entre nos bords

entre nos bords
s’engouffre
ce qui nous coule



le rythme
errances
du courant
les colères
des embranchements
d’ étoile


boucle les temps
corps
la finitude à l’aube


dans la bouche
inexorable
inéluctable

vrille
même la révolte
et le choix
de détourner
visse

Oriflamme

flambeau                                            le bruit de lave
l’éclat                                                    astre des yeux
flambe

les fleuves en dessous              haute rive
cascades de vertige

gouffres d’eau                                 silence des signes
voute du chant                              sibylle de l’ébullition


la transparence                             marée sombre
la nuit                                                   étoile noire
nuit des lucioles                           boucan  indigo
tourmente                                        émotion lucide
cèdre au velours                           ligne caresse
saillie de lune                                  ronde et cède

or
le tracé de ton visage


la clarté
cette  chaleur de l’ombre


rouge
les cheveux de ton baiser


voix
martellement des songes


quiétude
ma douce ensanglanté


nez
doux  plissé de rose


bougeoir
le sang de la rougeur


lèvres
l’intermède fébrile


lumière
l’étincellement de l’oeil

nuit retournée

sous le vent ras
ma fatigue arrache
les velléités




est ce de tomber
les regards chargés reviennent à vide
déchargés


une déchirure
la solitude soumet la feuille offerte

vue émargée


en sens inverse
la nuit accentue les contraires
coque retournée

catwalk

fibrille
secouée d’un éclat de rire
l’homme
cet amas de jambes
en pleurerai

figé son sexe alors
s’accroche aux étoiles
tente de les éteindre


boudeuse
la nuit
s’éloigne
pas de chat
aguichante
la moue
inaccessible

 

échappée nocturne

opalines senteur et cuivre
papyrus dyonisiaque
un secret s’y trouve réjoui

§

Dans l’échappée nocturne
l’argile
flore d’une coulée de lave

§

telles qu’elles
opacisent à mi-chemin
égarent
ramènent au chemin
qu’elles
tracent sur ma rétine

§

gémissent
noir bleuté

§

Les mains brunes
effilées et fortes

§


d’accord elles luisent au soleil
mais la tendresse les détiennent

§

voiles éprises des jeux de lumière

§

Comme une mise en abime
les mains sauvages
oublient les mots retords

§

L’intempérance
les pigments qui détonnent
s’agrippent à l’espérance

§

A l’aube remontent du fonds des tons

§

Magnificence des bruns
ondée sur les doigts
le sang des roses s’épanche

§


Aube de rose la robe rosée
vacarme de la pigmentation

§

Tes yeux plissés
ta lèvre plissée
terre dissimulée


§


volcan refroidi des plis
des gorgées chaudes
le cratère dans ta main

§


le nacre
blancheur de lait
luit
comme une aura

§

au bord de tous les bords
plis cendrés
gris carnés
lave orangée  des foudres


§


carmines ombrées
au vif rejet d’azur

§


 

tablée d'or

la tablée d’or amoncelle
les fruits
d’une constance claire
les gelées de sang
pulpe  la peau ose
la caresse
d’une main à la lèvre


genièvre
l’ivresse sève
ogre carmin
rêve de nacre

du bord
rosé

Âme pirogue
pagaie la peau à l’étoile

l’aurore
scintille

d’un fluide émeraude
les sens
aux temps
une étincelle d’ambre
murmure
l’en-vie
à l’aube brune

les sources d’une lumière
blanche

IMG_8015

danse à l'anse

(portrait émotion d’une jeune femme lors du passage en caisse au supermarché)

rose déboule
babines roulent
l’élégance baobab les racines en pied
rose


le nez se lit
en profil
haute teneur
et
chevelure bicéphale

en torsade
brunes
s’écoule la sueur rosée


de cou cascade
la bombe
2 O
l’épaisseur
vers le corps

le ventre
rayonne incandescent
la tête médiane
reine


tyrannie
d’envie
la bouche ravage
déhanche

une danse de coq
feu femelle
les yeux pavane
constellent

toréent le mâle en rut
gaga ample
l’anse
orbite
au vase planète

gravitaire
s’accomplit la complétude
épique


voute grave
happe
le rire clame sans fin
gras
le bouillon
gemme
d’un sexe vert


23© photo : L’Afrique.com

 

coeur du flanc

Tes yeux plissés
ta lèvre plissée

la terre dissimulée


le volcan refroidi des plis
le sol des gorgées chaudes

l’éclat du cratère dans ta main
dévale la rousseur

le courant inspire l’émotion
des émois
les mots
à ta rencontre éclaboussent

le nacre
blancheur de lait
luit
comme une aura

les couleurs de la beauté

Ta main pour suivre
au bord de tous les bords
les plis cendrés
les gris carnés


lave orangée bris des foudres
lavis des carmines ombrées

me mordent au cœur du flanc

cirandane

tes lèvres baumes
ton ventre génisse  tire le  lait du monde

l’outre de la voix verse les stries de  la pluie
rouge le cercle de mon collier

mon lever de taille tes cordages de rêve
cheveux ligature débraillent ma folie

ensemble tes pieds de nacre ensable
le gite du silence


mon terrier pleure


si je rêve labyrinthe
les plinthes à la jointures des âmes


amas de plumes arachées au vent
arme la parure fière

délits cieux

sa peau mêle
j’entends sa peau
m’appelle
bêle loin de blême

des dents les bouts de m’aime
en tongue citronnelle
cueille l’acide

entre les pages de mes poèmes
pêle-mêle

crisse en peur
de la plaie circonflexe
sa voix
six vagues m’enchaînent
traine  lave de neige
fonce le train
si près de celle

enserrerait  l’anneau
elle
parle dans le noir
ma litéravie mon litéraelle
ma lettre litéraaile
rare à terre
rave à rêve
sème à air
délice ile à aquarelle