c’est entre les seins

c’est entre les seins que jute le kaki,  une voyelle est tombée de l’arbre, de la raie  la feuille plane dans la poussière et la caravane passe, cela ne fait guère de sens et pourtant la trace avance de manière si soudaine que souvent l’envie des mots arrive et se déchaine avec l’arrivée d’un seul,Lire la suite « c’est entre les seins »

à bon train huée d’allant

tout petit  – de tout petit je suis venu petit pois trainant sur le sable les vents ont soufflé et détourné de la dessiccation mais j’ai changé de mains j’ai pu ouvrir les yeux et caresser la chèvre  – les traine – dans les pattes et marche à reculons l’eau ensuite est venue elle àLire la suite « à bon train huée d’allant »

indigo rock

le roc qui se noyait dans l’oc »an l’océan qui tentait de raisonner  le roc en colère sa bouée la puissance sans fond et son apparence de calme sa placidité parvint à entailler la susceptibilité il se résigna à être qu’un roc dur et  immobile laisse aller àlui la pluie les vagues même quand la tempêteLire la suite « indigo rock »

Gaie à l’aise de la peau

dis une belle entre sur la beauté âpre une amertume s’y glisse qui câpre ouvre les lèvres déblatère avec la vigueur d’un pidgin qui s’invente sans discontinuer, à toute bastringue, bastringue comme une moto de course lancée à toute allure et qui ne démentira pas,ni n’en démordra la jupe s’envolant et découvrant la pulpe photoLire la suite « Gaie à l’aise de la peau »

car pourtant

et la vie ne s’est pas arrêté, quel est le mot qu’ils emploient mot de générosité accolé à la perte ou l’entête+ment de la continuité serait ce que le néant renait soudainement serait-ce que côtoie ce qui peut côtoyer la brèche refermée et la réparation agissante le monde et le manque,  le mot de nouveauLire la suite « car pourtant »

ouvre-boite, lignes et surfaces

Le ciel rouge au dessus  suintait de toute part, une chaleur étouffante et les couleurs de plus en plus tiraient vers le violet, il devenait de plus en plus difficile d’avancer le long de cette route droite et sans fin. Il avait bien entendu des histoires de chemin qui allaient de points en points, deLire la suite « ouvre-boite, lignes et surfaces »

Patte au lointain

oui mais moi j’ai toujours pensé que la plus belle eau remontait des profondeurs les plus lointaines j’ai rêvé de continents j’ai tendu l’oreille pour saisir des bruits de langues et derrière toute la face un monde en mouvement éclaire le mien, lumière étrange qui ne cherche pas à éclairer, mais irrigue j’ai vu lesLire la suite « Patte au lointain »

Repos l’Hélène

immigrating on a floating cabin on lake Michigan geee! I love Lake Michigan ! c’est pollué dis-je – moi aussi dit-elle – se repollenisant (couche de mastic sur la face et rimmel on top) — silence—- révélateur —- chambre noire et rideaux tirés sur le corps à corps phantasmagoricosexuel diurne — ah oui c’est bienLire la suite « Repos l’Hélène »

divagations et considérations

Et si c’était le bruit et la fureur, l’étonnement du bruit des hélices si tant est que muet gronde et fronde arc en ciel et mer plate  désormais une pluie fine inaudible le cambouis d’ une séquence urbaine on le voit à ses ongles dans les taillis du silence qui écorchent, cambrure des marches hertziennes Lire la suite « divagations et considérations »