la philosophie peut elle amener l’être humain à décider en toute connaissance de cause de la direction à suivre,
existe t’il ce point d’équilibre où l’être atteint à une décision dans la simplicité conquise ou doit il surmonter le fatras qui est aussi bien extérieur qu’intérieur à lui même, si cette idée a quelque existence car ne sommes nous pas pris dans le flux ?
indépendamment des pulsions, caractères, pesanteur du passé et héritages, tous les héritages qui nous tordent comme le dit la psychanalyse ainsi que tous les incidents de la vie et l’existence qui nous contraint ou semble nous contraindre,
Je ne parle pas d’une connaissance théorique apprise, une adaptation forcée, un acquiescement et une acceptation de ce qui est donné, une somme qui servirait de lecture du monde, une carte par laquelle se repérer
la philosophie est elle possible dans un monde ou tout doute non raisonnable est exclu, dépend t’elle d’un héritage, cette fois-ci pris dans un sens de leg, de pragma d’une civilisation projetant un certain nombre de lignes qui forme un socle solide ou semblant telle, non soluble même au doute, les classicismes et archaïsmes semblent montrer que de tels mondes sont possibles
l’homme alors se conforme à ce qu’il voit des tensions
mais est ce possible dans un monde en mouvement incessant se nourrissant de lui même et nous poussant dans nos retranchements, en perpétuelle métamorphose et bouleversement, qui peut sembler inacceptable dans ses fondements/ qu’y faut il ? /
accepter déjà sans doute
mais l’égarement?
quand tous les éléments qui nous ont poussé là continuent leur dérive à nous presser, égarement, sont au delà de la compréhension, quand il semble que l’acceptation de ces poussées ne puissent n’être qu’anachronique, c’est à dire dépendante d’une vision antérieure à l’événement, est ce moi qui suis embourbé dans le passé ou l’idée que j’en ai, et le monde trop étrange ?
peut on se comprendre ou comprendre ce qui se passe dans sa nouveauté , dans le corps même et non dans un corps de pensée préexistant
ou bien comprendre un état dans un contexte d’altérité, où il n’est pas approprié ni adapté ni natif,
il y a conflit, friction, bouleversement, c’est le tragique dont parle Glissant, cet état conflictuel qui ne peut pas être laissé tel quel mais qui appelle une réponse, une décision, un bouleversement, une compréhension, un départ ?
cette compréhension devra sans doute se livrer à des transformations dans sa façon d’aborder les questions, peut être même inventer une tout autre façon de poser ou amorcer une réponse,
c’est pourquoi la pensée d’Edouard Glissant est si précieuse, car elle tente, sans évider les causes de l’impossibilité, d’amener une réponse tenant compte du choc.
Pourquoi cette photographie de Michael Ryley me conduit t’elle au sentiment, à l’interrogation surprenante qu’il n’est pas de vie quand pourtant tout semble en suspend, le langage à l’oeuvre mais que tout questionne, plastique ou abandon d’une figure qui se refuse à rien dire, paupières closes comme sous-titré : « spirit, land, image »
Michael Ryley est aborigène, de ceux qui sont d’Australie, de ceux pour qui le monde est devenu une énigme, les successeurs de ceux de Papunya et du cri au secours de la fourmi à miel sont maintenant projetés sommés de se conformer dans la modernité et la ville,
la carte urbaine a écrasé le chant des piste et du sang de l’ancêtre jailli l’incompréhension, presqu’imperceptible mais qui est le tout de l’aborigène tant terre et vivant sont mêlés
l’homme désormais est déterré ? les photographies comme celles de Fiona Foley témoignent silencieusement et interrogent : est il une possibilité de rabattre la question, le visuel continue à s’en charger, le corps et l’esprit le peuvent ils ?
la question posée silencieusement, concentrée, comme au bord de quelque chose qui se tait et est toute la question même.
Riley’s final series, Cloud, combines his exploration of transient cloud formations with the astonishing presence of decontextualised objects rendered with such exactitude they seem totally unreal. There’s a sense of hope and liberated possibility in this series, and its placement at the end of the retrospective marks it as the culmination of Riley’s achievements. But there’s also an air of sadness around these images, borne of the knowledge that Riley himself is no longer here to explore the imaginative vistas opened by his final work. Riley was only 44 when he died—instead of an ending, Cloud should have marked the beginning of a mature vision.
à un monde ressenti comme mouvant ou inadapté une réponse doit être trouvée, Glissant et la pensée du tremblement qui suppose une adaptabilité constante, ou du moins un état de constante réponse à l’instabilité, cette réponse parce qu’elle prend en compte l’instabilité du monde et une certaine conception de l’épaisseur qui n’est pas abstrait mais habité, chargé d’une teneur qui pèse, est-ce le monde et qu’est-ce que l’homme ?
la réponse est tentante mais je cherche à savoir si une autre est possible
car à la source, dirait IPB, choisir non l’opacité mais la transparence,
alors même que le monde est vu comme opaque,
mais le voit elle opaque mais il lui es peut être transparent,
il faudrait le savoir car la question que je me pose est celle de la transformation, de la pensée et de ce qui s’ensuit.