Versant Est

A l’orée de chaque poème, dans le souffle inaugural qui le suscite, il y moins chez Octavio Paz le désir d’une affirmation qu’une sorte de sursaut matinal, un élan quasiment incoercible de l’être, spirituel et charnel tout ensemble, vers l’indéfini du dehors, vers ce qui n’a ni lieu ni forme ni figure – et quiLire la suite « Versant Est »

mots-monde tombe

Mais qu’est-ce qu’être à l »écoute dépiéger ? ce qui se faufile en dessous en dessous coques de mots qui ne seraient que cela, réceptacles de nos émotions, de nos phantasmes sans responsabilité aucune, sans réponse ni épaisseur, malléables, mallettes vides, machettes baissée et le monde innocent et l’émotion se dépose dans le vent le lichenLire la suite « mots-monde tombe »

D »ici là : l’immobilité qui met le monde en mouvement

L’immobilité de la pivoine | isabelle pariente-butterlin Si je me suis assise devant mon ordinateur, c’est simplement que la douleur était trop vive. Elle venait de me transpercer de part en part, elle ne laissait rien intact, je sentais dans tous les méandres de mon être qu’elle avait pris les commandes de ma respiration, deLire la suite « D »ici là : l’immobilité qui met le monde en mouvement »

Marilis Orionaa

(ça-i) marilis orionaa ,la vahiné des Pyrénées chante la langue gascogne avec force et tripes « Ceux qui ont été une part incommensurable de nous avant notre mise au monde, ceux qui nous ont légué leur sang, leurs songes, leurs yeux, une expression, la récurrence d’un rêve, un regard, un élan, un désir,- ceux par quiLire la suite « Marilis Orionaa »

traduire ou conduire ou reluire enfin ouïr…

Car en effet je crois que la langue de l’un doit se faire engrosser par la langue de l’autre et ne pas en rester aux préliminaires, je refuse l’idée d’une langue littéraire figée, qui se satisferait d’être littéraire , il n’y a pas de littéraire il n’y a que  la langue et la jouissance. IntéressantLire la suite « traduire ou conduire ou reluire enfin ouïr… »

Passage (Reprise)

la vision d’une terre qui enserre me rappelle à ma réalité d’exil, je peints cette rive comme un voilier caresse mélancolique les herbes et les mottes du rivage, l’appartenance pris entre la vague et le vent, saudade ambigu entre empreinte et poussée des sèves, tellurique, le temps prononce la sentence et matière, promet des floraisonsLire la suite « Passage (Reprise) »

Transi

la trans-amazonienne des coup de pelles   et des   répressions virales   le rideau est tiré sur le rêve projeté sur       le rêve de la forêt des fleurs et des hommes jaguar         des pierres précieuses sur les visages    et les hauteurs des gouffres végétaux      Lire la suite « Transi »

écart

de ne pas trouver un écho                au contraire bifurquer par simple plaisir la découverte                    l’envie de ne pas s’encombrer ou de ne pas l’être       encombré / et respecter ce pressentiment de la liberté naissante               percevoir les écarts        s’y blottir et tordre les mots pour ne pas les rendre à l’ennemi /y-a t’ilLire la suite « écart »

Kamau Brathwaite

Peut être aujourd’hui le poète qui sait conjuguer le mieux liberté et intériorité une politique libertaire des mots convoie  le sens et donne au vent l’envie en lune d’avant les voiles de sons, l’écriture exulte l’intelligence pétille et s’imagine une lumière juxtaposée étoile galactée de sens ce qui me gène ou me fatigue chez FranketienneLire la suite « Kamau Brathwaite »