trou noué

Je suis le pieux dans la glaise que l’on traine

ma tête et mes mains saignent dans l’orgie

trou noué le cul nu l’étoupe dans les nuées

 

Calligraphy
Calligraphy

Partons d’un postulat : je suis libre ou je me suis libéré

Je reprend toutes les individualités qui ont creusé le sillon

la pluie nous a aidé

Dans lequel je me trouve à creuser avec mes mains et ma tête en sang

Souligner la détermination

Le sang est inséparable

de tout son poids la pesée
sur le corps qu’il entaille
l’autre corps lieu mort

Tous les corps éjectent le grand corps qui tombe à la renverse

Illusion imposée

vision abusive

H nous parle de l’aveuglement mais en secret rêve au  retour

Les rôles sont interchangeable le grand corps est pustule

 

Alors je pèse un peu plus sur le corps Ma tête en sang Vagabonde la queue d’une comète soumet l’aphorisme le plus lapidaire C’est dans le feu qu’elle atteint le manteau une tombe se désagrège mourir n’est rien.

H2O

De là,  regarder les fils électriques parce qu’ils paraissent dans le ciel

toute vue qui s’offre à l’oeil est découpée par ces fils, tout le bleu que l’on pourrait trouver est soumis à ces angles,  lignes de scie, les nuages  traversent, les avions traversent, ils laissent de la vapeur d’eau. l’un et l’autre, ces deux buées dans le ciel sont de la vitesse et de la lenteur.  Voir les gouttes de la transformation, une allusion à la métamorphose, ainsi la permanence du rêve des peintres côtoie les trajectoires blanches  là-haut, il n’est que de l’eau

voir sans bleu ni gris ni noir

Sur la planche allongé et les yeux accrochés à travers les branches s’accrochent les aiguilles et mes pensée ne sont plus arrêtées, elles pourraient être blessées mais je n’aspire qu’à l’immensité et mon œil rencontre le jet, le trait qui va à Tokyo,  de l’endroit où je suis l’avion qui perce n’a qu’une destination.

Ce calme qui comme une eau trempe  la feuille, vide est l’espace, je trempe de ma tranquillité le pinceau est l’arbre et mentalement je trace le signe, vite comme une conjuration de la fatigue.

Il n’offrent pas de décharge il transporte, est ce la raison pour laquelle il est si lent ?

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rouages

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Dès les accoudements à angle droit des rayonnements brisés des règles boulonnées comme un bricolage, une phrase

s’accommoder d’un peu de vide, la fluidité de l’élancée

permet la vitesse et le crissement sur la page, là où l’encre s’enfonce et dérape , l’eau en fleuve inonde et délave les terres du mot

c’est accepter que le mot soit sur la page et que la lettre ne soit qu’une feuille hurlant à la Lune

 

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delicate intention

Hirosi Nagare
Hirosi Nagare

 

La lente application à instaurer

 

le long
entres les bords et la colle à la bouche

 

un train bringuebalant compresse comme un pansement

 

la longue implication
que n’hurlent pas les mots
la mate
scintillation

 

décisive
incision
dans les sons de

son
linceul sépare de l’immédiat dans la délicate intention

blanche
pose
les plis de l’habit

l’étonnante attention
à border
l’apaisement

 

ils vont seuls et vont droit

Pérégrination violemment accentuée

l’imminence occurrence

flambe

si je voulais être figuratif je dirai les feuilles sous la pluie

Chu teh Chun , lithographie
Chu teh Chun , lithographie

mais je décide de ce que le mot efface dans le lavis

de ce qu’il dit

un sabre

le sable

une envolée

<a href="Chu teh Chun

le soir au bord du lac une calligraphie aide à penser

une calligraphie aide à écrire

ce n’est pas peindre, c’est écrire par le noir dans la feuille en tenant compte du monde

les aplats gris

et le mouvement inarrêtable de la pensée
et du poème
a coup de pinceau dévale la vie sans préciser

http://vimeo.com/60813940

Poignance des choses

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souffles de foudre

les humeurs des os

je retourne l’envie

 

j’y trouve

là où vais

je retourne

 

Y accéder est sans parler

la mélancolie côtoie et il suffit

le bras allonge pour relancer

tout est à proximité mais que choisir

peut être le contact s’impose

un élancement approche une ouverture

dense sans le vouloir

seulement en marchant

cherchant à se taire et se taisant

Lamber Sav
Lamber Sav, encre

*imaginant et portant à l’eau

sans souffle

comme lorsque je parle

ou que l’encre s’élance

ou se ferme dans la foudre

et qu’emprunt des feuilles aspirées d’encre

l’odeur de la poignance est comme aller à l’eau

 

 

 

 

 

** la poignance des mots comme disait Levi-Strauss – Chris Marker (Sans soleil)

calligraphie stellaire

stèle de la danse à Xian
Stèle

stèle

ou calligraphie stellaire

dans le ciel le bras qui martèle la pierre

 

à l’ombre du kaki le pinceau à poil ras rogne la feuille pour en délimiter le signe

comme des échancrures d’étoiles pris là ou se suspend l’inversion

est-ce la vie

est-ce la mort

Fabienne Verdier, pélerinage au mont des intentions pures

le pinceau à poil long prospecte le monde des signes à la recherche du lichen, de la sève de bouleau et de l’essence de nuage

rythme des caractères qui signale l’immuable mue de la voix

tout simplement l’homme entre deux poils de boeuf s’immisce entre montagne et fleuve s’y nichant une hutte temporaire

d’où

voir

tendre un piège au savoir

et se perdre sur les bords vides du rouleau rejoignant la pluie

 

la calligraphie que forme les bords instables des grottes du néant se retrouve aspiré comme une pastèque coupée en quatre

que des dizaines de dents mâchent joyeusement à y perdre la raison

Soulage, estampe

 

la raison est resté dans les rouleaux des bibliothèque et au bulles du ruisseau n’a plus court

 

ce que le ciel voit reflété dans le court du rouleau écrit en caractère clair et délié en pattes de mouches aéré et libéré par le vent  est sculpté dans la stèle qui n’est que le masque au bord des routes de la forge du caractère

 

Soulage, estampe

 

 

la calligraphie en dure faite de roc taillé dans la masse, ou burinée dans la feuille d’acier quand Soulage s’y met, et que l’acide grave

caractère

il est difficile de capter l’air dans la bouche,

car si on l’aspire il se perd en oxygène et rejoint comme une écriture énergétique, microscopique,  les tissus

si on ne respire pas et qu’on veuille garder l’air, il se peut bien que l’on expire, mais c’est sa vie et non plus l’air qui cette fois  au sens fort du terme relâchera

les tissus cette fois ci balayé par l’air qui n’en a cure feront un hamburger aux fourmis

si on expire l’air alors la grande poche atmosphérique s’augmentera de la contenance de tes poumons qui de toute façon ne sont pas autonomes et qu’un mince tissus sépare

entre l’air et moi une fine couche et une même agonie

de là à dire que nous ne somme qu’une poche, qui gonfle et dégonfle au rythme de la passe du temps

où ai je bien pu piquer cette photo, bon elle fera bien l’affaire

d’où il s’ensuit qu’il est vain de tenter de faire un avec l’air qui ne pense qu’à s’échapper et selon un schéma aléatoire

si on pouvait penser que je suis comme le caractère solide tracé de main de maitre jouant avec les vides qui un instant supporte l’ensemble et l’autre subtilisant l’espace au sein même du plein et les mouvements du temps s’ils sont les entrelacs et les allers et venus de l’air et du vide

il faut s’en contenter,  que de l’air ou de nous dans ce grand saisissement je t’étreins et tu m’étreins je me laisse envahir et tu me portes,

est il sage d’en conclure que l’air est plus insaisissable que la prétendu fixité du caractère qui n’est que mouvance et tente un instant de dire quelque chose dans l’infini de la métamorphose

en allant de l’éclosion de l’œil et de son pépiement