les couloirs

j’ai aimé travailler dans les aéroports
* ces endroit des marges où se rencontrent ceux poussés par on ne sait quels vents ou désir de s’enfuir, visiter,

 

j’y ai vu des folles me racontant qu’elle venait juste de quitter son pavillon de Melbourne et voudrait bien y retourner car que fait elle là

j’y ai vu des chefs d’escale traiter des files de paysans atterris là on ne sait comment comme des moujiks, ils ne venaient pas de Russie mais d’un pays adjacent

j’y ai vu des pilotes bourrés atterrir presque le dos en l’air court sur patte et en riant de la bonne blague, le temps des pharaons aurait vu leur tête rouler

et les charmants portugais transportant des jambons de Funchal et c’est là que j’ai connu les capverdiens venant rechercher leur bidon de grog

et la boite de thon du Sénégal égaré à Orly arrivé plutôt qu’à Amsterdam et les pistaches du liban et celles d’Iran, il faut être connaisseur

 

les lieux de tous les transit, les rebonds de jet en jet, d’aéroport en aéroport rapportant les saveurs du Bosphore et les cris des caravaniers

 

lay your head where my heart used to be

 

je reste fasciné par ce brassage, ce brouhaha qui rappelle celui des ports de méditerranée, les marchés d’extrême Orient et tous ces lieux qui prouvent que le mouvement est bien l’état naturel de l’homme, contrairement à ce que nous pensons, les mouvements dans les mondes anciens ont toujours bouleverser les équilibres et mis les hommes en contact

la stabilité n’est pas ce que nous pensons mais mouvante

ces mouches à kérosène mettent en mouvement le monde et les mouches insipides que nous sommes, silencieuses, victimes de ces trajectoires subies, incompréhensive dans le carré de jardin, provoquant la migraine quand le décalage horaire et les bonds de puces planétaires

des américains d’Alaska apportent la chaleur et moi qui suis un point fixe dans ce microcosme en mouvement aussi à l’aise que josha Bell à Grand Station

 

et les Dieux encore si doux du Bangladesh ici d’Indonésie

 

 

ces espaces froids et fermés plus explosifs que s’ils explosaient ne sont pas réellement une frontière, ils sont une sorte d’étirement de l’espace que Michel Agier appelle le couloir des exilés et Marc Augé un non-lieu, ils se comprennent comme des parenthèses dans des étirements du monde ou les distances et les points de contact sont soumis à des droits,

 

comme dans les villes l’espace se délite en quartiers, favellas ou bidon-villes

 

comme sur la carte ou des zones sont plutôt des zones de combats et de friction

 

ou des populations sont exclues et limitées à un type d’engagement, refoulées, soumises à un non-droit, non lieu, non-vie, René Grousset les appelait les marges et les tenait pour des zones dynamiques qui mettaient en mouvement les civilisations, frottement et zones des déplacements et d’instabilité mettant en tension le monde, nommé tel par les grands centres se croyant stables, mouvements étaient imprévisibles et de ce fait primordiaux,

 

Nurcan Giz

 

nomadisme ? ces vies non fixées sont aussi les électrons d’une structure (planétaire) qui se croit délimitée aux mouvements soumis à des règles alors qu’il faut accepter l’imprévisible et qu’elle est soumise à des pressions de plus en plus forte,

 

voir l’existence du coté des sans-droit est difficile, la voir du coté des cartes d’état-major est périlleux, la voir comme une tension active et la considérer comme telle , est ce ce qu’Eric Chauvier nomme anthropologie ? est-ce, d’une autre façon ce que Glissant dans sa quête d’une humanité totale et en mouvement appelle « le tout-monde » ?

ces points de mise en contact, ces couloirs, ces camps de réfugiés, ces boursouflures d’espace ont la particularité d’être invisibles car l’exclusion exclue, instituant des frontières qui nous sont clotures et limites, fixité comme on dit fix it en anglais tandis que se forment des espaces de vie autonome, non compréhensibles par la norme et difficile à cerner car elles redonnent du sens à l’identité qui devient ponctuelle et circonstancielle

 

l’espace planétaire est permis par le déplacement et la vitesse, par des zones de stagnation, d’écartement

mais aussi de rencontre car ces structures démontables intégrées comme les gares hors des villes, ne sont que la trace du passage de l’homme

 

misère

mais échange

surtout vie, qui pour ne pas être normée ni confortable n’en sont pas moins des vies

 

Segalen à Pekin ou à Tokyo par sa seule présence introduisait déja la mise en doute du lieu et de l’être défini de ceux qu’il croisait

 

les aéroports sont aussi la possibilité de ce contact et ne sont que chameaux

 

bruyant aux marges des villes

c’est la violence de nos transport et l’écho de nos fracas,

tempons

les lamas crachent à la face du capitaine Ad Hoc

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Dogside

comment de sa position apparemment dominante, qui même si elle était de dominée de ce pic d’Europe de l’ouest
de l’intérieur même de cette zone de la dominance,

encore faut il adhérer à cette pensée qui irrigue les automatismes et la réflexion issue de cette société, l’homme s’y voit il ?

ils sont les survivances, et dérivent hors de l’histoire maintenant une trace stagnante , loin vers l’horizon ceci n’a plus de sens quand reviennent les bateaux chargés à ras bord des clandestins ou que les avions ramènent dans leurs soutes,

stagnante la source ?

ou est elle mouvante et vive des traversées sans borne des marges se poursuit elle à l’intérieur même des terres et des villes, quartiers rues, immeubles où se retrouvent les gens de tous les bords des terres, langues en mouvances, frénésie simple des partages, on observe le métissage et dans les êtres, frustres ou cultivés s’entendent les patines des tressages des imaginaires issus des luttes qui poussent aux rivages

crisse le bois d’ébène, bois blancs mort sur la plage et que le passeur transborde offre en combustible ou arrête dans les mailles policières, les halls d’aéroport et les hangars des mégapoles construites sur les os des peuples, ces archipels animés et de roche en roche franchirent les familles à la recherche du poisson, de la terre entourée d’eau, du coté ou allaite le chien

ici qui dans son plus haut pic, la langue cimente, tente de lier les gravats du monde, quand chaque grain de sable est l’héritier de la traversée et conte l’histoire, il n’est plus de vent seules les turbines carburent

et moi parvenu à ce seuil où l’on pourrait me croire de souche, quel chemin n’ai-je pris pour me retrouver là et pourquoi est ce que je brandis l’exil, pourquoi obéis-je aux vents du monde qui se retrouvent dans les visage et les voix qui sagaies tentent d’oublier l’oubli, renouer au seuil du rivage où je suis parvenu, j’entends les voix

qui des brumes des temps anciens, survive en l’âme et dans certains coins en bien en mal , enracinés dans le collier de mer et dérivent hors de l’histoire maintenant une trace stagnante ou est elle vivante, dans ces parages mornes du paysage, sont ce nos strates que nous piétinons et peut on encore se réclamer d’elles, croisés à être liés, dans ce présent isolé que le partage réclame, de cet entrem^^element de peuples, familles villages vallées se rassemblent, nouveau né aux marches des immeubles le long des pierres de cette route, l’enfant ne sait plus ni la soie ni les contes fantôme du feu.

francophonie

 

ce qui m’intéresse ce n’est pas le français mais les gens, les peuples etc. individualités qui transitent par cette langue, le français sans les français dirait Anna Moi, qui de toutes façon n’existent pas , c’est pour cela que l’on peut dire cette phrase,
néanmoins j’ai l’impression que l’on revient à une fiction de l’identité nationale qui est hors de propos, sauf dans les sphères du pouvoir , dont on se fout (enfin moi ) par contre des individus nageant dans le bain de la langue française .. écrivent, parlent, ramifient des expériences, etc. là ça devient intéressant dans ce qu’ils apportent de neuf, de différent, humainement et avec des codes souterrains différents, fondant un tout-monde, un dit plus libre sans référence à cet agrégat qu’est le français et qui nous échappe, qui nous contraint et où on ne se reconnait que par habitude,
revenir à une langue identité est asphyxiant, vive la langue qui se déploie
en fait ce qui m’embête c’est de mettre en premier plan la langue française et l’environnement culturel dit de France soit-disant universel et de fait colonial ; la notion de France n’est que secondaire sauf si elle est fondatrice mais l’est elle ?

photo , inconnu

 

mais sans être seul dire

et tram dans la ville indigeste le tube ingère

ils souhaiteraient que l’esprit mature que ne croissent plus les arbres ni les mains ne se touchent

que la carte soit feuille de route, les hautes pointes leur ont appris à penser la seule tracée tangible, leur courant le seul au mépris de ceux qui circulent. La machine à broyer, jusqu’au coeur de l’entendement, ignore l’inaudible, qui entre les fils barbelés laisse échapper des vides desquels poussent des désirs, pendent des fibres de laine qui dans le mécanisme détraque les rouages, hommes et femmes, bêtes et matières organiques, tout semble ficelé dans un même ensemble que eux contrôlent puisqu’ils le pensent. s’ils n’y avait la couleurs et les mains qui se touche victoire sur l’apparente de docilité réduite au silence quand gronde le tonnerre que l’on prend pour le canon

Angèle Etoundi Essamba, Symbiose

c’est pour cela que l’on peut écrire faussement que le monde est une enclume, que l’homme rentré chez lui se délaisse et invoque d’un jeu de mot le réel, entre quatre murs, saints ou au poids de l’imaginaire l’homme pense à s’évader mais seul, dans la cuve bout les fibres du parchemin

dans le silence de nouveau les corps se croisent, se reconnaissent, encore les regards saluent bien loin du coin de l’oeil la pétulance, une irradiation cette attraction et dans le lit de ce non dit s’opère les vieilles alliances et sans que rien ne soit dit,

on entend les éclats de rire et le reste des peaux qui se touchent, les voix sans que rien ne se dise, sons sans que soit convié le sens, à l’orée de la colère muée en retrouvailles pour que  l’indispensable circule, rétablisse  les courants d’homme à homme de femme à femme dans la violence et le rêve

dans la transe ouverte soit la Sibérie la prose du transsibérien, comme un rêve ou un rappel

un chien hurle, message à l’invisible

les vies comme nerfs à vif comme des virgules qui loin de réenchanter le souffle, ponctuent, ponctionnent la dynamique, comme une carte statique qui jamais ne gagnera sur les blancs, les code-barres se déplacent, les hommes se poussent et brouillent les cartes, en vie seulement,

c’est ce qui les trouble,

Angèle Etoundi Essamba, mains

dans les dissonances les harmonies  sécrètent à l’insu l’ordre nécessaire, l’énergie s’ingénie, le début d’une victoire sur l’inconscience quand en dessous le vivant continue de sourdre,

on dit que dans le temps du carnaval ou après les ombres se réunissent dans les cimetières, mais que sait-on des cimetières sinon qu’ils réunissent, et que l’esprit tente de réintroduire la joie, la langue occulte sur la langue pointe sans que l’on puisse la déchiffrer, le vivant aurait il besoin des morts et les rappelle t’elle? rejouer la farce, l’histoire à rebours qui fut mystère, tribunal et que la tombe témoigne

les bateaux autours de l’ile vont au loin à la recherche du poisson maintenant qu’il nait plus de poisson, que les traces encore présentes mènent à ce qui fut et écho de ce qui avant menait à l’eau et au-dela

partout où le regard porte les hommes se rassemblent, ils émettent en commun ce qu’ils savent du monde, fumet qui dans la langue et le toucher se forment, quand arrachés les arbres brûlent et laissent l’or à vif  et dans la plaie l’ancienne mémoire des transformations affleure la stérilité et que les mains attouchent, se forme la grande chaîne des ressemblances, tremblement de l’affinité, dans le toucher le savoir de la souffrance et le lien raffermi

la parole se partage et bout à bout tisse la trame indispensable

© Erykah Badu performing in Washington, DC. Filmed by Interact,Inc. for blackpgs.com video series

retour de flamme

Oui un retour d’une flamme … la colère est un sentiment que je comprends parfaitement mais que j’essaye de maitriser et qui m’interroge, ce sentiment doit je crois être utilisé à son bénéfice et non à sa destruction par plus fort que soi ou en effet l’injustice et le mépris (voir par exemple le numéro de la pensée de midi sur le mépris . Ici j’essaye de reconnaitre ce sentiment en faisant appel de façon plus ou moins déguisée, c’est à dire que je me l’approprie,  à l’expérience aborigène en Australie , .

Fiona Foley est une artiste aborigène contemporaine et cette peinture est  l’illustration idéale ; « l’image »situe le propos dans un contexte soudainement politico-métaphysique », tout simplement de souffrance.

Voila qui éclaire le sens que j’y mets,  même si je n’aime pas trop l’expliciter et que j’ essaye de garder une portée universelle (au sens où elle est offerte) à la réalité de mon expérience qui se rattache à un plus grand ensemble, social, politique et philosophique, esthétique et humain ; c’est le rôle de la poésie et de la pensée poétique , qui peut être pourra ainsi échapper au « non ce n’est pas moi », gardant un caractère opaque qui lui permet de résister, d’exister et de se développer comme ce prolongement en est la preuve, (suivant en cela la pensée première qui m’a inspiré: celle de Gandhi).

Le flux sur lequel nous vivons permet à la pensée de vivre et si nous nous en saisissons, d’infléchir la façon dont nous pouvons percevoir, peut être, loin d’un consensus social appauvrissant,
les réseaux sociaux en sont la preuve : d’un statut sur facebook  (Qu’est-ce qui vous fait croire que le mépris n’atteint pas la colère ? ) suivi de commentaires pertinents mais qui ne prenaient pas en compte une expérience vitale et sociale et privilégiaient la sagesse et l’acceptation candidienne (quelque part) mais finalement aboutissant au retrait (c’est comme cela que je le comprends l’ayant pratiqué) ou au renoncement (chose que je ne parviens pas à faire, je mets « l’habiter au centre de ma pensée et ne parviens pas à roder mais désire ouvrir ) et  le lendemain voyait mon envie développer les quelques mots en exergue et laisser dériver ou enfler dans un post  (https://aloredelam.com/2012/06/09/le-jus-presse/) qui aujourd’hui rallume le dialogue ; preuve que la flamme n’était pas éteinte et le sentiment vivant toujours à l’œuvre ; aujourd’hui le commentaire de M C T vient montrer qu’il y a une base sociale et révoltante : vivre avec 600€ et peut être même personnelle,  à la colère ou à l’injustice, à l’inadéquation de l’existence sociale nommée « mépris » à la réponse non tolérée (par les pouvoirs imbus) .

Je m’apprêtais à écrire un autre texte, encouragé par la vidéo d‘Angélique Ionatos sur Médiapart qui dans ses propos rejoint les statuts que j’avais publié quelques jours plus tôt sur la nécessité du rêve et de l’utopie et l’amplifiant, lui donnant un socle social et politique  : la situation en Grèce mais aussi celle que nous vivons et dont le mouvement des indignés témoignent, un texte de Dimitris Dimitriadis poète grec contemporain s’en faisant l’écho et donnant un poids immense à la notion d’être là dans ce temps de maintenant, prélude à un monde nécessairement nouveau ; une dimension philosophique, artistique et poétique : la conscience et l’intuition d’Odysseus Elytis toujours bien présente est la preuve que la poésie que l’on croit sage et enfermée dans les livres est un retour de flamme que le moindre souffle humain ranime ; car là est le cœur de l’art  et le fondement de l’engagement : l’humain et la relation (un autre de mes poètes, central, peut répondre : Edouard Glissant a basé son œuvre sur cette pensée et cette révolte qu’il nomme « tout monde »); idée que ce texte développe car sommes nous en train de faire si ce n’est un tour du monde de la révolte, du mécontentement et de la volonté de l’utopie née de l’insatisfaction et du mépris qui peut aller jusqu’à la négation, comme les esclavages en témoignent ;

http://www.dailymotion.com/embed/video/xrggsi
Et les rêves prendront leur revanche… par Mediapart

Il est fascinant de voir comment la pensée sur internet peut enfler et s’augmenter de l’apport de l’autre ; donner un souffle plus fort à la réaction, à l’action aussi infime soit elle, qui du fait de son énonciation, existe et fait fleur autour d’elle, empêchant l’adverse de s’établir, du moins on l’espère ;

Là, le commentaire que je comptais écrire devient « post » à part entière, me donnant l’occasion d’expliciter et de développer un propos et déjà j’envisage des thèmes futur, en gestation ou à délivrer, m’enflant de force et poussant  ma pensée plus loin, la faisant sortir du ghetto de l’opacité ou elle était confinée car en effet elle refuse de se soumettre et de se concensualiser ni de se radicaliser à outrance.

Ainsi  l’échange et la relation favorisent l’écriture et le contenu qui se diffuse a finalement la densité de  la pensée, oblige à plus de fermeté dans la tenue et l’élocution, au sens on l’on « dit » fait vivre une attitude au monde, trottoir qui déborde les maisons. l’écriture atteint son but en s’enrichissant de l’autre et s’amplifiant, donne envie de continuer la navigation de cabotage (Jorge Amado) l’exemple, ç’aurait pu être celui de José Saramago,  n’est pas innocent.

Comme le disait Barbara Glowczewski dans ses ouvrages sur les sociétés et la « politique » aborigène , nous pouvons mieux comprendre les logiques culturelles des sociétés aborigènes maintenant que nos sociétés ont intégré les logiques de réseau dans leur fonctionnement , bref notre pratique et l’existence d’internet permet un éclairage sur les pensées aborigènes que les penseurs de jadis ne saisissaient pas, l’ethnologie toute entière et la réalité des peuples autochtones est d’ailleurs à repenser, ou peut être faut il simplement se passer de les regarder (s’en saisir par la pensée) mais simplement les laisser parler et nous laisser happer ; la boucle se boucle ainsi ou plus exactement est renvoyée comme un boomerang à son point de départ, préparant à entamer une boucle de plus car ce sac de nœud qu’est l’univers quoique bouclé n’est jamais conclu.

Cela avec internet est possible et la réponse dont se nourrit le blog qui est conscient de devoir revendiquer sa position de libre-pensée en tant qu’action, vent-brouillon qui n’est jamais conclu mais toujours en mouvement même quand il semble au repos ; la pensée – écriture n’est pas uniquement mots mais est parole active ne cessant jamais.

hot burritos

écrit pendant la pause midi au resto ou j’avais pris mon ordi , d’où les traces de doigt et les tâches de sauce sur le texte qui suit:

oui mais foutre à la porte les étudiants et travailleurs étranger quand soi même tous et autant qu’on est on est  tous des étrangers !

MOI JE SUIS BASQUE ESPAGNOL NE EN FRANCE dans la Navarre que le Béarn apontat

et donc faveur ultime ressortissant (quelqu’un destiné à ressortir dans le process de la transgression temporairement suspendu comme le pas de la cigogne autre allusion à la brumeusité des frontières là où le fleuve et les nuées des nuages s’entremêlent aux  casseroles vides et brûlis des montagnes des camps de réfugiés et des mariages des deux cotés du fleuve, le filin du passeur orné des fleurs de l’hiver et de la corne muse

laissé pour compte et éloigné de ces subtilité je fus PROMU à LA NATIONALITè FRANCAISE,  par décret du PROC mes ascendants ayant décrochés tombé du train ou tel moïse la Mouise un gros coup de pied au cul m’ayant niqué à travers ciel vers les universalités bourgeoises je fus convié à m’essayer à la franchouillarité, révolutionné et enluminé par l’oracle des Lumières récuré par les illuminations rimbaldiennes des  ors

tampon entre les pages d’un document inaccessible veuillez lire FRANçAIS donc éTRANGER car le mille feuille comme le mille-patte s’étalonne de part en part et dévale les collines qui chacune déverse son dialecte en chapelet le tout sous un béret pluvieux originaire UNE PIECE MONTée , comme on dit la mare aux chaussées qui distingue entre les gens d’ici les gens d’ailleurs les pointes d’accents les basanés, le mahagony et le lambarena on n’en finirait pas d’inventer des nouveaux mots pour signifier qu’on glisse de l’un à l’autre comme dirait l’autre alors que l’on est déjà plus soi et s’épanouit le rire ubuesque du HOT BURRITO, CHURROS Y CALVADOS UN DOS TRES et la tramontane et le larme à taon qui à Marseille l’hellénistique me fend le cœur d’un pique AS sieste

MAIS

quoi qu’étranger depuis l’invasion des indoROpéUN  ET QUOIQUE LE MELANGE GRANDE pARTOUZE soit more fun du coté du channel où l’ultime bouillabaise anglosaxoneceltiquepictocymrunormandoromainetdanoisesans compterlesapportscommonwealthiques et mégalithiques ceux de l’Ile de Pâques mais je m’égare le tunnel sous la Manche Donquichotien ni ceux de l’ile d’en face et j’en passe ayant et c’est là que la logique rejoint la fiction hérité en partage de la région aquitaine , d’autant qu’aqui c’est ici et l’acquis soit dit en passant car on passe pas qu’à la belote mais plus vulgairement on passe et repasse le long de la Garonne c’est un vrai défilé et Carolus Magnus peut en témoigner

sachant bien que :

deux points ouvrant les guillemettes

avec ce qu’il se passe au pays basque , je peux vous dire que s’il faut se définir comme étranger ou « pas étranger » et ben :  je suis ETRANGER ; MOI et ce que cela recouvre moi mon âne et mon chapeau et mes Ancêtres spécialistes de l’outrepassement des frontières ;

la contrebande bandant sans débandadade

surtout quand  j’aime et j’aime et ai ai vécu en Angleterre en Irlande in Wales, Que j’ai bourlingué ailleurs le long de l’Orénoque et pas qu’en rêve ni en pirogue si j’ai voulu immigrer en OZ et NZ , amoureux des antillaises et de leurs fortes épices foulard mon beau foulard ne vois tu rien venir toi que les cases de Guinée ont par le sas de Gorée ont transporté outretombe, outre vaisseau et outre-Atlantique,

passionné d’AFRIQUE,

supporter des abos d’OZ,

Du Nunavut ,

adepte Georges Dibbern, H Miller, John Berger qui se foutent des frontières et que je rejoins là en terrain neutre, à cloche pied entre le Pic d’Ossau et les tueries de Roncevals
POLYPHONIQUE à la bouche un arc à corde vocalisant et les tambours gwokes

des pygmées,

MOI, je sous-signé, Pyrénéen malmaxant du regard les irlandaises guincheuse dont le regard et les long cheveux ondulés et MOI malheureux amoureux  d’une anglaise elle même vivant ailleurs (en tout cas l’ai été pendant longtemps)

QUE VOULEZ VOUS QUE JE VOUS DISE ???????

résister c’est créer

Oui, mais la guerre est finie, Fleur, finir c’est imposer par le silence la voix forte de nos vies la-bas au creux de nos vert  si elles le veulent  l’essentiel de nos vies détourneront  le poison que les pouvoirs promettent: les vies de tôle qui nous enserrent nous les jetterons sans un regard ou perce de mépris à leur brodequins de ciment, nous cueillerons le brin d’herbe et le porterons à nos lèvres et nous murmurerons


tombera  le fer et la violence insensée  : constructeurs d’enfer, tordeurs de vie, empêcheurs de penser et rêver libre


dans le vent je lancerai


c’est un chant qui va très profond en moi


simple mais vrai

plonge

et me dit de m’en remettre aux étoiles à l’étrave d’un bateau, aux branches d »une fougère et au cri d’un oiseau

écarquiller les yeux et en silence laisser l’écho du voir répercuter

sève de cœur parvenu à mes pieds


(âme pieds)


consulter la roche et le feu en dessous


(l’âme au fond)


puis laisser le tout remonter vers les yeux

fort  au regard


âme main


de nouveau pouvoir chanter ou danser – est-ce se taire

et s’empreindre de la baie




rame_ ramer

confondre le JE avec le NOUS est kafkaïen dans le sens angoissant du terme, une indifférenciation comme une renonciation
il y a comme une ligne de partage de l’être et quand les particules ne se distinguent plus par au moins un tremblement de résistance,

ou est-ce que nous en participons ? accord au participe ou de principe,

car si tout est lié, l’énergie est une étincelle  qui met le feu aux poudres

les portes des buildings se coincent sur l’anorak et les raquettes crissent sur les moquettes de la taïga –
la fenêtre laisse ressortir le brouillard, symptôme de l’évasion,
poil hérissé de l’ours en colère -se sauve dans l’ascenseur*
l’écriture y mène sans doute si on déroge

le jour retourne se coucher et les bras inertes remontent la couette sur les plis de l’inaccompli
le Je va se cacher dans les recoins du placard à balai des rêves malgré l’odeur de javel

le Je n’aime pas le propre
préfère les bactéries et le bacille de K>Koch > allusion à la mouche du coche < comme on dit rater le coche

ou hue cocher ! souquez ferme

ou

à la sauvette

oiseau du moins je veux le croire
*
le Nous est un pardessus
bord

pardessus
bol

comme on dit ras-le-bol

la pluie infime des traits d’union est faiblarde quand le nous cimente et que l’internationale est une marque de détergent

et dévie le cours du JE
à la bourse
ou au long
cours cours cours
courlis et nous venge
courte paille de celui qui reste et s’engraisse sur les côtes de ceux des autres c’est nous nous qui somme toute ne sont pas si NOUS que ça quand il faut désigner celui qui passera à la broche

Magritte n’est pas magret ni m’aggrée

NOUS kafkAïen à perpète

sur le radeau qui me mène à Papeete je mime la sauvette que l’on nomme  fauvette ou paille en queue à tire d’aile

ton nous est de rondin et mon Je me sert de mat, le vent sans ton approbation sans signataire et sans cause à effet y pourvoit

et je rame_ moi je rame

Barcelonne

l’accusé acquitte

Est-ce vrai de l’autre coté de la frontière les gens sont sans ressources, sont toujours plus nombreux  les trottoirs et l’âpreté et le recours au sang, est-ce vrai dans le vomi l’alcool répond au froid et la plupart se blottissent dans le non sens,  ils réapprennent le rire comme une violence épaisse – Est-ce vrai le train déraille et la mort se vend en kit – au bord du fleuve est-ce que l’accusé  s’acquitte ? La dette décharge le  mépris et les corps dans l’oubli.