appréhension

sans métaphore écrasé par la chaleur

au bout du chemin

voyant les vaches dévaler dans le pré

 

assis sur une fourmilière

le moi bouillonne et se perd

 

la méditation

en wanderer

désasphyxie

 

 

ce serait de se fondre en feuillage

reprendre le chant  de l’oiseau

dans l’air les nuées de mouches

 

se suspendre au nuage

est une méprise

se délave  aux orages

 

tumulte

défiance

en somme

 

émettre les épingles des pins

en petits tas où poser la tête

aux herbes sèchent les fleurs

vice aux écorces et au sang

 

sans l’écrire

forcer son souffle

prévoir

aspirer

un poème

apaise et assure

 

le halètement du pouls contrarié

 

les couleurs et le lavis

les lignes foncées

la trachée de l’aorte

 

sont ce des tâches ces ports du rythme ?

tout et voir est affaire de respiration

 

mise à distance de ce qui est méprisable

 

la colère et la tristesse

sont dans le paysage

l’homme contre le tronc soupire

il aspire à disparaître

 

Getsuju
Getsuju

 

 

Poignance des choses

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souffles de foudre

les humeurs des os

je retourne l’envie

 

j’y trouve

là où vais

je retourne

 

Y accéder est sans parler

la mélancolie côtoie et il suffit

le bras allonge pour relancer

tout est à proximité mais que choisir

peut être le contact s’impose

un élancement approche une ouverture

dense sans le vouloir

seulement en marchant

cherchant à se taire et se taisant

Lamber Sav
Lamber Sav, encre

*imaginant et portant à l’eau

sans souffle

comme lorsque je parle

ou que l’encre s’élance

ou se ferme dans la foudre

et qu’emprunt des feuilles aspirées d’encre

l’odeur de la poignance est comme aller à l’eau

 

 

 

 

 

** la poignance des mots comme disait Levi-Strauss – Chris Marker (Sans soleil)

le gris fond

Car il faut bien le dire,

Mais il n’est pas qu’une façon de respirer

souvent je m’attriste je désespère de ne pas respirer comme ceux que j’aperçois, qui sont clairs dans la lumière et parlent en hochant la tête, frappant et que je vois en premier

et puis je m’envole, désespéré et presque mort puisque autre, du moins il me semble, distant et introuvable
et puis mes doigts s’envolent et je me pose et je me découvre

c’est dans le paysage ou ce surplus sur les yeux qui augmentent la charge,
à travers un vol , d’autres vous dont les doigts me touchent, ce sont une caresse, alors je reprends espoir, différent mais rassuré même si encore en chemin et je marche

les fils dans le ciel trace au silex une rayure qui me traverse et il faut bien que je meure puisque la traversée crisse et que tombe l’autre bout et que sur le sol les vides sont deux oiseaux qui s’aiment, ou se chamaillent,

je poursuit la promenade dans le sombre du creux et s’il y avait la mer je me jetterai dans le gris, mais le gris n’est que le ciel, bas en haut mais hors d’atteinte et que je marche épuisant ma révolte qui en redescendant m’endormira, pas sûr que j’eus pu me jeté dans le gris sans fondre.

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la haie

Il ne sert à rien de réclamer, de creuser des tranches tout autour de là où l’on présuppose qu’elle est,

à rien de passer entre les barreaux et surveiller les rameaux, faire le compte des fruits,  les tiges de la récolte supposée

à rien de tenter de l’amadouer, de faire le guet et de s’apprêter à sauter, elle n’est jamais où l’on la croit

ou du moins, repérée, elle n’y est plus , c’est flou

j’avais cette image en tête en te lisant, d’un enclos sans haies où il fallait mieux ne pas rentrer, peut être pour deviner

surement être assez loin pour continuer à entendre murmurer, de loin un bourdonnement, une mélodie vague

une cage sans oiseau où le chant est resté

une rivière que les herbes séchée du bord de la prairie, vaches et saules lamentent, de la voir filer

j’avais le sentiment qu’il fallait laisser l’arceau être comme un torii pour pouvoir chaque jour entrer dans le feuillage

et humer ce que toute la journée j’ai attendu

la femme des sables
la femme des sables

le chemin vers le monde

 à chaque ruée de la touffeur, l’être là où ça s’enfonce, en soi et le mystère.  Et la vie qui vibre et les mots retenus comme ceux du vide .

riant comme une baleine

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sur le sable plus de tortue

entre l’air et l’eau la trachée artère

sur la plage a fait un trou

 

elle a pris le large au nez des prédateurs

 

Des flèches dans l’infini

 La musique est une force qui guérit.   Le souffleur m’a ranimé  le souffleur est un « healer »  calme profond,   la volatilité »   coquille vilenpidée.

le sens dans la marche

Je les imagine arpenter  les chemins, les rocs sans complaisance. En silence car le bruit est de fureur. Récolter la poussière, le front ridé et les esprits concentrés car ils sont éveillés. La sensation qui environne est l’existence. L’esprit lourd sent qu’il est emprunt dans la matière et qu’il serait vain de tenter une échappée. Plutôt la conscience que chaque pas sera pesé avec l’esprit du monde, un chant vient spontanément aux lèvre et irrupte de la gorge, tantôt par jeu tantôt pour s’étoffer de la force motrice,  lever la jambe prend tout son sens quand la course participe à la fragmentation des montagnes et du dévalement des ruisseaux. L’apport des pluies et les prises dans la glace. Les étoiles la-haut doivent y être pour quelque chose et un rameau sur le courant.  Ceci est comme boire, un vent qui balaye la poussière ramène les bris sur la plaine là où ou les pousses peuvent lever. Les roches sont le souffle de la terre car elles en ont la volonté et conservent le feu, le mouvement vers l’intérieur est comme une explosion, l’homme les entends et sait qu’il appartient à la nuit.

Marcher en beauté

  le cœur et les muscles comme pollen. Sans qu’il soit besoin de l’inscrire dans un poème, la vie étant poème, la source comme je la vois .

la cabane

L’être court, relève le défi, se confronte à la neige, au froid  ayant décidé qu’il lui fallait voir clair          j’en sens l’écho et je l’écoute.