feuilles séchées

Les couleurs jaunes

fumées

séchées

tombantes

des feuilles craquelantes restées accrochées

aux arbres d’hiver

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Muette sur la lettre

Peinture inconnu

Passé de l’autre coté de la barre
poudreuse de rouge
le chemin d’ocre
ou le pole
aussi haut qu’il semble possible
avant de tomber

La pluie et la brume
ça et là des amas de matière
brumes noirs coulées blanches
ces accès du monde où l’écriture transpire
des laves épargnées

Ce sont des iles
l’ordinaire de l’humidité
ça et là
la suie où ça n’a pas séché
des embruns dégagent la calvitie
de l’ombre
muette sur la lettre

Pérégrination violemment accentuée

l’imminence occurrence

flambe

si je voulais être figuratif je dirai les feuilles sous la pluie

Chu teh Chun , lithographie
Chu teh Chun , lithographie

mais je décide de ce que le mot efface dans le lavis

de ce qu’il dit

un sabre

le sable

une envolée

<a href="Chu teh Chun

le soir au bord du lac une calligraphie aide à penser

une calligraphie aide à écrire

ce n’est pas peindre, c’est écrire par le noir dans la feuille en tenant compte du monde

les aplats gris

et le mouvement inarrêtable de la pensée
et du poème
a coup de pinceau dévale la vie sans préciser

http://vimeo.com/60813940

de voir étire la nuit

contre toute lumière

 

contre toute errance

 

il n’y a que l’amour qui est lumière

céder à l’emportement à l’attraction légère du poème qui brûle; on me parle de raison d’être, être réchappe à la raison

 

le poème comme la toile le papier qui s’embrase rend fou car il se déchire

la spirale  de la banalité

 

les mots saignent et ton cœur soulève

ces visions  où la fusion en feu est la douceur

 

la raison emballée mon amour s’en est allé

 

te rejoindre,
les deux paumes l’une contre l’autre

 

une distorsion est la poésie au creux d’un lit de  braise notre envie

loin de, loin et contre la banalité qui est féroce et veut détruire qui lui échappe

 

 

la nuit je hante la respiration profonde

 

B Komorn