talus song

et si le long du talus

le bec armé d’un poil de barbe / écrire /trempé dans la pluie

douce amère

la langue la frange sur les genoux /dépliée /  la flaque d’eau

la vie lourde

laperaient si tel était le lait à s’en donner l’étournoiement

 

mord au dent

à douce chair

les herbes rousses

à rebrousse poil

et les os en friche

 

le ventre en tambourin sec écarquille le nombril à la lune

et pleure une sente

les pieds de battre le sol giflent à pleine poigne le soleil

et vente  le saule

 

gigue atomisée et s’initier au joug des voix respiratoires

 

et le violon jeune

jouit la jouvencelle

branle la charrette

 

et Laure s’hémistiche tant que les mèches émèchent et lame

au son assourdi

 

il y faudrait des rondes et des joues il y faudrait des jupes et des jours

 

à soulever

à démêler

 

quand la rime me vient aux tempes dans les boucles turquoises

 

l’orage

 

et grogne l’ Esméralda

 

u<babel

ars>

mais l’ours vit en paix à la lisière
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il fronce les sourcils et perçoit la violence des agrégats de fer et de ciment
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lave ses yeux voilés du dépôt à ordure dans le lac
il laisse la pourriture de l’humus nourrir  les pousses et les jeunes arbres                  gloutonne le miel du pollen des fleurs
la mort nourrit la vie bourgeonne et pollenise
qui (se) tait son nom s’épelle baies et fougères                                  le ciel répercute                          la saveur regorge                   berries and brombies savourent                                         pelage fiévreux museau mutin

plante (paw) loquace                              soumet la trace                                    la neige heureuse                               garde

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au sud la migraine ophtalmique déboussole                                             les croque mitaines cancérigène font front
tournant le dos il gronde on entend non                        la diversité des fleurs et l’eau câline
même quand il en croque il joue avec la truite                                      fraternité de l’eau et des bois                                de loin le cheval hennit et s’enfonce profondément dans la hauteur
l’ours s’emballe et hume le nord                                      les glaces ferment du seul lieu encore indemne                                en soi roulent les congères
brun des pattes ouvrent le sentiers                                  plongent dans l’eau               des froids          (effroi)                  les troncs

h <artz

racolent
un par un
la forêt indiffère le cumul annule                                      l’amulette Amule                                    <aite

passe

sur la table je me mets à courir je m’arrête et je prends mon café

 

 

 

je reprends ma respiration

et je plonge

j’évite les lignes trop claires                           je voudrai les embrouiller

en créer d’autres                     elles iraient en tout sens          sans souci

ce n’est qu’une possibilité                                  ‘il faudrait éviter

 

un cercle                            reprend les énumérations des points

 

 

dans les champs             lents                       semblent surgir les couleurs
les rassembler                         pour ne pas béer                      s’y retrouver

on dit cela d’un trou           d’un ordre inexplicable

 

 

ouvert

 

quand on sait bien que les pas doivent suivre   mais                       dérive en tout sens
du moins  d’après ton sens            suivre             se perdre dans les aberrations

du temps

même s’il semble que le flot conduise      un fil irradie les pôles

tout du long de la travée

accorder l’inéluctable              ou renfrogner à l’aléatoire        satisfait du pas

P L

un océan                                     de douceur
une travée                                 page lisse

p                          l                            age


une voile                                    dans la hauteur

anime                                            étalée

littoral littéral


littéral et littoral

trempe
plonge
le fluide
courant
du flot


ce geste de puiser
et le partage


lumière
air incoercible
ce souffle

au delà de l’ombre
du soleil trop fort


zone de feu
inaccessible
le désir ?


ce qui nous accueille
qui nous brûle
qui nous détruit
qui nous attire
nous repousse
nous ombrage
nous aveugle
nous cajole
nous trompe
que nous trompons
nous leurre
nous piège
nous abreuve
nous calcine
nous trempe

dans le désir
la force
serait le corps

épanché le corps a fini de hurler


est ce l’âme ce trou de lumière
les traces vive
s de la couleur

incarnat


enigma

mon age me colle à la rive
comme un vent froid
mes rides
pour autant l’azur déchiffre
nuages
cette fulgurance
une écume brodé à l’océan
dégradé des tons
une harmonie fulmine


l’énigme éphémère repose
chaque souffle une tension
déployé
j’endigue le plein du monde

est ce d’être obscène  ?
la beauté m’attire
l’aubaine  m’égare


les vents pesants apaisent mes rejets
l’élancement de mes projets retombe



être  un trait plein
à la conquête de son vide
procéder de soi
se contrer à rebours
exige la clairvoyance


l’homme
enfin demeure seul
gîte
d’une quiétude pleine
empli
il garde à soi


les yeux à la virevolte
virent d’immobilisme

retourné à lui même
il a renoncé
à éparpiller les sens


une lave froide

alors qu’il tentait de choir
le recul a instauré un calme


une pesée des mots
la lenteur nécessaire

démine la pesanteur



parc003

raffiot

comme un oreiller salé
la nuit m’a cahoté
un chahut me raffute

tout mon corps en a profité


gris ce calme est plat

une tôle à peine ondulée
une épaisseur cassante
ossature  sidérurgique


dans une nuit débraillée
les pointes et les treillis


vers l’air le tournoyant d’eau
temps calme à cale d’ivresse

batik polyphonique


on ne sait rien
des remous en dessous


sans doute profondeur abyssale


d’entre les roches
des vallées craquées
reprises abruptes

des jardins délaissés


ouïssent les cercles des cratères engloutis


les brisures entament une couture


la masse répond
clos la question

corps bleus nuées sombres des été


à corde  de démesure


les tiraillements
polissent un pli


envolée de la marche
vaste remontée d’eau


libation de l’air


la transparence
un apaisement de cristal

yeux des vagues

une peau d’eau sur les brisants


la pesanteur
harmonie                    des forces
suspend l’ébriété
sont  rythmes          désaccordés

la couleur comme une étoffe
batik polyphonique
élancées
sphères
l’étreinte d’ une consolation



catwalk

fibrille
secouée d’un éclat de rire
l’homme
cet amas de jambes
en pleurerai

figé son sexe alors
s’accroche aux étoiles
tente de les éteindre


boudeuse
la nuit
s’éloigne
pas de chat
aguichante
la moue
inaccessible

 

arrogance du désir

le piège de l’incandescence
la flamme à l’affut

§

sous la cendre couve l’œil de braise
mue instantanée

§

deux yeux
le réel fixe
attend sa proie enroulé dans l’indifférence

§

férocité carnée
les sens étirent à lui la gambade insouciante

§

la belle à l’incarnat
s’étonne des remous
bouche de l’embrasement

§

dépité le désir tapi
étonné lui même de ses épanchements

§

lisse
l’éboulement de mer à l’aube suivante

§

est ce le désir cette arrogance
que cherche t’il
n’est ce pas lui-même la visée de l’incandescence ?

§

corps aux abois
meute du cœur
le  désir veille

§

écarquillé et rouge
se sachant gris
le corps surpris s’entend souffler

§

à l’age gris
en dormance cette rive à  l’âme
l’automne la marée de l’aurore

§

érosion du temps
l’être est il déjà pétrifié
lave imprévisible

§

tes renflements dans ton sommeil
te creusent
une tige
verte mimétique  de l’ardeur

§

dans mon reflet les bras m’en tombe
les yeux se désillent

§

à l’aube de la mort
l’astre rouge s’obstine à fanfaronner

§

honteuses
les noces de la nuit tombent à la pesée du jour