Pérégrination violemment accentuée

l’imminence occurrence

flambe

si je voulais être figuratif je dirai les feuilles sous la pluie

Chu teh Chun , lithographie
Chu teh Chun , lithographie

mais je décide de ce que le mot efface dans le lavis

de ce qu’il dit

un sabre

le sable

une envolée

<a href="Chu teh Chun

le soir au bord du lac une calligraphie aide à penser

une calligraphie aide à écrire

ce n’est pas peindre, c’est écrire par le noir dans la feuille en tenant compte du monde

les aplats gris

et le mouvement inarrêtable de la pensée
et du poème
a coup de pinceau dévale la vie sans préciser

http://vimeo.com/60813940

Poignance des choses

947164_4412048314138_1188625552_n

souffles de foudre

les humeurs des os

je retourne l’envie

 

j’y trouve

là où vais

je retourne

 

Y accéder est sans parler

la mélancolie côtoie et il suffit

le bras allonge pour relancer

tout est à proximité mais que choisir

peut être le contact s’impose

un élancement approche une ouverture

dense sans le vouloir

seulement en marchant

cherchant à se taire et se taisant

Lamber Sav
Lamber Sav, encre

*imaginant et portant à l’eau

sans souffle

comme lorsque je parle

ou que l’encre s’élance

ou se ferme dans la foudre

et qu’emprunt des feuilles aspirées d’encre

l’odeur de la poignance est comme aller à l’eau

 

 

 

 

 

** la poignance des mots comme disait Levi-Strauss – Chris Marker (Sans soleil)

le moment n’est pas venu tant que l’on marche

une ridicule appréhension me fait me dire je dois peindre dehors

peindre ce que je vois       ou écrire       mais peindre

malgré que je n’en ai pas fort envie

j’aime la nature mais je préfère m’y promener

aujourd’hui je me suis posé près d’une petite cascade à un endroit où l’eau reposait dans une saine profondeur

y reposer a calmé la journée comme un ciel se vide et s’apaise

j’ai ensuite poussé à travers bois en montant un chemin encombré d’arbres échoué des pierres culbutées on dit des chutes de pierres chutées le bruit de l’eau aussi chutait et je le percevais dans les lacets

je n’aime pas décrire mais si j’omets ces impressions et la pression de mon corps sur le paysage  le pas et ce que je perçois voyais sentais dans ce voyage de garrigue

on me croirait parti dans un voyage et si je regarde c’est pour ne pas tomber ou parce que je suis saisi

mais c’est l’impression la plus forte stagne en moi

il faut la relancer

alors je peins

la masse et ce que je cède

je me peins moi dans le paysage ce qu’il a impressionné


ainsi rirait le maitre de Fabienne Verdier , mais pour quoi t’obstine tu à peindre ça

 

attends le moment de la peinture

Bona Magangu, encre
Bona Magangu, encre