des plus logique, un gamin de cinq ans l’aurait compris , la rencontre ou plutot le choc frontal entre Brown et Browne ayant eu lieu dans les environs immédiats du vicarage de Sutton-on-the-Forest , le père Browne en appellant aux sentiments nationalistes de Sterne et trouvant par là même une solution aux conflits de religion bien connus à Tipperary, oh  modernité de Sterne ! ; par ailleurs on avance aussi l’hypothèse car il faut bien expliquer la métamorphose de Brown(e) en carte bleue, précaution à mon avis inutile pour le connaisseur averti de l’œuvre de sterne , mais je laisserai ce point en suspend pour l’instant, préférant finir sur l’évidence éclatante de cette succession de hasards qui a voulu que le tome tant recherché de STB fut abrité sous la forme d’une carte bleue entre les pages de l’édition originale et dédicacée par l’auteur à J K Chesterton , point essentiel apportant la preuve irréfutable de la transchronologie et donnant l’explication topologique à la présence de Browne en carte bleue dans ce tome (quoique d’autres avancent que cette présence s’explique par la redoutable chèreté d’une édition originale et dédicacée du Tristram Shandy en possession, nous le supposerons pour l’édification de l’hypothèse avancée, de IB, du même coup et c’est là un point fort et révolutionnaire de la théorie, présupposant l’anéantissement de l’hypothèse que nous avions d’abord retenu du statut d’idole de la boite de boursin chez I B ce qui paraissait, avouons le un peu difficile à croire, et même plus prosaïquement à avaler, disons le crument, venant d’une réputée logicienne .