Maintenant (ce que ne dit pas ton nom)

 l’en bouche       l’en tonoir  va ramasser des mots dans ce clin ou seul le blanc de l’œil n’est pas noir. Pousser une porte sur le vide revient à se cacher derrière des livres que l’on ne voit pas, face ou de dos parfois ils bougent et migrent.   Cela va de plus en plus vite   Dans le fil étroit l’on entend que ça pousse Parfois un vieil homme médite La porte de Babylone s’ouvre c’est à dire que là où  s’ouvre la porte des gens pressés se cachent Sautent dans les vides  Il y a un brouhaha de tous les diables et les morts se mettent à chanter.

Matana Roberts
Matana Roberts

Dehors dans les rues ce que tu promène avec toi les barques obscures chargées des frères chargées des nouveaux nés On ne sait pas ce qu’il y a dedans tu grimpes sans grimper,    la pénombre favorise le rêve et l’éclosion   C’est pourquoi j’ai commencé il y longtemps à les ouvrir et à en faire des tas, c’est pourquoi je suis parti maintes et maintes fois vérifier si l’histoire était vraie Maintenant souvent l’histoire ne sert que de point de départ Maintenant la source coule Maintenant le monde est en marche Maintenant le monde n’en finit pas Maintenant le monde écoute.

    https://soundcloud.com/matana-roberts/black-lives-matterall-lives-matter

à écouter :

à lire

sur drone

pour suivre :

Matana

I am Matana

soundcloud

 La trace de l…

La trace de l’humain et l’écho de la pigmentation, l’entour et l’en-dedans de la voix, c’est cela qui habite l’âme humaine
l’aventure en aspérité dans les vagues la houle et ouvert dans les creux l’ouverture vers ce que nous contenons,
les yeux qui portent vers la vue et nous entendons ce sifflement dans l’herbe  foulée est frisotis des nostalgies
laisser germer ce que nous portons
corde tendu vers le souffle , l’air , le soleil , la pluie , les étoiles !!
hors de la mesure  l’encerclé s’enroule de l’effort qui tend notre bord à craquer
la pluie gifle l’air libre  l’air souffle, poumons pourquoi ne pas y siffler !

ouvrir le rien


« … elle ouvre le présent à partir du rien, un rien dont l’ouvert est le jour. C’est pourquoi de toute sa réalité elle repousse les avances de l’étant sous la garde du principe d’incertitude. Elle se tient, elle tient l’être hors de soi. Elle existe à intérioriser ce hors. C’est en ouvrant ce vide, dehors toujours au centre, qu’elle entre en présence pure.

« Peinture pure, réalité ».

Henri Maldiney , l’art nu, ouvrir le rien; éd. encre marine


tu piment pigment

L S 2005

L’iris est un abat-jour intérieur de l’oeil, rôle qu’a le pigment pour la peau. Plus l’iris est noir, plus le regard se concentre sur le champ de la face et soude les traits entre eux.

Malcolm de Chazal , sens plastique , l’imaginaire

a kiss for you

L S flor 2001

Les grains de sablent roulaient                   du désert à la
mer     en hiéroglyphes infinis            dans l’intervalle
magnifique        qui sépare                une femme et un
homme               comme une lézarde éclair      point de
rupture insondable

Tanella Boni; grains de sable; éd. le bruit des autres

L S bansuri 2002