Tisseurs de joie…

Pour le vase communicant de Décembre 2010 j’accueille Silence. Ce mois ci l’étincelle de l’échange a été je crois de se laisser inspirer par le blog de l’autre et de là écrire…

« Flânerie quotidienne » http://flaneriequotidienne.wordpress.com/

le blog de SILENCE accueillera mon texte « Sur les pas éclairés d’une chèvre khirgize », une flânerie avec la conteuse Cécile Nô

tandis que je l’accueille sur les vents de l’inspire (c’est ICI) avec un superbe texte


Tisseurs de joie…

La joie

Le gris

« Il fait gris

Mais le gris est une couleur »

La joie commence là

Regarder ailleurs… autrement…

« Le lièvre mord à l’aube »

Le livre court à l’aube – La vie courante – alternative – L’ohm qui file

Que deviendrons-nous s’il y a des routes partout ?

Que deviendrons-nous s’il y a des villes partout ?

Pris au piège dans un écheveau de fils emmêlés

Pris au piège dans un arc-en-ciel de préjugés

Monter sur une chaise…

Le gris

La joie

Pas celle béante du ravi

Les mystères ne sont pas des merveilles

La vie filante comme une étoile

Les mystères sont des absences de pensée

Que l’homme –essentiellement – imaginaire

Comble par d’autres mystères

Au risque de perdre la joie

Démontons l’arc-en-ciel

Il est curieux, l’homme

Hein ! Il est curieux, l’homme.

Et bavard

Bavard

Rêve de tisser des brins d’herbe

Silence

Pour le vase communicant avec Lambert à qui j’ai pris deux fils, ailleurs, pour tisser ma toile. Amitiés.

© Peinture de Marie Morel , tisseuse de joie (Détail du tableau La forêt, 1999)

Liste des vases communiquants

Daniel Bourrion http://www.face-terres.fr/ et Urbain trop urbain http://www.urbain-trop-urbain.fr/

François Bon http://www.tierslivre.net/ et Michel Volkovitch http://www.volkovitch.com/

Christine Jeanney http://tentatives.eklablog.fr/ce-qu-ils-disent-c138976 et Kouki Rossi http://koukistories.blogspot.com/

Anthony Poiraudeau http://futilesetgraves.blogspot.com/ et Clara Lamireau http://runningnewb.wordpress.com/

Samuel Dixneuf-Mocozet http://samdixneuf.wordpress.com/ et Jérémie Szpirzglas http://www.inacheve.net/

Pierre Ménard http://www.liminaire.fr/ et Christophe Grossi http://kwakizbak.over-blog.com/

Michel Brosseau http://www.àchatperché.net/ et Jean Prod’hom http://www.lesmarges.net/

Lambert Savigneux https://aloredelam.com/ et Silence http://flaneriequotidienne.wordpress.com/

Olivier Guéry http://soubresauts.net/drupal/ et Joachim Séné http://joachimsene.fr/txt/

Maryse Hache http://semenoir.typepad.fr/ et Cécile Portier http://petiteracine.over-blog.com/

Anita Navarrete Berbel http://sauvageana.blogspot.com/ et Landry Jutier http://landryjutier.wordpress.com/

Anne Savelli http://www.fenetresopenspace.blogspot.com/ et Piero Cohen-Hadria http://www.pendantleweekend.net/

Feuilly http://feuilly.hautetfort.com/ et Bertrand Redonnet http://lexildesmots.hautetfort.com/

Arnaud Maïsetti http://www.arnaudmaisetti.net/spip et KMS http://kmskma.free.fr/

Starsky http://www.starsky.fr/ et Random Songs http://randomsongs.org/

Laure Morali http://lauremorali.blogspot.com/ et Michèle Dujardin http://abadon.fr/

Florence Trocmé http://poezibao.typepad.com/ et Laurent Margantin http://www.oeuvresouvertes.net/

Isabelle Buterlin http://yzabel2046.blogspot.com/ et Jean Yves Fick http://jeanyvesfick.wordpress.com/

Barbara Albeck http://barbara-albeck.over-blog.com/ et Jean http://souriredureste.blogspot.com/

Kathie Durand http://www.minetteaferraille.net/ et Nolwenn Euzen http://nolwenn.euzen.over-blog.com/

Juliette Mezenc http://www.motmaquis.net/ et Loran Bart http://noteseparses.wordpress.com/

Shot by both sides http://www.shotbybothsides.org/ et Playlist Society http://www.playlistsociety.fr/

Gilles Bertin http://www.lignesdevie.com/ et Brigitte Célérier http://brigetoun.blogspot.com/

rêv e ou pas rêve ? (conversation avec I B)

(IB) je cherche le point d’impact entre le monde et le sujet, quelque chose comme le contraire du rêve, en fait. Pas d’échappatoire

je m’étais penché sur ce problème en peinture, en poésie aussi mais j’ai remis le rêve au centre,
peut être qu’il ne la jamais quitter du fait que je ne suis pas capable de voir autrement qu’en rêve
je n’approche pas
le point d’impact est distant
un écho ou il emprunte d’autre chemins
des détours pour parvenir à contacter
du coup, le centre du rêve englobe, il y a éloignement à chaque fois du point d’ancrage
est-ce à voir avec l’aimantation,
l’affect primordiale dans l’envisagement du réel et du langage ?
qui pourtant recherche inlassablement son accroche mais ne le trouve pas


l’impossibilité du lieu et du temps
rend la simultanéité impossible, un décalage obligé, le parrallèlisme et la torsion dévie

(IB) pour quelles raisons tu l’as remis au centre ?

peut être parce qu’il n’y a pas de centre et qu’on est bousculé vers l’avant sous l’action du Rêve

(IB) infini… un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part. Les rêves seraient notre seul infini ?


traduire ou conduire ou reluire enfin ouïr…

Car en effet je crois que la langue de l’un doit se faire engrosser par la langue de l’autre et ne pas en rester aux préliminaires,
je refuse l’idée d’une langue littéraire figée, qui se satisferait d’être littéraire ,
il n’y a pas de littéraire il n’y a que  la langue et la jouissance.

Intéressant paradoxe du traducteur,ramener la langue de l’autre vers la sienne, mais la sienne quelle est t’elle?l’étranger que l’on invite à la maison ramène avec lui dans ses vêtement ses flagrances ses puanteurs ses accents ses façon de penser , tout un monde , le traduire en français ne change rien , le ramener telle une équation à un  produit de ce que nous connaissons change tout, c’est une erreur, même si on ne le comprend pas laisser l’étranger parler, il apporte ses richesses, d’autres contrées, il nous regarde de ses yeux différents – que voit il de ses yeux cerné d’étrange – il voit l’étrange – le dialogue peut commencer, il va nous apprendre beaucoup sur nous même et c’est pourquoi il faut taire notre langue quand on l’écoute, renoncer à faire croire que l’ailleurs c’est ici, gageure impossible , – mais c’est l’appel du large ! c’est la promesse de l’océan et du désert, du bidon ville et de la salsa ; il fzaut donc se taire et taire ; Segalen ne disait pas autre chose quand  i l écrit que le simple fait de la présence de l’étranger transforme l’ici, être dans l’ailleurs transforme ; l’énorme paradoxe.

Au fond j’aime plus la possibilité d’une langue étrangère, ou étrange, que le français ; la France ne m’évoque rien de merveilleux, juste un habituel de passage, un ailleurs qui serait ici et qui m’ennuierait ; la langue littéraire constituée, prétentieuse et figée, les quatre bords du pré carré de la pensée et de l’expression française, sous sa forme la plus convenue, les convenances (est-ce l’héritage des salons, est la possibilité d’un rationalisme qui évacue l’inquiétude) m’ennuie, cette langue bien pensante a été de tout temps bousculé ; c’est ce qui la fait vivre, bouger bouger rien n’est acquis!

Du français j’aime quand elle pulse par en dessous, quand le ciel tombe sur la tête et quand les vents ramènent l’inconnu !

De plus la langue aujourd’hui est ouverte à des possibilités infinies et n’est plus close sur elle même, le monde et tous les ailleurs poussent par nos bords, la frontière de verre n’a plus les rideaux tirés ; les limites et le sens de la supériorité a poussé à l’intérieur même des mots et des phrases, plus que ça, de l’esprit et d’une idée de finitude polie (polir) ou nulle brutitude tu quoque mi fili n’était permise, bref une langue paternaliste, royale et universelle dans son advenir, centre du monde pile poil sur les restes du marécage.

Moi, j’aime qu’on la torde ou la mette en doute car elle n’existe pas; Manciet se plaisait à dire que le français n’est qu’un dialecte du latin (et d’ailleurs la royauté et le centralisme universel de l’hexagone est bien Romain dans l’esprit.

Aujourd’hui on a le sentiment que la littérature s’est quitté sans doute pour mieux se retrouver, pour l’instant elle erre et s’arrête pour tenir de beaux discours  et  s’adresse le plus souvent à elle même ; pontifiant volontiers ; Mais la France elle même n’existe pas ; je ris de me rappeler ces hommes du milieux du vingtième siècle qui, l’ORTF nous le transmet, s’exprimaient dans un parler qui se semblait  singer et s’étendre à tous, quelle déception d’entendre un brillant esprit qu’on croyait exceptionnel déclamer dans un français d’usage mimétique : la langue existerait bien elle serait mimétique et nous ramènera au post-primate.

Moi qui croyais que la langue était invention ! que l’esprit se frayait des chemins à coup de machette et non de bouton de manchette; certains esprits et corps le font, en général ceux que j’aime, Cami, Rabelais (taisez vous! vous qui tentez de le récupérer, R est irrécupérable parce qu’il court libertaire devant et vous fait des pieds de nez et tire la langue), ils sont tous devant et s’amusent franchement, Mais la censure règne et le bourreau n’est pas loin, rions sous cape et feignons la bosse, n’est pas Σ qui veut – en attendant les libertaires sont conviés parfois à souper et se doivent de se tenir correctement sous peine qu’on leur coupe les mains et les doigts de pieds, ET il est important de souper ! Primordial !!!! j’ai beau verser dans la poésie mes chèvres disons le crûment croquent la marguerite et rabattent leurs oreille sur mes vers, il me faudrait donc soit souper ou m’enfermer dans ma cabane et me mettre à vitupérer de plus en plus fort à mesure que l’on ne m »écoute pas, parler pâtois jusqu’à en devenir pâteux (la pâte de la langue creuse creuse fais des tas empile des consonnes et envoie à la volée des voyelles! le pâtois pateux voila mon credo, pas le patois d’ici non le patois de partout rassemblé en un grand tas, un compost evolutif si vous préférez, c’est écologique c’est un nous en décomposition, un nous tiré jusqu’aux extrémités du nous sur lequel pousse le Je : en effet il  y a plein de crottes et de trous de taupes, de vers de terre et de palais cellulaires dans le jardin tiré au cordeau : non il convient de s’interroger, penser en toute liberté, laisser déborder, déplier le hamac et s’allonger dans nos rêveries et divagation philosophiques – oui je suis Sternien c’était donc inévitable et stern veut dire étoile ce qui aggrave le cas, le rend plus aigu selon le cas , l’empire sauf que je déplore les empires, la richesse commune ! Commonwealth my foot ! la richesse commune c’est le compost non-écologique parce que libre d’enfanter les plus belles déviances.

La langue même si elle existe d’une certaine façon, n’existe pas en soi, admettons que l »‘on puisse tracer un vague cercle autours de ce que l’on entend communément par français, cercle vague et impersonnel, la littérature c’est un peu forgé sur cette idée courtisane, cette idée du château, la littérature est un attrait  idéaliste, derrière elle l’écrivain s’efface à moitié, et harangue  dans un style supérieur qui me rappelle le singe mais ne nous égarons pas;

la langue celle que je parle c’est une langue qui s’étend sur des ramifications de langues possibles, enfouies et à venir. Que j’entends dans les intonations expressionnistes des mots que je comprends mal mais qui empathent le sens, que je parviens à donner à ceque je mesure mal, le mots devient abîme et montagne, mystère qui me plonge dans une méditation sur un sens vertigineux. La langue espagnole de Guillen a été pour moi cette musique ou ce tableau de lumière, qui me donne envie d’écrire parce que l’humain en moi c’est aussi ça, loin du pré carré, pourtant si proche car dans la voix de cette femme, sans apprêt j’y vois l’humanité pieds nus et courant

moi même quand j’écris de la sorte je me fixe des limites et évacue mes désirs de turpitude littéraire, mais vous l’avez remarquez vous que je ne remarque pas, ou pas encore, que j’ai le pied voyageur et que j’ai du mal à tenir en place dans le pré carré qui quoique un peu voltairien, quand même m’ennuie ;

les langues qui m’ont attiré faisaient appel (elles braillaient) à toutes les possibilités de l’univers, pèle mêle dans le domaine de l’écrit …. des tas de livres, de, disons VW, WF, St, WCW, EEC, TW, MT, JJ, R, M, BM, SLT, enfin un tas de monde écrivant auxquels il faut rajouter un tas d’anonymes ainsi que les langues dans leur libre exercice non appliquées à la littérature,

Quoi de plus jouissif que des enregistrements ou des transcriptions de langue inconnue que l’on ne comprend pas et qui nous chante un tas d’ânerie (j’aime les ânes) ou nous parle d’une sagesse inconcevable pour notre pré carré, c’est le cas des codex aztèques irrecevables en français pas plus qu’en español, magnificence  des langues aborigènes et inuits, de l’islandais et du caucasien, l’accent surtout est essentiel, c’est la source jaillissante

En fait je ne crois pas qu’il faille continuer à écrire – pas de la même façon qu’auparavant et nous  n’avons aucune réelle idée de ce que parler veut dire, réellement parler, s’adresser aux étoiles, au cri jaillissant de la jouissance et à la morsure du loup, à l’ombre immense de la sagesse de l’ours, nous ne savons plus nous adresser au réel (choses que nous faisons – mal) nous le décrivons car nous l’avons parqué dans l’enclos du pré carré et nous croyons que cela suffit, or une serpillière est un épopée en puissance et le bêchage est une action métaphysique pure, si l’on y réfléchi, taper sur un ordinateur est un cosmos ramené à une volubilité des doigts, excroissances de l’univers – le décrire est impossible – même pas essayer – ou alors plonger en rigolant dans un gros rire fin et inébranlable car le conte nous ramène à la profondeur infime quotidienne de ce que nous pouvons être, écrire n’est rien, ce n’est qu’essayer d’atteindre, de comprendre un peu, d’emporter avec soi.

Le sens imparfait, dès lors que les frontières ont implosées ne se laisse plus parquer, délimiter, il s’échappe démembré mais plus vif encore, ainsi les sons font des leurs et portent des sens qu’ils empruntent à d’autres, d’autres langues, réminiscences, le long de la ligne oblique de la faille, voyages entrevus, rêves et associations les plus diverses, des étincelles jaillissent de l’entrefilet, des lignes de fuites déchirent des épanchements couleurs et rayures tâchées s’emparent du bloc et le nient car elles sourient d’une irrévérence – on ne peut plus contenir – il ne fallait pas tenter de circonscrire et d’absorber car alors plus rien ne tient et comme dans le conte la vie sort de l’ogresse et s’en va batifoler – libre ou tentant de l’être – chemin fou, confronté à la vérité.

comme dit Boris Vian : jusqu’à la prochaine fois

(à suivre, car cela n’a pas de fin surtout lorsque l’on est un adepte de la digression, c’est à dire du chemin inexploré de traverse)

à ras

et

effronté c’est affronter

c’est

l’angoisse et l’anchoix

pas

rascasse du sarcasme

sans

cynisme du civisme

car

censeur est sans sueur

talus song

et si le long du talus

le bec armé d’un poil de barbe / écrire /trempé dans la pluie

douce amère

la langue la frange sur les genoux /dépliée /  la flaque d’eau

la vie lourde

laperaient si tel était le lait à s’en donner l’étournoiement

 

mord au dent

à douce chair

les herbes rousses

à rebrousse poil

et les os en friche

 

le ventre en tambourin sec écarquille le nombril à la lune

et pleure une sente

les pieds de battre le sol giflent à pleine poigne le soleil

et vente  le saule

 

gigue atomisée et s’initier au joug des voix respiratoires

 

et le violon jeune

jouit la jouvencelle

branle la charrette

 

et Laure s’hémistiche tant que les mèches émèchent et lame

au son assourdi

 

il y faudrait des rondes et des joues il y faudrait des jupes et des jours

 

à soulever

à démêler

 

quand la rime me vient aux tempes dans les boucles turquoises

 

l’orage

 

et grogne l’ Esméralda

 

rame_ ramer

confondre le JE avec le NOUS est kafkaïen dans le sens angoissant du terme, une indifférenciation comme une renonciation
il y a comme une ligne de partage de l’être et quand les particules ne se distinguent plus par au moins un tremblement de résistance,

ou est-ce que nous en participons ? accord au participe ou de principe,

car si tout est lié, l’énergie est une étincelle  qui met le feu aux poudres

les portes des buildings se coincent sur l’anorak et les raquettes crissent sur les moquettes de la taïga –
la fenêtre laisse ressortir le brouillard, symptôme de l’évasion,
poil hérissé de l’ours en colère -se sauve dans l’ascenseur*
l’écriture y mène sans doute si on déroge

le jour retourne se coucher et les bras inertes remontent la couette sur les plis de l’inaccompli
le Je va se cacher dans les recoins du placard à balai des rêves malgré l’odeur de javel

le Je n’aime pas le propre
préfère les bactéries et le bacille de K>Koch > allusion à la mouche du coche < comme on dit rater le coche

ou hue cocher ! souquez ferme

ou

à la sauvette

oiseau du moins je veux le croire
*
le Nous est un pardessus
bord

pardessus
bol

comme on dit ras-le-bol

la pluie infime des traits d’union est faiblarde quand le nous cimente et que l’internationale est une marque de détergent

et dévie le cours du JE
à la bourse
ou au long
cours cours cours
courlis et nous venge
courte paille de celui qui reste et s’engraisse sur les côtes de ceux des autres c’est nous nous qui somme toute ne sont pas si NOUS que ça quand il faut désigner celui qui passera à la broche

Magritte n’est pas magret ni m’aggrée

NOUS kafkAïen à perpète

sur le radeau qui me mène à Papeete je mime la sauvette que l’on nomme  fauvette ou paille en queue à tire d’aile

ton nous est de rondin et mon Je me sert de mat, le vent sans ton approbation sans signataire et sans cause à effet y pourvoit

et je rame_ moi je rame

Barcelonne

Passage (Reprise)

la vision d’une terre qui enserre me rappelle à ma réalité d’exil, je peints cette rive comme un voilier caresse mélancolique les herbes et les mottes du rivage, l’appartenance pris entre la vague et le vent, saudade ambigu entre empreinte et poussée des sèves, tellurique, le temps prononce la sentence et matière, promet des floraisons ;
les mots eux ouvrent l’espace en vent debout à la déchirure qu’impulse le désir, l’œil dans la toile et l’absolu entrouvre, pétillant le pressentiment à vivre, hors de tout propos les mots comme une liberté dans les blancs deviennent la langue inconnue, ivre comme la brise, elle pousse et vibre au corps ; le sens et la trace sous-tendent le piège et pourraient ramener en arrière
ce sont dans les vides et le sens accordé à l’horizon , le chant improvise une mélodie et résonnent du chaos, pas de l’homme qui marche et déchire le tissage du monde comme un passage, pris entre ces deux ancres, l’une amarrée et l’autre fine comme une soie solaire, pris entre le devoir de fidélité, sûr de son tracé opaque et l’aimant d’une voile ivre à l’assaut de l’ile, la mélancolie et la joie maligne donne à l’œil l’envie d’embrasser l’absolu des joies à venir.


V C sauvages (ne pas tirer la chasse – don’t flush out once used)

vase communicant sauvage

car commenter c’est déjà commu_niquer  désormais les commentaires qui me plairont seront conviés sous les feux de l’actualité  réjouissons nous de  l’interactivité !!!!en espérant que cela donnera envie aux autres de commenter !

aujourd’hui TSANEEM (fidèle commentatrice ) dont on peut apprécier les oeuvres sur un tas de blogs cachés dont souffledame

>>
Dans un bassin de rien du tout
qui leur tend son miroir,
L’astre du jour, la nuée sombre
ensemble se promènent.
Demandons-lui :  » Comment fais-tu pour être aussi limpide ?
C’est simplement que de ma source
me viennent des eaux vives « .
<<

© Pouvoir de la lecture, du  moine Zhu Xi, tiré de « Jeux de montagnes et d’eaux » (encre marine 2007).

cité par Tsaneem

Transi

la trans-amazonienne des coup de pelles   et des   répressions virales   le rideau est tiré sur le rêve projeté sur       le rêve de la forêt des fleurs et des hommes jaguar         des pierres précieuses sur les visages    et les hauteurs des gouffres végétaux          animaux et l’esprit qui rit si fort     le tout est ramené dans des coffre-forts     dans des boîtes numériques ramenée à l’équation ou à une suite de chiffre binaire ternaire ou que sais-je alors que ça souffle et que la richesse dans le silence et la couleur       guérit       on s’interroge  la richesse des suites de sons voyelles voix et sonne              paysage entrevu articulé               glissé               rythmé                      murmuré comme une corolle             ces deux O      ou les dentales ou la vue qu’on en a              rouge de l’hibiscus                     de cette fleur dont le nom ne nous est même pas imaginable  d’une poésie suprême parce que l’accord ou le respect ou simplement regarder amène       mais      cela suppose /de ne pas se poser la question du contraire / de ne pas laisser la fenêtre ouverte et rêver d’un souffle d’air / de ne pas s’y engouffrer et laisser le ciel aérer les méninges /de ne pas avoir l’envie de griffer les ronces/ de ne pas s’aventurer seul/ ou alors                     et c’est ce que je fais simplement regarder et vagabonde                             l’infinitif ne me plait pas                 actif c’est ramener au je     sans qu’il y ait     je       c’est pourquoi je l’enlève pour ne pas le dire et donc de là dire autre chose simplement en l’omettant                                                j’ouvre une trace                         sans bruit                    je chantonne car c’est le plus sûr moyen de circonflexe ce miracle qu’est une fleur  ouverte       le chant l’atteint par l’intérieur et suivant le cas elle guérit    ou rend malade                          la faim et la vue d’une des visions       le chanter aussi         c’est renverser la tangente     encore que je vous parle en une autre langue           et que pour renverser il faut inventer       je crois   qu’un mot comme tangente dans ce contexte ne signifie rien               je m’exprime en mots qui sont fait pour autre chose      exprimer imprimer                       souffler            j’aspire à un autre vocabulaire ou alors j’évite celui là                 je choisi des mots et je les arrange pour qu’ils soient respectueux                        dans ce mot    un autre tueux                  peut être l’inconscient des valeurs à l’œuvre                   utiliser un mot qui veut dire ce que j’aspire mais en mêle un autre qui le contredit           comment faire        l’éviter        en rester à respect       et contourner         la branche morte se saisi du jaillit       comme    une saillie               retenir la langue entre ces deux mains comme un peu d’eau pure    sacrée         l’attitude et ce que j’en vois dit tout ce que je veux en dire          la langue finira par plier ou s’adapter                         nodder ,,              j’en garde l’image    mais dans nod il y a no       contre toute attente car le contraire est à l’œuvre                          le choix des mots est rude quand on veut s’en remettre à l’accord       il suppose de soi même être en quête et de marcher au même rythme d’être à l’écoute et renvoyer l’exacte mesure que le corps impulse et reçoit               ensemble              d’un même tenant  c’est pourquoi je défriche et monologue pendant que je pense à ce qui se joue                         lentement ou vite                 ces mots        ramènent au corps     je m’y soumet                    en mouvement         chasse la position assise   repliée d’un coup de rein  car je                (ce qu’il en semble ce raccourci pour dire être et ce qu’il s’ensuit)                  besoin d’air pour accomplir entrevoir exprimer            dans l’extérieur de cet enfermement que l’immobilité suppose         au contraire le pas libère                         le pas      cet écart dans le ruissellement           la succession du temps                        ce mouvement que geste restitue                 mais en avant          alors que toute les positions sont permises elles ramènent toute à une volée        le repliement                    ne conviendrait pas car il s’apparente à la mort        l’immobilité                       plutôt                          la souffrance ou la jouissance                 tenue         on change de dimension et alors les mots se transforment              la syntaxe       s’étire ou se rétracte selon que le sens à l’œuvre l’exige      le génie de la langue transpire    expire       sans contrepartie     le  souffle n’est soumi à rien d’autre que la pression du thorax et des étoiles           l’aventure gestuelle cosmique réactivée dans le mot                   la voyelle                                  atteint                                  parallèle à la vitesse de la lumière sans que cela en soit                 tente la                simultanéité                            paradoxale                              transmutation   qu’inventerait comme mot pour expliquer qu’un mot se dise étoile                                         tenter l’étincelance en bouche             en poids du corps et rythme souffle                            lance            l’intense tion poétique y parvient

écart

de ne pas trouver un écho                au contraire bifurquer par simple plaisir

la découverte                    l’envie de ne pas s’encombrer ou de ne pas l’être       encombré / et respecter ce pressentiment de la liberté naissante               percevoir les écarts        s’y blottir et tordre les mots pour ne pas les rendre à l’ennemi /y-a t’il un ennemi             soi peut être                      ou le monde                         ce  qu’ils en ont fait que je vois répercuté dans les yeux de presque chacun            la rareté est si chère qu’elle en est rare

alors l’embuscade aux abords              traquer le moindre souffle qui semble vivre                  vivifiant                libre                    en accord saisir juste le froissement ou le son qu’il fait

déployer l’espace qui s’étale prêt à mes yeux       le deviner

et surtout même si et tant pis si le son pas de bon sens à la basse-cour ni la haute contre et ni à aucune cour basse ou courte

leur yeux réconfortent à la flamme commune           il semble            mettre en commun                   se congratulent à l’abri du vide des vents                    du sens

leur pensée est un assemblage                       elle suit une rigole creusée dans le bon entendement à plusieurs mains                      toutes les mains y contribuent                               plus édifice QUE traverse                l’apport y est important     on rajoute en cumulant une succession d’accord qui fini par sembler irrépressible               mais      cela suppose /de ne pas se poser la question du contraire / de ne pas laisser la fenêtre ouverte et rêver d’un souffle d’air / de ne pas s’y engouffrer et laisser le ciel aérer les méninges /de ne pas avoir l’envie de griffer les ronces/ de ne pas s’aventurer seul/ ou alors                     et c’est ce que je fais simplement regarder et vagabonde          ils s’y sentent bien                moi non                      je rode à leur entour                    je m’énerve de ne pas m’y trouver à l’aise

je repart et j’arpente        les bois et les déserts         les franges parfois

mais je continue à regarder par là ce que je ne trouve pas            obstiné              fasciné par l’écoute mais il s’agit juste  de resserrer  l’écorce au fil du tronc

déçu                                  s’enfoncer au plus profond des forêts    plus profonds                plus loin                  sans personne            ou le coucou                     vague rappel de la présence plus loin devant                 il faudrait pouvoir                     ou au moins tirer une diagonale et garder le contact            tenter

cette question où la reconnaissance      au sens propre             trône              m’intrigue                        la parole  partage ce rapport de voix à voix

s’en libérer est sans doute illusoire                 s’en rapprocher impossible                            la colère s’entremêle au désir                       c’est ce que j’écris