l’espace pousse vers l’intérieur de la forme car la forme vu dans l’espace suscite son propre espace
le sens assoit les dimension dans la lecture du bloc
le geste va devoir creuser mais le dessin allonge la pensée
tend le regard comme s’il ouvre une fenêtre
sans mots
envisage,
on y voit tout un monde s’ouvrir et se tendre
se résumer
une forme cernant des tensions internes de ce qui s’étend
la traverse la creuse et l’habite
les parcours et les traces de l’étrace
Barbara Hepworth, epidaurous
la forme se concentre vers l’intérieur mais plus important est porteuse de sens
du domaine du visible ce qui apparait à la lumière ou strié d’ombre est du domaine du sens
significant form
la forme porte le sens comme un projet et l’incarne
lançant de façon statique des dynamiques
contient l’esprit, projettant à l’espace, interne et en creux
mais sens de ce que le corps sent, retranscrit dans la matière
Barbara Hepworth, Pelagos
est-ce la lyre d’orphée
la lumière particulière de la Grèce comme aux temps archaïques, classique cherche la forme à s’incarner
la vibration de la forme tend à la perfection, la forme est peut être ce seul tenant ou la pensée s’annonce d’un bloc, travaillé et surgissant à l’espace,
de l’aventure humaine
de la poésie aède
à St Ives venu du Nord la lumière méditerranéenne révèle un sens proche de celui de Karnak
des deux versants cela s’explique aisément
par la chaleur
la sensation de limite
et
la photographie aérienne
et si les pas des fourmis ne se voient pas
et si le long de la ligne une géographie animale
ou du moins biologique
ou ce qui sous-entend
les déboires près de l’étang
et si pour boire il faut s’élancer
en ligne et point sable ou végétal
a distinguer ce qui empiète
et même si ne dispense pas
Fred Williams, yellow landscape 74
de la marche
de la vue
de tordre
de se mettre dans ses pas et de mettre ses pas les rêves tendus sur le fil distendus qui s’observent
quand les muscles tendus l’oeil dans l’orbite s’alimente au réel
de près tout semble si différent agglutiné ou séparé matière grimpant ou descendant quand poussent sans plan apparemment arrêté les essences qui pourtant vivent et qu’ils ramassent qui est la soif des vies à vies
dans le rouge de si près je ne vois rien les vivants entretuent les morts du moins il semble
moment de recueillement ou il arrête le monde pour s’en saisir, ému par un beau sentiment ou un désir de beauté
saisir ce qu’elle peut saisir
il s’agit bien d’introspection, il s’agit de pensée
ce agit comme s’il entame dessin après dessin ce qui est une pratique où finalement s’épure ce qu’il a vu
trame ou à s’engager sur un chemin
assailli de tout coté
tracer la vision non pour en faire la carte mais parce qu’il n’est pas sûr de ce qu’il voit ,
le turmoil du visible est si prégnant que comment s’en sortir autrement qu’en jetant par la main l’attirail de point, blancs, valeurs, tons, lignes, noirs, ombres , couleur, le dessin est sous-jacent est l’idée la plus pure, dans le dessin est le fil tendu à l’esprit,
certains l’empruntent et deux esprits se parlant ou à plusieurs siècles de distance entrevoient, l’un impulsant l’autre renvoyant dans la contemplation ce que la main à vu
s' »apparente à la pensée qui prise entre les différentes dimensions du papier commence à instituer quelque chose qui instaure le visible
langage aussi, acupuncture et calligraphie
le mot alors s’intègre mais est mieux écrit, calligraphié, redevenu dessin
et visible
le mot parlé casse
Bomberg
dessin
mot qui est trompeur parce qu’il évoque les salles de torture et les professeurs qui enseignent ce qui s’apparente à la peinture, mais qui suppose un départ
hors de cet appris par où remonter le fil de l’esprit qui crayonne ou s’aide de l’encre, du trait, du point de la masse, des hautes, des basses, de l’eau, de tout ce qu’il veut et vers ce qu’il poursuit
voir est de l’homme n’est pas des dieux, le silence s’il veut , le bruit ou musique
portée
car lors-qu’assis au près du chemin ou mieux encore face à ce visage, aimé, mais qui s’impose dans toute la multiplicité de la réalité,inconnu à regarder, les portraits de Berger de sa mère en train de mourir, qu’est-ce ? cet effort de reconnaitre
l’indistinct du quotidien
l’imaginaire ou la philosophie la plus tendue
Marie Hélène da Silva
on ne sait plus
ou peut être le peintre sait-il et s’acharne à être à flot du monde et de lui même, et de l’autre
sans que je me rende compte réellement de ce que cela veut dire
je regarde du coté de Spinoza que John Berger appelle en ami Bento
Bento tenait un carnet de croquis et la philosophie est ce cela aussi ?
la philosophie y mène t’elle ou est ce s’en défaire et se laisser amener vers une réponse
celle de l’agir
de l’entrevoir,
de la préhension
du monde
le texte que je préfère de <Merleau-Ponty est « l’oeil et l’esprit
celui de Daniel Arrasse » on ‘y voit rien »
moi me posant la question de la posture antique me laisse revenir vers le monde et le regard pris contenant le tout de l’ouverture de l’oeil ce simple seuil à peine entrouvert et qui témoigne de la minceur où se faufile la réponse
la philosophie peut elle amener l’être humain à décider en toute connaissance de cause de la direction à suivre,
existe t’il ce point d’équilibre où l’être atteint à une décision dans la simplicité conquise ou doit il surmonter le fatras qui est aussi bien extérieur qu’intérieur à lui même, si cette idée a quelque existence car ne sommes nous pas pris dans le flux ?
indépendamment des pulsions, caractères, pesanteur du passé et héritages, tous les héritages qui nous tordent comme le dit la psychanalyse ainsi que tous les incidents de la vie et l’existence qui nous contraint ou semble nous contraindre,
Je ne parle pas d’une connaissance théorique apprise, une adaptation forcée, un acquiescement et une acceptation de ce qui est donné, une somme qui servirait de lecture du monde, une carte par laquelle se repérer
la philosophie est elle possible dans un monde ou tout doute non raisonnable est exclu, dépend t’elle d’un héritage, cette fois-ci pris dans un sens de leg, de pragma d’une civilisation projetant un certain nombre de lignes qui forme un socle solide ou semblant telle, non soluble même au doute, les classicismes et archaïsmes semblent montrer que de tels mondes sont possibles
l’homme alors se conforme à ce qu’il voit des tensions
mais est ce possible dans un monde en mouvement incessant se nourrissant de lui même et nous poussant dans nos retranchements, en perpétuelle métamorphose et bouleversement, qui peut sembler inacceptable dans ses fondements/ qu’y faut il ? /
accepter déjà sans doute
mais l’égarement?
quand tous les éléments qui nous ont poussé là continuent leur dérive à nous presser, égarement, sont au delà de la compréhension, quand il semble que l’acceptation de ces poussées ne puissent n’être qu’anachronique, c’est à dire dépendante d’une vision antérieure à l’événement, est ce moi qui suis embourbé dans le passé ou l’idée que j’en ai, et le monde trop étrange ?
peut on se comprendre ou comprendre ce qui se passe dans sa nouveauté , dans le corps même et non dans un corps de pensée préexistant
ou bien comprendre un état dans un contexte d’altérité, où il n’est pas approprié ni adapté ni natif,
il y a conflit, friction, bouleversement, c’est le tragique dont parle Glissant, cet état conflictuel qui ne peut pas être laissé tel quel mais qui appelle une réponse, une décision, un bouleversement, une compréhension, un départ ?
cette compréhension devra sans doute se livrer à des transformations dans sa façon d’aborder les questions, peut être même inventer une tout autre façon de poser ou amorcer une réponse,
c’est pourquoi la pensée d’Edouard Glissant est si précieuse, car elle tente, sans évider les causes de l’impossibilité, d’amener une réponse tenant compte du choc.
Pourquoi cette photographie de Michael Ryley me conduit t’elle au sentiment, à l’interrogation surprenante qu’il n’est pas de vie quand pourtant tout semble en suspend, le langage à l’oeuvre mais que tout questionne, plastique ou abandon d’une figure qui se refuse à rien dire, paupières closes comme sous-titré : « spirit, land, image »
Michael Ryley est aborigène, de ceux qui sont d’Australie, de ceux pour qui le monde est devenu une énigme, les successeurs de ceux de Papunya et du cri au secours de la fourmi à miel sont maintenant projetés sommés de se conformer dans la modernité et la ville,
la carte urbaine a écrasé le chant des piste et du sang de l’ancêtre jailli l’incompréhension, presqu’imperceptible mais qui est le tout de l’aborigène tant terre et vivant sont mêlés
l’homme désormais est déterré ? les photographies comme celles de Fiona Foley témoignent silencieusement et interrogent : est il une possibilité de rabattre la question, le visuel continue à s’en charger, le corps et l’esprit le peuvent ils ?
la question posée silencieusement, concentrée, comme au bord de quelque chose qui se tait et est toute la question même.
Riley’s final series, Cloud, combines his exploration of transient cloud formations with the astonishing presence of decontextualised objects rendered with such exactitude they seem totally unreal. There’s a sense of hope and liberated possibility in this series, and its placement at the end of the retrospective marks it as the culmination of Riley’s achievements. But there’s also an air of sadness around these images, borne of the knowledge that Riley himself is no longer here to explore the imaginative vistas opened by his final work. Riley was only 44 when he died—instead of an ending, Cloud should have marked the beginning of a mature vision.
à un monde ressenti comme mouvant ou inadapté une réponse doit être trouvée, Glissant et la pensée du tremblement qui suppose une adaptabilité constante, ou du moins un état de constante réponse à l’instabilité, cette réponse parce qu’elle prend en compte l’instabilité du monde et une certaine conception de l’épaisseur qui n’est pas abstrait mais habité, chargé d’une teneur qui pèse, est-ce le monde et qu’est-ce que l’homme ?
la réponse est tentante mais je cherche à savoir si une autre est possible
car à la source, dirait IPB, choisir non l’opacité mais la transparence,
alors même que le monde est vu comme opaque,
mais le voit elle opaque mais il lui es peut être transparent,
il faudrait le savoir car la question que je me pose est celle de la transformation, de la pensée et de ce qui s’ensuit.
à écouter, impossible de tout résumer ni retranscrire ,
sauf à dire que je m’y retrouve plus encore que je ne le pensais,
le langage vise à l’unité quand le monde vise à l’unité
dans un monde visant à la multiplicité le langage ne peut viser qu’à la multiplicité
d’où il ressort que l’essentiel du discours de Glissant l’équivalence ou le lien entre le monde et le langage et l’importance de l’irrésolu
Romuald Fonkua est Professeur à l’université de Strasbourg et à l’Ecole française de Middlebury College (Vermont, Etats-Unis), il est aussi le rédacteur en chef de la revue Présence africaine.
Spécialiste des littératures et cultures d’Afrique noire et des antilles, il a publié, entre autres, Essai sur une mesure du monde au XXe siècle. Edouard Glissant (Honoré Champion) et Les Discours de voyages. Afrique-Antilles (Karthala).
j’ai aimé travailler dans les aéroports
* ces endroit des marges où se rencontrent ceux poussés par on ne sait quels vents ou désir de s’enfuir, visiter,
j’y ai vu des folles me racontant qu’elle venait juste de quitter son pavillon de Melbourne et voudrait bien y retourner car que fait elle là
j’y ai vu des chefs d’escale traiter des files de paysans atterris là on ne sait comment comme des moujiks, ils ne venaient pas de Russie mais d’un pays adjacent
j’y ai vu des pilotes bourrés atterrir presque le dos en l’air court sur patte et en riant de la bonne blague, le temps des pharaons aurait vu leur tête rouler
et les charmants portugais transportant des jambons de Funchal et c’est là que j’ai connu les capverdiens venant rechercher leur bidon de grog
et la boite de thon du Sénégal égaré à Orly arrivé plutôt qu’à Amsterdam et les pistaches du liban et celles d’Iran, il faut être connaisseur
les lieux de tous les transit, les rebonds de jet en jet, d’aéroport en aéroport rapportant les saveurs du Bosphore et les cris des caravaniers
lay your head where my heart used to be
je reste fasciné par ce brassage, ce brouhaha qui rappelle celui des ports de méditerranée, les marchés d’extrême Orient et tous ces lieux qui prouvent que le mouvement est bien l’état naturel de l’homme, contrairement à ce que nous pensons, les mouvements dans les mondes anciens ont toujours bouleverser les équilibres et mis les hommes en contact
la stabilité n’est pas ce que nous pensons mais mouvante
ces mouches à kérosène mettent en mouvement le monde et les mouches insipides que nous sommes, silencieuses, victimes de ces trajectoires subies, incompréhensive dans le carré de jardin, provoquant la migraine quand le décalage horaire et les bonds de puces planétaires
des américains d’Alaska apportent la chaleur et moi qui suis un point fixe dans ce microcosme en mouvement aussi à l’aise que josha Bell à Grand Station
et les Dieux encore si doux du Bangladesh ici d’Indonésie
ces espaces froids et fermés plus explosifs que s’ils explosaient ne sont pas réellement une frontière, ils sont une sorte d’étirement de l’espace que Michel Agier appelle le couloir des exilés et Marc Augé un non-lieu, ils se comprennent comme des parenthèses dans des étirements du monde ou les distances et les points de contact sont soumis à des droits,
comme dans les villes l’espace se délite en quartiers, favellas ou bidon-villes
comme sur la carte ou des zones sont plutôt des zones de combats et de friction
ou des populations sont exclues et limitées à un type d’engagement, refoulées, soumises à un non-droit, non lieu, non-vie, René Grousset les appelait les marges et les tenait pour des zones dynamiques qui mettaient en mouvement les civilisations, frottement et zones des déplacements et d’instabilité mettant en tension le monde, nommé tel par les grands centres se croyant stables, mouvements étaient imprévisibles et de ce fait primordiaux,
Nurcan Giz
nomadisme ? ces vies non fixées sont aussi les électrons d’une structure (planétaire) qui se croit délimitée aux mouvements soumis à des règles alors qu’il faut accepter l’imprévisible et qu’elle est soumise à des pressions de plus en plus forte,
voir l’existence du coté des sans-droit est difficile, la voir du coté des cartes d’état-major est périlleux, la voir comme une tension active et la considérer comme telle , est ce ce qu’Eric Chauvier nomme anthropologie ? est-ce, d’une autre façon ce que Glissant dans sa quête d’une humanité totale et en mouvement appelle « le tout-monde » ?
ces points de mise en contact, ces couloirs, ces camps de réfugiés, ces boursouflures d’espace ont la particularité d’être invisibles car l’exclusion exclue, instituant des frontières qui nous sont clotures et limites, fixité comme on dit fix it en anglais tandis que se forment des espaces de vie autonome, non compréhensibles par la norme et difficile à cerner car elles redonnent du sens à l’identité qui devient ponctuelle et circonstancielle
l’espace planétaire est permis par le déplacement et la vitesse, par des zones de stagnation, d’écartement
mais aussi de rencontre car ces structures démontables intégrées comme les gares hors des villes, ne sont que la trace du passage de l’homme
misère
mais échange
surtout vie, qui pour ne pas être normée ni confortable n’en sont pas moins des vies
Segalen à Pekin ou à Tokyo par sa seule présence introduisait déja la mise en doute du lieu et de l’être défini de ceux qu’il croisait
les aéroports sont aussi la possibilité de ce contact et ne sont que chameaux
bruyant aux marges des villes
c’est la violence de nos transport et l’écho de nos fracas,
finalement c’est une immersion dans le monde qui prend en compte une expérience beaucoup plus fine que celle prise en compte par la rationalité
émise et comprise, passée au fil de l’eau même perfide comme le sont les profondeurs d’où jaillissent du ventre d’eau de Yemanja naissent les dieux et s’il semble usurper des formes douces contient le fluide de tout ce qui est humain
ces reflets sont la douceur mais immenses sont le ventre
quand en appeler aux figures qui contiennent la teneur de l’expérience
aux éléments qui abstraits sont les portes par où s’engouffrent les faces insoumises de la réalité comprise non comme les formes mais comme l’axe du réel
s’identifient et s’alignent des pans entiers du monde
se laisse aller à ce qui se pousse à l’intérieur se concentre en ce point de l’eau tout des devenirs et des dérives
pouls de tous les temps
visage grimaçant
grinçant de ce qui s’échappe
vagues informes soumises au pouls
à l’irruption cutanées
à l’émotion fleur de la passion à corps de tempête
caprice matriciel et pluie d’or
sous la finesse des corps blancs une puissance sans limite
Deus
pressés par le hachoir de la vie les grandes tendances de l’esprit humain échappent à la logique, sont des figures, par lesquelles la logique s’exclue, moteur eux même d’une systémique bien comprise, ayant son centre dans l’impulsion et le caractère apparenté au monde mais du domaine des dieux
au centre vital et non dans les marges, récits ou fiction, mais dans les mythes qui énergisent et sont les événement récurrents
une thèse récente sur le candomblé et les Orishas commence au moment où l’étudiant rencontre Pierre Verger qui l’introduisant aux aux pères et mères de saints lui passe le relais
évidemment le grand Roger Bastide qui dit-on a peu être inventé le candomblé, en le nommant et le décrivant, lui donnant une réalité sociologique
tangible quand tout était fluide et se métamorphosant, insaisissable comme le beau
ce n’est pas regarder à postériori mais droit dans les yeux et tenir la main la taille dessiner les lèvres et la courbe du corps quand dans le chant ou le moment ou cela se passe il faut s’en approcher sans s’en départir, car s’en approcher qu’elle importance, mais si l’on veut à lors oublier les pas de loup et l’envie de capturer
on entre dans le grand réel à deux pas de toi qui parle et invente ton histoire ou redit celle qui semble avoir été celle de toujours mais qui est la tienne
c’est rentrer dans le cercle et énoncer dans l’intervalle
il ne s’agit pas de dessin
ni de ligne
ni de chant
ni de raconter
ni de phrases intelligente ni même intelligible et même si on prend grand soin de dérober au regard vulgaire du jour
vulgaire et menaçant, exposé sans conscience
il y faut l’avec de cette science qui préfigure et passe
qui était surgissement au fil de l’humain et du croisement des civilisations bourgeonnant là où pour vivre l’homme
exprimait,
recherchant dans les mythes et rites d’avant l’arrachement la force et l’énergie, la magie de pouvoir survivre, s’ancrer et lançant sa condition profonde d’être humain sans reconnaissance
comment faire face à ce que je suis devenu et me retrouver lorsque je regarde ceux qui m’entourent
comment m’y retrouver dans ce pays qui n’a plus rien de mon pays
Patricia Larco
et être une greffe n’est pas si facile ni possible à moins d’y mettre ce qu’il y faut
pouvoir lancer sa vie à partir d’une base moins marécageuse
disparaitre, reparaitre, lancer , dit il,
oui il s’agit peut être bien de cela, dans le mouvement, il s’agit de vivre tout simplement vivre et c’est pour cela que si l’on arrête ce qui est en mouvement
quelque chose propulsé dans le mouvement étonné se contemple
il y faut plus
il faut participer
mais le protéger
le garder comme une force vive
vive
comme tous les éléments et les états de l’homme et du monde, pris dans les intersections et les adoubements
il semble que l’on ne se rende pas compte qu’ à notre façon nous faisons la même chose quand nous respirons ou qu’est ce?
l’histoire pris dans le réel d’un concret aux maillages du rêve,
que l’on voit
sent
sang jailli de loin
d’en bas
regardant loin
à te dépasser dans le regard
pris dans la douceur et la violence d’être
qui brule car la vie brule
la vie est
dans ce resserrement
prise
tourner recréer le mouvement, et Jousse encore retrouver le tissage, maillage, tramage, texture de ce qui à la surface et plongeant profondément
mais on ne le voit pas
on traduit en particule
cet entremêlement tissé des sympathies complexité qui se résout dans un geste quand tout rentre en résonance
fulgurance sans prise et flambée
comme
geste, mandication ou corpuscation, élémentation, les _tions sont exclus par le regard noir qu’elles nous lance
mais que ne voyons nous pas de la force brutale
des mots s’enroulant autours de la sève
des arbres se mêlant aux vents
aux potions les plus répulsives,
l’adhésion,
tous les _sives et les _sions sont exclus
à leur tour parlons donc de potion et tenons nous en là,
car ce que l’homme fait de qui peut être sa vie, les instantanés irraisonnés et ceux de toujours flottent à la surface recréant une immense mythologie que l’on se raconte et qui permet de flotter à la surface du Temps, sourire qui démaille et fend la pression, desserrant l’étau
c’est pourquoi tourner,
c’est pourquoi la main
c’est pourquoi le chiffre
c’est pourquoi le blanc
et tout cela se mêlant
en appelant à la mer au feu
à ce que je serais tenté d’appeler esprit
plutôt mouvement de culbute quand la louche plonge au fond de la marmite et y ramène un gros œil de poisson ou un os de poulet, avec toute la saveur des fluides et qui me sert à relier mieux qu’un cube bouillon
le langage s’y mêle
bruit du monde et soupir des dieux
les couleurs et les lignes
actualisant
redisant le récit alors rituel
la vie de l’homme se jetant dans sa vie comme dans une eau traversant le feu
répondre à cette question c’est clarifier les équilibres et les objets pesant
en particulier dans la langue
mouches de Simonet Biokou
et même si l’on conçoit aisément que l’on puisse s’intéresser aux zones d’ombre, à l’opacité, à l’incertain
se retrancher et aligner les objets qui semblent certain ou du moins sùr
posés
s’éloigner des jeux de mots (au moins pour un temps)
cette mise au point peux se faire assis , c’est dans le cas présent la posture que je préfère car sitot en mouvement que sait on de ce qui pourrait nous tomber en travers nous détournant
scindant et fragmentant la syntaxe
mélangeant les sens et les teneurs grammaticales
semant le flou dans les causalités et les temporalités
qui
nécessaires à un ordre ou une suite en apparence logique
[comme de se lever et se laver les dents ou cirer les chaussures] avant de les enfouir profondément dans la boue du monde
tout n’est que répétition
mais une ligne émanant d’un poignet ferme lui même issu d’une méditation à même de clarifier l’instant dont avant tout
il est question
car à l’affirmation succède inévitablement la question
et ceci y compris si l’on ne se laisse pas distraire par les digressions et les figure de style