car pourtant

et la vie ne s’est pas arrêté, quel est le mot qu’ils emploient
mot de générosité accolé à la perte
ou l’entête+ment de la continuité
serait ce que le néant renait soudainement
serait-ce que côtoie ce qui peut côtoyer
la brèche refermée et la réparation agissante

le monde et le manque,  le mot de nouveau concilié

le lien élevé face au rien ; mutilé
et pourquoi cette spirale sans voir responsable de l’inaltérable accolé
et pourtant vivant , heureux d’être en vie tentant d’arracher le silence à la muselière

et le faut il vraiment ; faut il laisser les mots transpirer, les laisser dénouer

l’obstination dans le mouvement aura-t’il raison de l’aval

une simple roche briser le chenal et l’em portement de l’avant
est-ce une simple affaire de nœud

de friction ou d’envers ; de sens au départ ?

d’apparition ou de disparition?

© photos  Aida Muluneh (afriphoto)