trou noué

Je suis le pieux dans la glaise que l’on traine

ma tête et mes mains saignent dans l’orgie

trou noué le cul nu l’étoupe dans les nuées

 

Calligraphy
Calligraphy

Partons d’un postulat : je suis libre ou je me suis libéré

Je reprend toutes les individualités qui ont creusé le sillon

la pluie nous a aidé

Dans lequel je me trouve à creuser avec mes mains et ma tête en sang

Souligner la détermination

Le sang est inséparable

de tout son poids la pesée
sur le corps qu’il entaille
l’autre corps lieu mort

Tous les corps éjectent le grand corps qui tombe à la renverse

Illusion imposée

vision abusive

H nous parle de l’aveuglement mais en secret rêve au  retour

Les rôles sont interchangeable le grand corps est pustule

 

Alors je pèse un peu plus sur le corps Ma tête en sang Vagabonde la queue d’une comète soumet l’aphorisme le plus lapidaire C’est dans le feu qu’elle atteint le manteau une tombe se désagrège mourir n’est rien.

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2 réflexions sur « trou noué »

  1. Justement, avec l’expérience d’un trou noué… ce texte fait hier..


    Au coeur de la falaise,
    Je suis serré par les roches,

    Elles me collent au corps,
    Si étroitement,

    Qu’elles boivent tout bruit,
    Venu de l’extérieur.

    C’est un silence noir,
    Et mes gestes contenus,

    Par la mâchoire de pierre,
    Ont bien peu de choix,

    Guidés par ce tunnel,
    Dans la profondeur de la nuit.

    …Progressant à l’aveugle,
    Je profite d’un renflement en creux,

    – Si l’on peut dire – ,
    Pour entreprendre de me retourner,

    Des efforts,où les membres s’emmêlent
    Prenant appui sur la paroi.

    Je vais pouvoir parcourir,
    En sens inverse, ce boyau,

    Avec juste la place de me glisser .
    Une vague lueur, au loin,

    M’indique où le jour stationne,
    Chaque fois plus vive,

    Lorsque je m’en rapproche .
    Je m’arrête un instant,

    Et au juste milieu du silence ,
    D’un silence épais, total,

    Résonnent des sons sourds,
    Lourds, et réguliers.

    Ils finissent par envahir,
    Le peu d’espace où je me tiens…

    Je mets du temps à comprendre,
    L’origine de ces bruits :

    Rien ne filtre de l’extérieur,
    Rien ne bouge , ni se produit.

    C’est la vie . Elle se débat
    De l’intérieur , dans mon corps,

    Combat, lutte, cogne, et se tord …
    ———Je n’ai jamais eu l’occasion,

    D’écouter au si près,
    Les battements de mon coeur,

    ——————– Dans ce gemme de silence .

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