caractère

il est difficile de capter l’air dans la bouche,

car si on l’aspire il se perd en oxygène et rejoint comme une écriture énergétique, microscopique,  les tissus

si on ne respire pas et qu’on veuille garder l’air, il se peut bien que l’on expire, mais c’est sa vie et non plus l’air qui cette fois  au sens fort du terme relâchera

les tissus cette fois ci balayé par l’air qui n’en a cure feront un hamburger aux fourmis

si on expire l’air alors la grande poche atmosphérique s’augmentera de la contenance de tes poumons qui de toute façon ne sont pas autonomes et qu’un mince tissus sépare

entre l’air et moi une fine couche et une même agonie

de là à dire que nous ne somme qu’une poche, qui gonfle et dégonfle au rythme de la passe du temps

où ai je bien pu piquer cette photo, bon elle fera bien l’affaire

d’où il s’ensuit qu’il est vain de tenter de faire un avec l’air qui ne pense qu’à s’échapper et selon un schéma aléatoire

si on pouvait penser que je suis comme le caractère solide tracé de main de maitre jouant avec les vides qui un instant supporte l’ensemble et l’autre subtilisant l’espace au sein même du plein et les mouvements du temps s’ils sont les entrelacs et les allers et venus de l’air et du vide

il faut s’en contenter,  que de l’air ou de nous dans ce grand saisissement je t’étreins et tu m’étreins je me laisse envahir et tu me portes,

est il sage d’en conclure que l’air est plus insaisissable que la prétendu fixité du caractère qui n’est que mouvance et tente un instant de dire quelque chose dans l’infini de la métamorphose

en allant de l’éclosion de l’œil et de son pépiement

mais voir

et les antiques, les classique me parlent

 

de vivre philosophiquement

sans que je me rende compte réellement de ce que cela veut dire

 

je regarde du coté de Spinoza que John Berger appelle en ami Bento

Bento tenait un carnet de croquis et la philosophie est  ce cela aussi ?

 

la philosophie y mène t’elle ou est ce s’en défaire et se laisser amener vers une réponse

 

celle de l’agir

de l’entrevoir,

de la préhension

du monde

 

le texte que je préfère de <Merleau-Ponty est « l’oeil et l’esprit

celui de Daniel Arrasse  » on ‘y voit rien »

 

 

moi me posant la question de la posture antique me laisse revenir vers le monde et le regard pris contenant le tout de l’ouverture de l’oeil ce simple seuil à peine entrouvert et qui témoigne de la minceur où se faufile la réponse

 »

«