le gris fond

Car il faut bien le dire,

Mais il n’est pas qu’une façon de respirer

souvent je m’attriste je désespère de ne pas respirer comme ceux que j’aperçois, qui sont clairs dans la lumière et parlent en hochant la tête, frappant et que je vois en premier

et puis je m’envole, désespéré et presque mort puisque autre, du moins il me semble, distant et introuvable
et puis mes doigts s’envolent et je me pose et je me découvre

c’est dans le paysage ou ce surplus sur les yeux qui augmentent la charge,
à travers un vol , d’autres vous dont les doigts me touchent, ce sont une caresse, alors je reprends espoir, différent mais rassuré même si encore en chemin et je marche

les fils dans le ciel trace au silex une rayure qui me traverse et il faut bien que je meure puisque la traversée crisse et que tombe l’autre bout et que sur le sol les vides sont deux oiseaux qui s’aiment, ou se chamaillent,

je poursuit la promenade dans le sombre du creux et s’il y avait la mer je me jetterai dans le gris, mais le gris n’est que le ciel, bas en haut mais hors d’atteinte et que je marche épuisant ma révolte qui en redescendant m’endormira, pas sûr que j’eus pu me jeté dans le gris sans fondre.

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