le gris fond

Car il faut bien le dire,

Mais il n’est pas qu’une façon de respirer

souvent je m’attriste je désespère de ne pas respirer comme ceux que j’aperçois, qui sont clairs dans la lumière et parlent en hochant la tête, frappant et que je vois en premier

et puis je m’envole, désespéré et presque mort puisque autre, du moins il me semble, distant et introuvable
et puis mes doigts s’envolent et je me pose et je me découvre

c’est dans le paysage ou ce surplus sur les yeux qui augmentent la charge,
à travers un vol , d’autres vous dont les doigts me touchent, ce sont une caresse, alors je reprends espoir, différent mais rassuré même si encore en chemin et je marche

les fils dans le ciel trace au silex une rayure qui me traverse et il faut bien que je meure puisque la traversée crisse et que tombe l’autre bout et que sur le sol les vides sont deux oiseaux qui s’aiment, ou se chamaillent,

je poursuit la promenade dans le sombre du creux et s’il y avait la mer je me jetterai dans le gris, mais le gris n’est que le ciel, bas en haut mais hors d’atteinte et que je marche épuisant ma révolte qui en redescendant m’endormira, pas sûr que j’eus pu me jeté dans le gris sans fondre.

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ce n'est pas d'épouvante mais d'ennui

je baise les traces de tes ailes

arracher les instants dans le four de l’Amour la beauté l’intranquille

se brûler les mains pour un instant court voir l’étincelle s’éteindre

mais l’avoir pris dans ses mains souffler et mourir à la vie

de colère se retourner dans le lit

rivière à sec ce n’est pas d’épouvante mais d’ennui

le chapeau arraché par le vent déchiré par le taureau fou

la poésie brule ou est vague de terre retournée

 

 

 

 

 

gris

il fait gris

mais le gris est une couleur – c’est comme ne pas la voir
se dérouiller les jambes dans le presque blanc

les gris émane le gris – le blanc restaure mais se fait rare

ferrailles et la pourriture poussent les terres

un gris oxydable  chimiquement  occidant

le gris tue alors

il cesse d’être une couleur ou alors  la tristesse- pus

désespérance  7

disparaitre où  ne pouvoir apparaitre  presque là comme en absence -rance
l’occident  porte en plein front l’extinction et s’en satisfait – insiste

des pas dans  le dégout –  déchetter ou recouvre la décomposition
le gris  qui ne voit pas- tombe – le pas permet de sortir

la boue

l’attente un rébus noir à l’intérieur de nous  – on s’en satisfait

mais le gris est plus que ça –  s’approche – nous conduit au blanc sans qu’on le voit se rapprocher – indifféremment

là gris calme – incite à la méditation – quai pollué ou non incite à la rêverie – gris voisine la mélodie- il laisse monter et défoncer l’odeur –

le gris est une couleur – il faut l’ouïr