à rimer la nuit

à rimer la nuit l’antécédent ne cède en rien
poursuivant l’immanence

la danse
dans la poursuite sombre

entre les pavés des ordres  l’art s’arroge le temps de l’arrogance
d’un couac
dans un parking fluorescent la gymnastique des bleus

grise

et  irrite la toux

fumées les stries endémiques trébuchent

dis moi les sous-vêtements de l’aube quand craquent sans dissimulation les fards d’ozone percent le jour d’une couche dérisoire attenante aux forceps de l’aurore
dyslexie les aubaines sous-jacentes luisent les peaux

recel celles à l’intox

la dissimulation tant que tombent les pétales d’une nuit distincte

aubépine le rose de l’aube

HH 007_1

la berlue

diphtongues caloriques et la dévastation distendue
est ce une une panique endémique
?

les plus étonnés s’effraient des étirements de la cendre
des engouements du fer

j’ai pas la berlue ce sont les éternuements des dérives ?rivalité comme on dit fièvre de cheval ?le sensible aboie

c’est se couper les ailes avant de pouvoir s’envoler.


nuit retournée

sous le vent ras
ma fatigue arrache
les velléités




est ce de tomber
les regards chargés reviennent à vide
déchargés


une déchirure
la solitude soumet la feuille offerte

vue émargée


en sens inverse
la nuit accentue les contraires
coque retournée

hélicots

l’azur contredit s’étonne du sang caillé

une épanchée sombre
les baigneurs écœurés entre les nappes de mazout
hurlent aux gémonies les carcasses hurlantes des mirages

les sillons foutres de guerre,
l’oiseau dans le ciel voit son ombre sur la jeté
un bec des plumes  les écailles d’une écrevisse

les yeux mouchetés d’une rascasse
la bouillabaisse fume encore

larme

larme_600

© L S, larme encre et pigment 2009

à l’ouest de  l’Orénoque le  quotidien est  véloce

lente la main  entre Dulcinella et Rossinante

une chiromancie décime l’épine dorsale

bouée flotte  une bouffée blonde onirique

lit de terre

d’un bleu insoupçonné les myriades d’iles comme des poussières interpellent
l’ocre se déposant

fragment de lumière l’eau tout en transparence accorde
une bienveillance

fragments

la terre s’envole au couchant pleure une nostalgie du lit d’étoiles

lointaine

trame des tresses

trame des tresses

Les cheveux filent au courant

finalement ces entrelacs

courant ou tresse

invitent à une danse

symboles d’écume entre-nouée

transe

sans arrangement un entendement

une polyphonie distingue et le dessin et le tracé

prélude aérien

le visage jaillit comme une source et s’affirme céleste

il répond au corps

de massif l’agilité se procrée chant

les nattes de tresses ramènent à la terre

un lien inassouvi à la ligne du fleuve

un fil à l’insoumis

l’air

serait-ce le désir ce bouquet à l’infini des boucles torsadées

est-ce l’affirmation d’un savoir cette sagesse à la frontière du noir?

les mains tissent l’obstination

démêlent l’incertain et le plaisir en ligne harmonique

porte de la beauté l’envoutement des jouissances

les parfums

se parent

pour saisir la douceur

couleurs  cette sublimation

clairvoyance

le dessin voute la voix

une courbe limpide se mire au brasier

s’entrouvre l’ébène sur le jour

frôle

frise la joue un sein bombé

l’ornement lui rehausse les yeux

les cils le ventre invitent à  la jambe

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