interlude

une voix chaude quand tu chantes sillonne mes rêves
de drôles de frissons murmurent à mon oreille un bruit de langue
une syncopée rime à l’infini le bruissement des sons

je perçois ce chant comme une douceur, pleine et chaude


fertile comme une chine d’exorde un faux hautbois lance des péroraisons
des monologues ponctuent la dictée

les bulles de sons émiettent le sound system
d’un bois vibraphone le feutre  chuinte une oreille tendue


tu ne chantes plus qu’as tu ?


la musique reprend   les mains sur le clavier rigolent toute seules

les bruits de bouche (ma belle) gloussent une polyphonie aphone
tu picores clafoutis des cloches picotée des brousses

midnight déjà


les berges de l’indolence s’endort l’arithmétique métrique au seuil de l’Ars Nova

gabier

après une vidéo chez « rêves à emporter =

ou l’on voit le musicien Joshua bell jouer

une partita

dans le métro de W DC  ( mes oreilles, je crois en conviennent …) c’est de la sheer poetry en pure perte encore que …dans un monde supermarché ( N B : qui marche vite)

pour qui n’est pas étiqueté n’a pas d’existence,

mais jB n’arborhait pas son pins ni son nez tiquette c’est pour ça que tel un produit frais en vadrouille les tête à cadi pouvaient pas savoir que la musique était un message des dieux et point une nuisance sonore venant d’un sdf en puissance,

et puis il faut que ça tourne,

ça me rappelle l’anecdote entendue de bob feldman ( the saxophone player),  un jour qu’il s’exerçait de son appart du centre ville, s’entend apostrophé du trottoir, hey saxophone player!

, c’était Mingus qui lui certainement ne bavait pas devant les étiquettes mais savait prendre la musique au bond , l’aurait du être joueur de baseball, mais il l’était en quelque sorte ,
Bob s’enquit

et MINGUS lui dit

hey you S P ( saxophone player) rejoins nous tailler une bavette au chezpaskoi club tonight , mais pour ça faut être Mingus et n’importe quel culot nimbus qui traine et lui aurait dit blabla bla , vient jouer dans le métro ce soir …

et bê, si !  je crois bien que Bob l’aurait suivi et même peut être qu’ils auraient fait un bœuf non étiqueté du tonnerre, mais les passants l’auraient pas cru (plutot cuit le boeuf)

mais bob est à NYC et là nous à DC, peut être quà NY , enfin pas sur , un supermarché reste un supermarché ,

mais c’est ce son qui planait-hantait-là,

ça c’est important !

le fait que les jambes battaient pas

la partita

en mesure  mais plutot le pavé, pas de métronomes underground mais les pas arpenteurs  d’une topographie métropolitaine incertaine

sans commune mesure,  ce qui  est regrettable

sans parler des oreilles qu’étaient bouchées dans le tube

mais le sound était là ét virevoltait dans les skylines du métro

(aérien)

bon , ( ça me fait penser au monde de la littérature et des arts , ou on (la clique des écrivains, éditeur et bien sur lecteurs qui baillent, est on bien sur que c’est ça que l’on a envie de lire , well parfois oui , mais le reste du temps ! ) vous avez vu l’emploi du passif !  ne se remarque que ce qui est labellisé et ne se lit que ce qui est publié avec en devant une photo lèche-vitrine, sinon on lit pas , pas le temps , rien à quoi se raccrocher, le vide quoi !  alors que …

s’arrêter , lire ou regarder la baie …

comme un gabier qui aurait aperçu un jet de baleine entre deux icebergs et n’aurait pas perçu le supertanker qui lui fonçait droit dessus ,

à quoi ça rime !
mais attendre les surprises de la vie c’est ça le gabier , non !

by the way,

2 .(:) ouvrez les guillemets,

je suis en train de lire le livre de Linda lé : « au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau » ,

ça m’a attiré parce que je désespérais de cet univers mimétique ou les livres se serrent la mains entre eux , se sont connus dans la baterrie de la chaine d’élevage ou on rassemblait à coup de lasso les mots égarés parfois les lettres qui se faisaient l malle, façon de parler quoique la malle non non diplomatique ou docus , bon on les a mis en rang deux par deux sur la chaine de montage binaire avant de les empaqueter serrés par groupe, par liasse sans liesse devrai-je et je paraphe d’ailleurs, las liasses de feuilles empaqueté et tamponnées en / livre , oups livre pour lire à l’heure du JT ou plus tard pour tenter d’enrayer la fièvre axiolithique, couper les doses somnifères, bref un sens du groupe, une langue qui acquiesce et à l’unisson sur les baleines des supermarchés , encore eux

je les aime pas …

et … je me dit (c’est le gabier qui parle ) : de la vigie,  je vois aussi ce que je sais être et surgir du fond de moi et aussi j’aperçois en chair pèle-mêle ce que le réel pointe, et Je m’accouche

sûr qu’il fait frisquet de la haut sans poupée de son ni les caresses d’une femelle accouplée, ça rend la vue plus difficile mais si nécessaire pour se tenir éveillé ou ne serait-ce, même, pour rester le corps^et l’âme drue, oui bander ça aide à penser juste, penser revigoré, et les vents debout ou en levrette ça aide à ne pas décrépir , et de là :

voir .

sources , joshua Bell , et d’une
Bach et de deux
Mingus et Bob Feldman et de trois ,
le livre de linda Lé et de quatre ( et tout ceux qu’il y a dedans)
Alvaro Mutis et Maquroll el gaviero et de cinq
……………..(remplir car laliste n’est pas exhaustive)

le combat de la grenouille et du lézard

Au lézard vert en Provence on donne le nom de lambert, une grenouille lui faisait du gringe à coups d’oeillades.

Le lambert avait le sang chaud et cru qu’elle se foutait de lui, se rappelant ses ancêtres varans et septosaures, le lézard se précipita sur la reinette apeurée qui bientôt se mit à brailler à l’assassin au secours quelqu’un ! Trop tard le combat de titan battait son plein et la reinette perverse y trouvait son content, elle se mit à mordre le pseudo-varan et nymphomane succomba à ses penchants, mordu le septosaurus secoua sa queue et lui fila une trempe qui l’a sécha sur place; mais la reinette ne lâche pas facilement et d’un coup de langue le laissa pantois.

Crocs et babines les écaille en feu,  le lézard s’enfouit sous un pied de thym et proprement détala laissant la baveuse à ses jeux douteux.

pour Ariaga : extrait de l’aloredelam encyclopiadis :

lézard vert dit  » Lambert » ( lacerta viridis ), ils sont supposés être très pugnaces et ne pas lâcher leur proie, éviter de se faire mordre donc !  précisons que ces sacrés provençaux les mangent !!!!!! , il y a même des fêtes de mangeur de lambert;  quand je dis que ce voisinage ne me vaut rien !

identité

j’ai envie de dire sans animosité , embryon , my foot !
alors je le dis , facile !
l’édenté court après l’identité avec une idée athée ; mordre l’idée pour finalement s’assoir dessus, en tailleur , bien sur ,
l’identité serait donc un matelas d’où la confusion, les fakirs n’ont pas ce genre de problème car qui voudrait s’assoir sur un matelas denté?!

l’athée l’a dans le nez l’idée, bien sûr il ne boit pas de thé.

© L S 2007

banc elle

Sur le banc face à l’eau mate j’U une vision! dit le u à la liaison, et scraaatch la jupe qu’elle avait courte se fendit , d’est en ouest le long du parallèle même pas bipède ,  car elle les avait bouffant et décolletant , d’ailleurs elle la toute raide n’y allait pas de trombone ,
bench in the park qui du banc ou de la banquise , j’ai de ces raccourcis ! la banc-assise , c’est révélée à l’usage , pas marquise,

bref voila un banc , occupé , hélas , pas par moi , mais par le rêve d’une elle-fe , j’ai de ces raccourcis ! , elle-fem qui plus est une (e)lle-ectrice pas ipodée » encore qu’avec ses longs chev-eaux folavoine elle pourrait bien ipoder un mèl de chez rené Char et de ses doigts lisses sister () décortiquer une user notice d’ipod  en japonais, oui car c’est certain une telle ombr-elle ne peut que japoniser ,

le rêve était beau , et montre assez à quoi ma cerv-elle ressemble , r’une joyeuse réunion d’elles, p-elle-m-elle,

le banc lui a l’air assez cuissé-frotté ; ou est ce l’ombre des grands arbres qui lui a grignoté le bois , l’ébène lui va bien , la salsa ruse et l’eucalyptrusse l’atomise teck ,

, en ce moment il s’assaye au beach voix-y-elle, dans asseye y’a as(s) et eye , on pouvait tirer à papaye mais j’ai jamais pu me résoudre à papa, fait penser à ail , bon ess si t’y met un f ça fait fesse , c’est pas mal , ça s’assoit encore que ça soit pas la meilleure position l’assise , ah chut elle a bougé , la sis  qu’est l’à sur le banc , la qu’est assise , la banquise qui lit sur l’bench

le tranchant du bec

mais aussi l’oiseau , caché dans les hautes herbes ou le bec tranchant l’air il s »oppose au lézard, s’épuise t’il à courir les traces rouge des steppes ou était ce près d’un lac , là entre les eaux où errent les poissons , se délectant de la bise qui ride le courant ,

où est l’oiseau quand dans notre esprit il a fini d’occuper le mythe ?

l’ai je salué quand hors de la voix il est remonté des tunnels du rêve?

L S 2007

journée ouverte

© L S Habanera 2001

alizés, m’apaisent , la voile surfe sur l’immensité bleu, un palmier ou une figure de femme sur la droite lui envoi le vent , l’attire peut être , ou est comme un aimant sur la rive , l’océan est peut être comme une fosse de bleu …

une vague qui renvoie à celle du ciel

© L S entrechaud 2005

chaleur sable de la terre ocre et immensité bleu ou voir le vivre , se nager océan, se rêver bleu, le vent alizé est le lien et ouvre…

© L S journée ouverte, 1999

face à face, la côte marine côtoie la journée ouverte , la fenêtre s’est ouverte sur le bleu , l’océan profond se mue en légèreté d’embrun et se résout en lumière , de même le ciel permet à  l’immensité de s’étendre, sans confins,

c’est le vent qui permet au yeux de se perdre dans ce qu’ils contemplent ,

plus besoin de voile , l’univers entier se donne …

l’histoire que l’on dit

c’est l’histoire que je voudrais écrire

mais oui, écris la, il te suffit de dire

même si on ne la connait pas , qu’il faut la deviner ?
frapper à la porte fermée , interroger l’invisible , de derrière la porte fermée , tu sais c’est pas facile , des fois , des fois je voudrais la raconter , l’histoire , même si je ne la connais pas

essaye , peut être qu’elle surgira des mots ; à l’improviste ,

j’essaye mais , les mots me semble vide , je veux dire ils résonnent à vide, dans le silence , tu vois , c’est comme s’il ne s’appartenaient plus , comme si ils sonnaient creux quand je les entends rire , alors j’essaye de les additionner et de là peut être que quelque chose voudra dire , tu comprends ?

oui , je crois , je comprends le désarroi , l’histoire hurle dans le silence et tu ne peux pas la dire.

© L S 2005

Agnelle

belle clochette l’enfance aux sonnailles

Clochette, oh ma belle brebis , je m’en rappelle une autre en file ininterrompue comme un tapis de laine accroché aux rosiers , comme des œillets rouge corolles d’un soleil qui remplit les vallées , en drailles fécondes comme des marches ouvrant le monde en marche , vraie sente qui magnifie le minéral horizontal et les pins cottoient les cistes pierrailles au toit des mousses dansés les gestes carresses remontent les hêtraies tas de pierres en cabane dans les chênaies où tout se trouve traversé

je m’en rappelle aussi , et ce souvenir pour moi est comme le baton qui me maintient , la verdure et le soleil qui illumine , le bêlement ininterrompu depuis les générations, et ce haver de la bergerie et le beau mot de berger , de mouton , de brebis d’agneau , lamb en anglais , et que dire du basque du béarnais du cévennol du provençal du gallois du neo-zélandais , de ton ces mots comme les tiens, clochette, le son martelle le rappel et d’un cri lancé et le chien qui dévalle si fier comme une autre jambe


cette cascade s’élance et la bergère rit de sa hauteur de cette constellation en mouvement immense migration qui célèbrent le bêlement qui émerveillent parce qu’il sont le sentier , le pré lui entre quatre coins et filin du matin structure notre imaginaire , notre nourrice magnifique ,

parfois même une chèvre , ou un chevreau vient me parler d’un patois plus rude , oh mon enfance, marginale la plaine fleurie en aval des vallées à portée de voie, antre comme la ferme quand s’ouvrent les portes de l’en avant à montées des chemins

les yeux perdus dans ces gestes rassurent et l’aliment mèlé au pain, les baies et l’ail et le miel , nourri aux effluves des montagnes , de la roches, des terres qui serpentent, indispensable branle des corps qui gravissent et volètent les papillon fleurettent sur les vert rougeoillant l’ irruption veloutée de la terre et les fleurs ou butinent les abeilles, sonnailles qui renvoient l’écho de la certitude du troupeau comme une seule marée et les chiens et se béret qui résume , penché sur le baton méditant , ou chantant grave et vague , précis dans les gestes cette générosité rude coutumière, l’horizon contrebandier bleu comme un sourire taiseux ,

je sais les vallées et les sommets me l’ont dit , et les genèts en bouquets les ronces enfruitées de mures et les myrtilles qui donnent la couleur de la tomme, la montagne pastorale ou le désert d’un chemin invisible , parcours de glace ou transparence lumineuse des roches ,

l’enfant sourit au braiment des ânes et s’excite des jappements, imite dans un rire, attend et s’amuse de toute cette vie printanière. plus tard il les suivra jusqu’à la lisière les bergers avant de pouvoir, fier et attentif , rêveur et bavard garder le pré et ramener à l’étable

pour l’instant ses yeux rieurs ne font qu’entrevoir , et c’est ce qu’il gardera de plus beau , cette lumière qui filtre de fleur en éclat de branche , comme un baton solide , racine végétale d’un être voué à marcher , à retrouver le chemin, cheminer et somme toute conduire à grande enjambée de pâtre la marée dans les sentes.