écart

de ne pas trouver un écho                au contraire bifurquer par simple plaisir

la découverte                    l’envie de ne pas s’encombrer ou de ne pas l’être       encombré / et respecter ce pressentiment de la liberté naissante               percevoir les écarts        s’y blottir et tordre les mots pour ne pas les rendre à l’ennemi /y-a t’il un ennemi             soi peut être                      ou le monde                         ce  qu’ils en ont fait que je vois répercuté dans les yeux de presque chacun            la rareté est si chère qu’elle en est rare

alors l’embuscade aux abords              traquer le moindre souffle qui semble vivre                  vivifiant                libre                    en accord saisir juste le froissement ou le son qu’il fait

déployer l’espace qui s’étale prêt à mes yeux       le deviner

et surtout même si et tant pis si le son pas de bon sens à la basse-cour ni la haute contre et ni à aucune cour basse ou courte

leur yeux réconfortent à la flamme commune           il semble            mettre en commun                   se congratulent à l’abri du vide des vents                    du sens

leur pensée est un assemblage                       elle suit une rigole creusée dans le bon entendement à plusieurs mains                      toutes les mains y contribuent                               plus édifice QUE traverse                l’apport y est important     on rajoute en cumulant une succession d’accord qui fini par sembler irrépressible               mais      cela suppose /de ne pas se poser la question du contraire / de ne pas laisser la fenêtre ouverte et rêver d’un souffle d’air / de ne pas s’y engouffrer et laisser le ciel aérer les méninges /de ne pas avoir l’envie de griffer les ronces/ de ne pas s’aventurer seul/ ou alors                     et c’est ce que je fais simplement regarder et vagabonde          ils s’y sentent bien                moi non                      je rode à leur entour                    je m’énerve de ne pas m’y trouver à l’aise

je repart et j’arpente        les bois et les déserts         les franges parfois

mais je continue à regarder par là ce que je ne trouve pas            obstiné              fasciné par l’écoute mais il s’agit juste  de resserrer  l’écorce au fil du tronc

déçu                                  s’enfoncer au plus profond des forêts    plus profonds                plus loin                  sans personne            ou le coucou                     vague rappel de la présence plus loin devant                 il faudrait pouvoir                     ou au moins tirer une diagonale et garder le contact            tenter

cette question où la reconnaissance      au sens propre             trône              m’intrigue                        la parole  partage ce rapport de voix à voix

s’en libérer est sans doute illusoire                 s’en rapprocher impossible                            la colère s’entremêle au désir                       c’est ce que j’écris

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