contourner

poursuis une idée comme à crin de cheval en rude galop de mots

brouillonne pour ne pas lâcher pendant que s’élargit le sens que j’entrevois, à pein e, si vite qu’à bride abattue je me jette par terre pour échapper au vent,

l’idée partie bien vite me faut la rattraper et l’étoffer ruse dans les bois

je vois des paysages défiler et je creuse et jette des phrases par dessus le dos pour m’en saisir plus vite avant qu’elle ne s’envole

je ne sais où la chercher et je me perds je confonds

plus tard je reviens sur mes pas et j’efface je répare le piège mais n’en sais toujours pas plus

 

pourtant à coté à deux pas sous une pelisse l’histoire marche d’un pas assuré  sans presser le train assurée de sa trajectoire de l’épaisseur de l’origine et de la piste

ce pas pesant que je distingue pourquoi n’en puis préciser les contours ?

l’an ploie du temps

qu’il y ait un peu du pasteur et du pastoun en moi , mais après tout ,  l’age et si je pétille (un peu) pas du tout bobo ni conventhousiaste , le couvent est la forêt et mes pied reposent dans la tanière mes quelques arbres brillent dans la nuit phosphore et sente je superpose les étoiles et j’extrapole l’antan de la grande oursone qui où au pôle qui où au sud puis où  au nord fosse et fore qu’à l’ouest ou leste c’est ‘ qu’à supermarché no go  super no va

grise lies  et vingt sentimettre de touffes de poils joli ment au poil ça tient chaud et ma tonsure de moine 26 cm de pelouse noire fauve carpette ou carpe fauvette  j’entends la bruine bruire un filet de sol ramène les pépite d’argent que font les truites et les saumons splashes et balle de matche dix mille frissonnent qu’au chrone qu’au chone plutot shoshone dit shoshine ça shine point blé rond  bémol air à l’air mot hair

should I à écrire me remettre  ?

mais avec l’emploi du temps imparfait au futur antérieur du subjectif abject conjonctivite qu’ils m’ont fait , yes mister president ! , plus le temps trop pour  ni crire  ni rire ni même plus la pluie pour m’évader du coté de là ou ça bruine


ploie le temps ce quil en reste (remnants)

si l’ ours et l’humus des hêtraies

grise face de pierre polie et vingt sentiers  font une taïga d’hiver

vers une douce pas trop rude quand pas de plume

cree grogne ni rend shoshone



dans la huitième nuit blême bleue de loutre et mer

pluie que trois pour une soupe

j’outre

ni crire  ni rire même des crocs moins  que d’accrocs un  clos de cache à l’eau des brins d’ilots

mais ronger une branche sèche si bois sec l’eau crisse  fendue une coulée loir pousse de sève perce  dans le sens oblique

longue robe  libidinale

orignal ou nihil à ni male ni feu mêle ne leurre

et secoue s’en pour sang au  coude à coude comme si pioche mais  nickel dans les rockeuse bluese

une tête d’ourse s’entête à lever le paw à

l’émergence du soleil

car hiboux n’est pas putois ni castor une peau de daim affamée court pâmée

le poing levé au sol hérisse de poils pour luire

je dis  tranquillement s’ébrouer à la voix tachetée



ma fidélité auprès de l’onde iode et érode

oui

chien fidèle qui regarde la mer

belle !

rabattue de ma queue à mes oreilles
de ma langue que tu ne vois pas
de mes yeux qui prennent le tout de l’eau
l’univers tranche d’avec moi par le bleu
le fauve de mes pattes à mon museau
le noir de mon corps et le brillant
l’ampleur du monde et la surface
étale de mes yeux à toi le tout
de la présence à l’absence de la force à la droiture
la contemplation un prélude pourrait se déchainer
la mer prête à recevoir
l’immensité
une ligne d’horizon un signe à la surface
des traces de pas sur la plage mènent à moi

ou moi à toi où je me jette
bleu force delta, lagune de mon
feu de mon pelage
mixe de feu uni à la cendre de ce qui s’enfuit
et reste à jamais que l’air retient dans mes poils
feuilles de l’ombre et roches de l’eau
tremblement de l’inaccessible
un souffle de l’eau cristal retient ce que j’ai aimé
laisse s’évanouir là ce que le monde rugit

les traces du chemin sous mon pied s’affaissent
où mon pied qui rejette ce qui l’ a rejeté
flux du reflux
il est temps
de revenir à soi
laisser la vague revenir repartir
le sable retenir les songes de l’écume
les bris du vent le remous du profond

moi chien sur la plage j’attends de l’océan ce que j’y vois
du ciel ce qui m’exalte
le feu aléatoire la vase les cadavres des ans
tremblement
fébrilité la fidélité ou l’affolement
iode et corrode

je reste fidèle à ce que j’ai retenu et ne retient pas

Dans son ventre le jardin

quand après un tel rêve il se réveille , ;;; éberlué et tiraillé les flancs à l’air tels des outres gonflées du sentiment qui fait flotter, voguer, planer ;;;; , le corps dans un désordre d’orage la tornade dans son esprit lui crie – quoi comme un choc perpétuel qui dure qui creuse qui malmène le présent,
unique il en est tendu, plein, il en est en rage en nage en cage,
il n’y peut rien, il faut le voir sur la rive à chercher, pourtant la chaleur en lui continue, une vague sans fin ne peut avoir de fin, un vent de panique qui ranime les braises éteinte, même au creux de l’hiver dans son ventre, la prostate ou son dru,
dans sa douceur quand de nouveau il rêve,
il marche en pensant il dessine les signes les vides en pensant au plein les ondulations des yeux les insaisissables des cheveux, les poils des jambes
le plein de son cœur entasse elle seule cette envie de courir courir courir et ne pas s’arrêter et se jeter dans le vide, perdu
le vide c’est la vie, c’est le tout
il pense à ce jardin qu’ils ont vécus, un jardin où tout pousse, tout ce qui est bon , des chardons pour les ânes et des graines pour les oiseaux, des arbres et des pousses et des prairies et des vallées et des montagnes qui surplombent, des nuages qui noirs qui gris qui blancs qui roses qui rouge accorde le vert et la terre, la terre c’est là qu’ils se sont rencontrés, c’est là qu’il est assis et qu’il pense, regarde avec tendresse ce qui pousse dans ce terreau de tristesse pourtant, ce jardin il n’est qu’un jardin et c’est le sien puisqu’il y est assis parce qu’il sait que tous les jardins ressemblent à ce jardin, le sien, le centre
il sait qu’en dehors les sourires et les rires, les pitreries, les ronchonnement, les calmes et les colères, il sait qu’en dehors il y a tout ça il pourrait dessiner une forêt, un jeu dont elle est le centre, qu’elle anime, des vents doux des bises des sirroccos et des blizzards, des brises, des tournoiement de l’air, qui laissent lisses
il se dit , tous ces mots alors qu’il n’y en a qu’un mais le dire c’est trop dire, alors ne rien dire ou divaguer , son esprit ressemble au torrent,
il sait qu’il est seul au jardin, qu’en dehors il ne sait plus, ne peut que deviner penser suspecter,
il sait qu’il est seul, qu’il est dans son jardin, que tout ce qui pousse lui arrache un sourire, qu’il ne peut sortir, il ne veut pas sortir,
dehors ne veut rien dire
seul dedans
mais comment animer, sortir de sa méditation, jardiner, se mettre à danser à frapper le sol en riant, un rire qui cache un pleur qui est l’ombre de la douceur, il se met sous la branche de l’hêtre il n’a besoin de rien car il sait,
il n’en bougera pas

heart in toes

for life like love has its ups and downs , wherever or whichever shores or elsewhere  your loves are free now< we are apart , beautiful friends though tough to beat feelings not so clear , your lies your truths all apart , sadness in the night waiting for mine to arouse, my winds to blow within a sea of chain

and so it goes life like love is a lake to cross
like a swan that spans its wings sadness or joy
sheer tenderness can not ever eclipse
kiss embracing the walking hand in hand eye to eye
heart in the shadows blood in my toes

je me souviens

rien ne le remplace, le cœur  est tout ! ,
je veux écrire  comme une flèche ,
écrire et peindre en bel humain, il n’y a rien d’autre,
et si le blizzard m’a dépouillé je ne suis pas assez vieux pour renoncer
je retrouve les gens que j’aime et je m’éloigne des autoroutes, j’étais sur le bas-coté,  il est vrai !

je me rappelle à montréal, ça n’a l’air de rien, ma rencontre sur le boulevard, la nuit dans le froid, c’était le mois de février,

cet indien marcheur revenant du nord, s’arrêtant et me parlant,
à l’époque j’avais si peu compris,
du nord,
de la marche,
son sourire de sage hiboux
sa natte
son visage c’était l’humanité,
je ne sais pas son nom ,
on l’appellera Nawak

brouhaha tropical

Dans le flots des mots parfois toute une jungle braille, des faunes à sang chaud et à sang froid les regards se croisent, bruissements des pulsions, des échanges, des traits, des retraits, des morsures, mais qu’ont ils donc ces animaux à s’énerver de la sorte, une bonne pluie calmerait leur ardeur, justement il pleut l’esprit douché à froid s’apaise contemple les blessures les cavités, les mauditions de l’ombre et la lumière, les cicatrices réouverte les frictions arrivées on ne sait plus comment, un déchainement tropical d’une jungle brésileira, philosophe le paresseux qui s’était endormi mal réveillé s’en alla penaud sur une branche vermoulu et chu, sans doute que le vacarme tropical avait repris et qu’il était trop tard pour les mots baumes. il prit le chemin de la rivière car lui aussi avait besoin de s’embaumer.

rêve du ver cosmique

histoire de dragon et d’un oeuf (à suivre car on en fini pas, jamais, de l’oeuf)

OEUF_DRAGON_500tout commence dans la tragédie de l’œuf , celui de Christophe, qui ne voulait plus être un œuf encore qu’un œuf, mais il ne voulait plus être un œuf, ce point de vue ne se discute pas surtout, quand c’est un œuf de dragon et que l’orvet est de mauvais poil,  howling and screaming, bref rouge écarlate avec un mot dans chaque langue même les plus rares et les plus belles, celles oubliées, les chants décimés, c’est pour ça aussi qu’il est en colère le dragon en gestation qUI supportait plus son œuf, depuis qu’on lui avait parlé de ces mers opaques traversées à la rame, depuis que l’homme lui avait raconté le désert stérile, le désespoir de la faim qui creusait les corps en même temps que ce qUI avait fini par ne plus être un cœur, mais qui sinistre, battait le tam-tam dans la peau séchée de lézard ; depuis qu’il avait sourit à la main tendu et y avait glissé ce qui y était tombé ; après il avait grondé des flammes d’allumette dans son réduit, attends que j’en sorte tu verras les flammes de mon haleine putride! une immense colère grondait, elle avait fini par souffler à coté de la mue et il ne s’en était pas rendu compte, il continuait à vitupérer contre l’œuf gisant, brisé en éclat de coquille ;   il était sorti et ne s’en rendait même pas compte!

VER_COSM_600Le ver cosmique s’était mis à ronger les étoiles,  à grignoter les villages et siroter l’H2O des nuages,

comment te dire, il s’était empiffré à l’unisson de tous les murmures, de toutes les rêveries et des désespoirs, de toutes les dégueulasseries, l’oeuf et la membrane cosmique les lui avait transmise par perspiration, enfin il s’en était imprégné jusqu’au dégout et une fois sorti il s’était mis à ravager les cauchemards pour atteindre les rêves, chiures de terre, trous dans la forêt Amazonienne, il avait croisé l’anaconda et ils avaient rigolés un bon moment avant de se bouffer le ventre, qui avait  gagné, ils s’étaient juste mordus car l’eau et l’air ou le feu ça ne va pas jusqu’au sang quand ils se mordent, heureusement ! car ce sang là aurait rougit le ciel et  alors ça en aurait été fini des rêves, et les rêves sont le germe de l’oeuf, tu le sais soeurette, le dragon cosmique l’eut pas permis, c’eut été se ronger la queue qu’il avait en pointe fourchette, non,  le ver ronge ce qui l’éloigne de son innocence, de l’indéterminé universel, un grand ciel qui se courbe rempli des trous,  un tunnel qui mêne à l’amour, un truc comme ça si t’y crois pas ; t’y crois pas car le ver à pas fini de creuser, attends un peu qu’il ai fini de se faire les dents, ciel de grillage tordu si fragile  qu’il se casse d’un souffle, d’un fracas d’allumette,

En fait le ver-Dragon me cherchait pour m’emmener sur son carrousel, dirait Cabrel ( la vie me donne ce que j’attend d’elle, bonne nouvelle), le ver sifflait cette chanson,  pas con le dragon, sans compter que Cabrel me fait penser à Rosa, et penser à Rosa c’est toujours bien, une impression de paix un peu révoltée me parvient, bien qu’évidemment quand il sifflait le dragon ,( donna donna donna oh) , il  soufflait aussi  et évidemment l’odeur pestilencielle gachait un peu le rêve, mais boh le rêve est pestilenciel aussi,  vu qu’il est né de la fange, coincé dans le love de l’oeuf pour qu’il grandisse, l’odeur ça n’empêche pas, incroyable quand même ce Cabri me rappelle mes rêves de gosse et de jeunesse , fort le ver , il a réussi a  me les apporter mine de rien, et plein d’autres encore auxquelles je ne m’attendais pas ! voila donc pourquoi le souffle ravage et calcine, fends les fibres et use les galets, érode la poussière et ponce la rivière, il est obligé de remonter les indécences de l’homme et les malheur du monde jusqu’à la pureté entrevue dans la sphère première, translucide,  une si belle lumière,  jamais, simple et limpide comme des lipides ou des glucides je confonds toujours les deux, qu’importe le serpent me les a donné.