calligraphie stellaire

stèle de la danse à Xian
Stèle

stèle

ou calligraphie stellaire

dans le ciel le bras qui martèle la pierre

 

à l’ombre du kaki le pinceau à poil ras rogne la feuille pour en délimiter le signe

comme des échancrures d’étoiles pris là ou se suspend l’inversion

est-ce la vie

est-ce la mort

Fabienne Verdier, pélerinage au mont des intentions pures

le pinceau à poil long prospecte le monde des signes à la recherche du lichen, de la sève de bouleau et de l’essence de nuage

rythme des caractères qui signale l’immuable mue de la voix

tout simplement l’homme entre deux poils de boeuf s’immisce entre montagne et fleuve s’y nichant une hutte temporaire

d’où

voir

tendre un piège au savoir

et se perdre sur les bords vides du rouleau rejoignant la pluie

 

la calligraphie que forme les bords instables des grottes du néant se retrouve aspiré comme une pastèque coupée en quatre

que des dizaines de dents mâchent joyeusement à y perdre la raison

Soulage, estampe

 

la raison est resté dans les rouleaux des bibliothèque et au bulles du ruisseau n’a plus court

 

ce que le ciel voit reflété dans le court du rouleau écrit en caractère clair et délié en pattes de mouches aéré et libéré par le vent  est sculpté dans la stèle qui n’est que le masque au bord des routes de la forge du caractère

 

Soulage, estampe

 

 

la calligraphie en dure faite de roc taillé dans la masse, ou burinée dans la feuille d’acier quand Soulage s’y met, et que l’acide grave